Vis ma Vie

Aujourd’hui, on va parler jeux vidéo. Non, ne partez pas tout de suite, je vais en réalité parler d’une frustration d’achat qui m’est arrivée pas plus tard qu’il y a quelques temps.
Souvenez-vous, j’avais reçu 5000 yens en bons d’achat à dépenser dans une liste de magasins dont je ne pouvais pas lire le nom.
Après moultes investigations et beaucoup de traductions demandées à d’autres personnes plus japonisantes que moi, je savais désormais où m’orienter : le grand magasin Takashimaya, un centre commercial à l’américaine (qui porte aussi le nom de Times Square pour une raison que j’ignore).J’entre, et me dirige vers une boutique de jeux vidéos. Le WiiMotionPlus (accessoire inutile pour la Wii) vient de sortir au Japon, pour deux fois moins cher qu’en France, je ne vais pas me gêner. De plus, j’avais appris le matin même comment demander des conseils à un vendeur, chouette me dis-je alors je vais pouvoir parler japonais avec un japonais, pour une fois.
Je mets en application ma leçon du jour, avec le plus de ferveur possible. La vendeuse ne me comprend pas. Je me rends compte qu’elle croit que je parle anglais, pas habituée à voir des gaijins (= étrangers, rappel de traduction) parler la langue des samouraïs. Dépité, je reformule ma question dans un japonais extrêmement sommaire, tout ça pour me faire entendre que non, le produit n’est plus en stock. Et comme en France, ils ne savent jamais quand ils recevront du réassort.

Une semaine plus tard, je retente l’expérience, en élargissant mon champ d’action à quelques magasins geeks du quartier bien connu d’Akihabara. Même réponse, les nippons se sont rués vers le produit comme sur des petits bols de riz (à défaut de petits pains). Même Toys R Us n’a plus rien, c’est la même pénurie que pour la Wii aux Noëls 2007-2008 (ou bien la pénurie de nourriture un peu partout dans le monde, selon les références). Malédiction.

J’abandonnai la partie, réfléchissant alors à ce que je pourrais acheter avec mes 5000 yens, un peu par défaut malheureusement. Puis deux jours plus tard, c’est-à-dire hier (bon courage pour reconstituer la ligne temporelle de cette anecdote), en visitant une boutique de souvenirs pour étrangers avec des amis, ô joie : des tickets de disponibilité (les stocks étant en réserve). Je prends tout ce que je peux. Trois tickets, mais seulement deux produits en stock. J’achète sans hésiter. Dans le doute, je demande si mes bons d’achat sont valables. Réponse affirmative, double bonheur, joie et dépravation.

Comme quoi tout vient à point à qui sait être chanceux. Ou quelque chose comme ça.

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