Bienvenue au pays du Soleil levant (et du karaoké)


Et oui, comme certains d’entre vous le savaient peut-être, je suis au Japon, le pays des sushis, des sumos, des samouraïs, et de tout un tas d’autres choses qui commencent par un s.
Le Japon, c’est avant tout un tas de petites choses, de détails. Parce qu’un pays et une culture ne peuvent pas vraiment être résumés à deux ou trois mots. Et ça m’arrange bien, parce que ça va me permettre de faire plein de posts.

Mais bon, il faut bien commencer par quelque chose, donc commençons.

Les Japonais sont extrêmement serviables. Attention, j’ai dit serviables, pas cons. Le japonais de base -que nous appelerons Pikachu pour des raisons de simplicité- ne te prêtera pas 100 balles comme ça (il faudra préalablement remplir une dizaine de formulaires). Par contre, si t’es paumé, Pikachu n’hésitera pas à te conduire jusque chez toi, et ce même s’il ne parle pas un mot d’anglais. Pikachu ramassera ton portefeuille que tu as fait tomber et courra pendant 2 kilomètres s’il le faut pour te le remettre en mains propres.
Un exemple ? D’abord, rien qu’à l’aéroport, l’étudiant de mon université d’accueil -appelons-le Toshiba- qui m’attendait parlait français. Et pas un français façon Tarzan, Van Damme ou Joey Starr. Du vrai français qui sent bon le camembert. Après 2 ans d’études de la langue.
Bon, okay, autre exemple pour les sceptiques. Beaucoup de japonais ne parlent pas du tout anglais (un peu comme les français en fait), MAIS Pikachu arrivera toujours à t’expliquer avec clarté et précision qu’il fallait prendre la troisième à gauche après le rond point, puis la seconde au milieu, traverser la rivière à la nage et ouvrir la porte avec une clé à molette. Véridique.
Comme je l’ai dit, il y a une différence entre être serviable et être con. Car Pikachu aura beau t’expliquer comment monter ton meuble Ikéa sans les mains, il ne le fera pas pour toi. Question d’honneur (à moins qu’ils soient tout simplement des feignasses). Pikachu te donnera les clés pour réussir, à toi de trouver comment ouvrir la porte.
Et après une belle expression comme ça, je pense que je peux arrêter de parler pour aujourd’hui. Parce que je ne suis pas japonais, et que je ne suis pas du tout modeste.