Comme un blanc

Il n’est jamais facile de parler du syndrome de la page blanche. En partie parce que c’est un des types de posts que l’on retrouve le plus souvent dans les blogs pour excuser une longue absence, ou un manque d’envie de poster. Du coup, ça ressemble quand même pas mal à une mise à jour facile, de simplement dire « Désolé, j’ai un trou. ».Pourtant c’est bel et bien le cas aujourd’hui : les idées n’arrivent pas. Et quand les idées manquent, on cherche à comprendre pourquoi elles ne viennent pas. D’où une boucle vicieuse d’échec productif.

Faisons donc un procès à ce blog, et pesons les arguments de l’accusation et de la défense :
Pour la défense, je dirais qu’il n’est pas aisé de trouver de nouveaux sujets de discussion après avoir posté quotidiennement pendant 4 mois : une fois le rythme perdu, difficile de retrouver une dynamique de création. De plus, les posts se font plus rares, en raison principalement de mon retour en France républicaine.
Pour l’accusation, je pourrais justement parler de ce retour, et de l’évolution du regard sur sa propre culture une fois revenu de l’étranger.
Mais j’ai décidé de tourner la page bloguesque nippone, et à part quelques artefacts, je n’ai pas plus envie de transformer le blog en « le Japon c’est trop bien lol ».

C’est à cet instant précis de ma réflexion que le blanc est apparu. Le blanc, le trou, le vide, peu importe le nom, se matérialise sous la forme d’un petit coin de cerveau qui demande sans cesse « Alors quoi ? » comme un enfant.

Samedi prochain, on arrête la parano, et on repart sur des bases solides. Enfin, des bases. Enfin, on repart quoi.

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