Inédit : La Censure recule au Japon


Comme promis, voici la photo non censurée de Hachiko, chien fidèle. Hachiko (prononcez atchikoh, à vos souhaits) est une célébrité nippone, dont la statue réside à la station de Shibuya, un des quartiers branchés de Tokyo. D’ailleurs, la sortie de la station de train s’appelle Sortie Hachiko. Mais pourquoi donc un chien est-il aussi connu, me demandez-vous (si, si, j’en ai vu un lever la main, dans le fond, là-bas) ? Et bien rien que pour vous, et en non-exclusivité mondiale, voici l’histoire approximative de Hachiko.
Au début du siècle précédent, le maître d’Hachiko prenait le train tous les jours à Shibuya pour se rendre à son travail. Hachiko, chien fidèle, accompagnait son maître jusqu’à la station et l’attendait jusqu’à son retour, tous les jours. Jusqu’au jour où le dit maître décéda d’une crise cardiaque, ou d’une autre maladie fulgurante et tragique qui ferait une superbe scène hollywoodienne tragique à en faire pleurer un clown. Mais Hachiko, patient, attendit le retour de son maître. Jour après jour. Heureusement pour lui, les habitants locaux eurent pitié de lui et lui donnèrent à manger (alors que si ça se trouve un pauvre sans-abri mourrait de faim deux cents mètres plus loin). Hachiko mourut quelques années plus tard, des suites d’une maladie toute aussi tragique que celle de son maître certainement. Mais avant de mourir, Hachiko eut tout de même l’honneur d’assister à l’érection d’une statue à son effigie, qui n’est pas celle de la photo pour des raisons que vous trouverez aisément sur Wikipédia.

Brave bête. On pourrait aussi dire qu’attendre son maître jour après jour était un peu idiot, mais il faut appeler un chien un chien, et l’histoire était trop belle pour passer à côté. Et puis ça fait une belle histoire pour les enfants et les touristes, qui ont à peu près la même naïveté avouons-le.

Par contre je ne pense pas que le véritable Hachiko se baladait avec une banderole supportant Tokyo comme ville organisatrice des J.O. de 2016 (banderole attachée par des cadenas d’ailleurs, un peu contradictoire avec l’esprit de liberté des J.O.)…

Laisser un commentaire