La plage, c’est la jungle

Je vous ai précédemment parlé des corbeaux japonais, et bien aujourd’hui j’en remets une couche, histoire de vous prouver que ces animaux sont indubitablement maléfiques.

Ce dimanche, comme vous avez pu le constater hier, c’était retour à la plage. Sauf que cette fois, il faisait plus beau, nous sommes partis plus tôt, et nous avons pu voir la statue du Grand Bouddha. Mais ces deux derniers éléments n’ont rien à voir avec l’histoire que je vais vous conter.Arrivés vers midi, on se dit qu’on a un petit creux quand même, et au Japon, quel est le premier moyen de combler un creux qui vous vient à l’esprit ? Un bon gros burger des familles bien sûr, comme vous l’avez certainement deviné. Nous passons donc nos commandes, puis une fois celles-ci retirées, nous dirigeons de bon train vers la plage, à environ 10 minutes à pied.

Nous nous installons sur le sable chaud et commençons à ripailler. Puis l’un de nous s’absente momentanément. Première erreur. Car dès qu’il eût le dos tourné, des corbeaux se sont mis à littéralement dépecer son sac plastique pour voler son burger. C’est à ce moment seulement que nous remarquons que, ah tiens, en fait il y a une trentaine de corbeaux au-dessus de la plage, aha.

Cependant, nous ne prenons pas peur, sachant que les corbeaux en question ne s’approchent pas des humains à moins d’un mètre, un peu comme les pigeons françois. Deuxième erreur, fatale cette fois.

En effet, à l’entrée de la plage, nous avions manqué un détail qui avait toute son importance : un avertissement « Beware of Hawks », littéralement « Attention aux Faucons ». Ceux-ci s’étant révélés être de vrais cons (oh qu’elle était facile à placer celle-là).

Dans les faits, les témoignages des victimes sont encore flous, celles-ci étant encore sous le choc à l’heure actuelle. Heureusement pour vous, votre serviteur était présent, a tout vu, tout entendu, et ne fait pas partie de ces victimes. Je scrutais les alentours, protégeant mon chicken teriyaki burger corps et âme des vils corbeaux, quand soudain le temps se ralentit devant mes yeux. D’ailleurs je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en général quand le temps se ralentit devant vos yeux, ce n’est pas bon signe.

Ce que j’ai vu : une amie, tenant son burger à deux mains, prête à l’engloutir (un peu comme dans les pubs). Et, surgissant des cieux, un faucon fondant sur elle dans un piqué d’une allégresse sans égal, repartant avec le précieux burger entre ses griffes. Oui, oui, il lui a pris son burger des mains. Cris, effroi et jurons s’ensuivirent. Le même schéma se répéta avec un autre ami.
Sans les cris cette fois.

A ce moment, prenant mon courage à deux mains, je me dis que c’est quand même un peu dangereux, et je fuis le combat, décidant de finir mon burger à l’entrée des toilettes publiques, ce qui ironiquement est un endroit tout à fait approprié à ce genre de nourriture.

Le pire dans tout ça, c’est que certains d’entre nous se sont ensuite amusés à laisser de la nourriture en évidence pour pouvoir prendre des photos, des vidéos, et ainsi prouver à leurs contacts Facebook que ce n’est pas du chiqué. Après tout, ce n’est pas grave de se mettre en danger si on peut montrer un truc cool aux gens qu’on connaît, n’est-ce pas ?

Je vous laisse deviner la nationalité de ces irresponsables, parmi les  3 choix suivants :
– suédois
– inuits
– américains
Ceux qui trouveront la bonne réponse repartiront avec un poêle à charbon imaginaire.

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