Sagas Alien et Predator, la critique (2/4)

Après avoir effleuré Alien et Aliens, on va aujourd’hui s’attaquer non pas à la suite de la saga Alien, mais aux deux films Predator. En avant marche pour la deuxième partie de notre critique acerbe.

Predator
En quelques mots : un film avec Schwarzenegger. On sait qui est le héros, on sait qui survivra à la fin. Sans doute un des premiers films de Governator vu que son doubleur français pour ce film n’est pas encore celui que l’on reconnaît tous sans en connaître le nom.
Pendant une bonne moitié du film, on assiste à un film d’action à mercenaires on ne peut plus classique, suffit de rajouter quelques scènes où on ne voit pas le Predator (suspense). Les héros sont des gros bourrins un peu comme dans Aliens, mais en pire. Ils arrivent dans une base secrète au milieu de la jungle gardée par… des russes, ça ne s’invente pas, et tuent tout le monde sauf la seule femme qu’on verra dans le film, qui ne servira jamais à rien mais bien entendu survivra.
Evidemment, elle ne parle pas français pendant tout le film, sauf à la fin pour dire merci à Schwarzy, de façon très arrangeante vu qu’à ce moment le traducteur de l’équipe vient de se faire trucider par le Predator. Soit.
Pour des mercenaires d’élite d’ailleurs, ce ne sont pas des flèches. Leurs pièges se retournent contre eux, un des soldats se la joue indien brave et veut retarder le Predator… en l’affrontant à mains nues. Encore un candidat au suicide.
Puis la fin. Schwarzy se retrouve sans armes, donc évidemment le Predator se met à son niveau. Apparemment les Predators ont le même QI que Schwarzenegger, ce qui pose de sérieuses questions quand à leur survie sur le long terme. Schwarzy gagne, le Predator se fait exploser (pas par Terminator hein, il se suicide), rideau. Un bon film d’action, à condition d’aimer les clichés.
Donc un film moyen.

Predator 2
Changement de décor drastique : on passe de la jungle tropicale à Los Angeles, ou New York, peu importe. Bref une grande ville connaissant la terreur des gangs, un classique. Pour commencer, j’ai attendu l’arrivée de Schwarzenegger pendant une bonne demie-heure. Je me suis dit : « C’est bon, ils vont se faire défoncer jusqu’à l’arrivée prophétique de Musclor ». Mais non. Pas de Schwarzy dans ce film.
D’ailleurs le héros de ce film est plutôt le Predator, parce que le flic ultra-nerveux (donc afro-américain, merci Hollywood de participer à la disparition des clichés ethniques) on a bien envie qu’il meure. Mais non, car c’est le héros.
L’histoire ? Le prétexte pour amener un Predator en ville c’est « il fait très chaud et humide, comme dans la jungle », bravo les gars. Les gangs sont méchants : Predator les tue. Les flics sont gentils : Predator les tue. Sauf la femme enceinte, parce que… j’en sais rien.
Evidemment les Hommes en Noir du Gouvernement s’en mêlent, Predator les tue, aussi. Puis c’est la course-poursuite finale entre le héros qui est plus surhumain que le Predator lui-même vu tout ce qu’il se prend sans mourir. Une médaille pour la scène de l’ascenseur : le héros glisse le long d’un câble d’ascenseur, puis tombe, mais se rattrape de justesse 10 mètres plus bas par la seule force de ses bras. Puis à la fin du film on se rend compte que les Predator viennent en vaisseau spatial sur Terre parce que… j’en sais rien, puis ils s’en vont une fois que le héros a tué un des leurs, logique.
Bref, ce film n’a rien à voir avec le premier. Là où Aliens est un hommage à son prédécesseur, Predator 2 crache sur tous les éléments qui rendaient le premier film potable.

La prochaine fois, on verra pourquoi les cross-over, parfois, c’est mal.