Discrimination positive

Je bénis les écouteurs japonais. Petit flashback explicatif :
Deux semaines après mon arrivée ici, mes écouteurs de très bonne qualité ne résistent pas plus longtemps aux assauts répétés des voyageurs dans le train : un écouteur lâche. Comme je suis un maniaque des écouteurs et qu’avoir la moitié d’un son stéréo me traumatise (au point de me mettre de mauvaise humeur, si si), je me mets à la recherche de nouveaux écouteurs.
Au détour d’une soirée, nous nous arrêtons dans une supérette « 99 yen shop » (je vous en reparle bientôt), et que vois-je ? Des écouteurs à 100 yens (70 cents). A ce prix-là, je peux tenter. Ma première paire d’intra-auriculaires. Je remarque très vite un défaut : les intra-auriculaires ont un sacré effet boules quiès, ce qui signifie qu’on entend presque aucun bruit extérieur, augmentant ainsi les possibilités d’accident ou d’assoupissement dans le train. La qualité du son est plutôt bonne, mais pas parfaite.
Seulement voilà, deux jours plus tard, un phénomène étrange se produit : un des deux écouteurs (décidément) se met à jouer la musique beaucoup moins fort. Et c’est encore plus ennuyeux que de ne plus fonctionner du tout, car cela vous donne l’impression d’avoir une oreille à demi bouchée.
Grande résolution : je dois aller à Akihabara (dans le quartier surnommé Electric Town, pas pour rien) pour trouver une bonne paire d’écouteurs à pas cher. Mais un jour, je m’arrête dans la boutique d’électronique proche de la résidence étudiante, à la recherche d’un additionnel adaptateur de courant pour prises européennes (mon unique autre adaptateur étant monopolisé 2h/24 par mon PC à batterie nulle). Paradoxalement, je n’y trouverai pas d’adaptateur mais des écouteurs, alors que je trouverai un adaptateur à Akihabara quelques jours plus tard.
Des écouteurs de grande marque à 10€ à peine, ça ne se refuse pas. Fil d’1,6m cette fois-ci, j’ai compris la leçon avec mes premiers écouteurs. A peine achetés, à peine déballés. Immédiatement convaincu par la qualité sonore.
Mais le meilleur point reste celui-ci : ces écouteurs ne me font pas mal ! En effet, l’étroitesse de l’intérieur de mes oreilles me condamnait jusqu’à présent à souffrir à chaque essayage d’écouteurs… C’était sans compter sur un facteur de localisation : les japonais aussi ont de petites oreilles, du coup les écouteurs sont adaptés à leur taille.C’est dans ces moments-là que je me rends compte que le Japon, c’est du tout bon. Mes comparses de la gente féminine n’en diront toutefois pas autant pour les vêtements, en particulier en matière de bonnets… Et je ne parle pas de ceux qu’on met sur la tête (enfin, c’est vous qui voyez).

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