Joindre la tuile à l’agréable

Il y a des jours comme ça, où c’est pas de chance. Par exemple, aujourd’hui, pas d’inspiration. Et pourtant, c’est parfois ce même manque de chance qui changera notre point de vue sur la journée.
A titre d’exemple, l’illustration suivante d’une journée pas de chance. Nous ferons comme si nous vivions cette journée en temps réel, ce qui explique un manque total d’objectivité ainsi que quelques insultes gratuites et infondées.
Une « journée poisse » idéale commence dès le réveil, si ce n’est avant. Vous venez forcément de passer une mauvaise ou trop courte nuit (voire les deux), vous avez cauchemardé, et le braillard de mioche des voisins vous réveille en sursaut. A moins que ce ne soit la fuite d’eau de votre voisin du dessus. A savoir que, quoi qu’il arrive, vous êtes déjà en retard. Motivation zéro. Mais vous faites fi de cela et décidez quand même de vous lever (ce qui quand même un peu masochiste dans le fond). Vous vous cognez pile à l’endroit où ça fait mal en vous levant. Et ce n’est que le commencement.
Le café est ignoble, le lait périmé, le pain pas frais. Avec en prime une odeur nauséabonde dans l’air, certainement cette douce brise en provenance directe de la déchetterie située à deux pas de votre porte. Mais vous ne fléchissez pas. Suit logiquement la douche froide, ou la coupure d’eau en plein rinçage, et bien évidemment il n’y a plus de serviettes propres. Si vous êtes un homme, vous vous coupez en vous rasant. Si vous êtes une femme, ou un homme imberbe, vous vous donnez un coup de brosse à dents dans le palais par accident. Vos vêtements sont dépareillés.Vous ne savez plus où vous venez de poser ces stupides clés (car dans des moments comme celui-ci, n’importe quel objet inanimé devient stupide et maléfique). A peine la porte fermée, vous vous rendez compte que vous avez oublié votre portable, ou bien tout autre objet vital (dossiers, cours, ordinateur, carte de membre du club mickey…). Vous ratez votre bus / métro / train , mais bien entendu vous vous êtes essouflé(e) à courir pour l’avoir.
Nous nous arrêterons ici dans le récit de cete journée catastrophique, pour aboutir au point suivant : oui, c’est la poisse, mais des journées comme celle-là ne nous font-elles pas remarquer à quel point une journée « normale » est vivable ? Par exemple, si je n’avais pas eu de panne d’inspiration, je n’aurais pas eu l’idée de cet article. Raisonnement paradoxal, optimisme dans les situations pessimistes, plein de noms compliqués juste pour dire que la volonté humaine, c’est quand même une invention assez terrible.

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