Sagas Alien et Predator, la critique (3/4)

Après avoir disserté non sans peine sur les deux films Predator, enchaînons avec non pas les deux derniers films Alien, mais plutôt les cross-over ayant débarqué sur nos écrans bien plus récemment. Jamais deux sans trois donc pour notre saga critique et acerbe.

Alien Vs Predator
Pour commencer, c’est un film de Paul W.S. Anderson, le mec qui a pondu les adaptations de Mortal Kombat et Resident Evil. Bref il n’a pas une très bonne réputation, alors qu’en fait faire un film Mortal Kombat c’est quand même bien galère, et que les deux films sont assez bien tournés à défaut d’être bien tout court. Et puis bon, un film crédible avec Christophe Lambert c’est… Je diverge.
Donc Alien Vs Predator mélange les deux mythes. Du coup l’histoire se passe sur Terre et de nos jours, entre Predator et Alien soi-disant. Donc bieeeeeen avant le premier film Alien. Soit, le film préfère mettre en avant les Predator.
L’action de ce film se passe donc en Antarctique, où… Non non non. Le film vient de détruire le seul lien restant entre les deux films Predator, à savoir que les prédateurs aiment les endroits chauds et humides. Et ce sont eux qui ont installé la pyramide maïa au centre d’Alien Vs Predator, donc NON je ne suis pas d’accord, il n’y a aucune logique entre ces deux faits. Surtout que le fait que ça se passe en Antarctique n’a pas d’importance du point de vue du scénario, donc c’est incohérent ET inutile.
A part ça le scénario est classique : des humains menés par Charles Bishop Weyland… Oui oui Lance Henriksen reprend bien son rôle de Bishop, le mec qui n’a pas joué dans Alien 4 est présent dans cette pseudo-suite. Faut dire que le gars est un habitué des nanars, suffit de regarder sa filmographie, après Alienc’est un peu la déchéance totale.
Reprenons. Les humains mettent leur nez là où il ne faut pas, se font trucider par des xénomorphes et des prédateurs, mais évidemment à la fin le seul survivant est une humaine (l’héroïne, ça alors). Et on voit un Alien un peu particulier sortir du ventre du Predator mort, générique.
Le souci, c’est que le film ne se lâche jamais vraiment, sa classification PG-13 (en gros pas d’interdiction aux moins de X ans comme ça les ados américains peuvent aller le voir) n’aidant pas.
Mais ce n’est rien comparé à…

Aliens Vs Predator – Requiem
Tout d’abord, honte aux réalisateurs pour le nom du film : les mecs ont tenté la même feinte qu’entre Alien 1 & 2, puis ont décidé d’ajouter un sous-titre pour bien montrer que eh oh c’est la suite quand même. C’est ce qu’on appelle ne pas avoir le courage de ses ambitions. Les réalisateurs ont par ailleurs travaillé sur Xmen 3 et Les 4 Fantastiques, ce qui n’est pas de très bon augure.
Le film reprend littéralement là où le premier s’est arrêté : la naissance du Predalien dans le vaisseau des prédateurs. Le vaisseau se crashe sur Terre, hop un prédateur reçoit un signal de détresse, pour l’introduction des deux espèces on ne s’est pas trop foulés. Et c’est là que le film commence vraiment à faire peur : on rencontre les héros.
Les humains de ce film vivent dans un village reculé aux Etats-Unis bien sûr, si le vaisseau s’était crashé en Espagne au moins au aurait un peu rigolé. Donc bourgade très cliché et les héros qui vont avec. Et à ce moment on connaît DEJA la fin du film. Mes prédictions sur les personnages après 10 minutes :

  • le héros, un ex-taulard trentenaire : comme c’est le héros il survivra
  • le frère du héros, un ado rebelle amoureux d’une cruche et harcelé par des camarades de classe, triple pronostic : le mec survit, sa copine blonde cruche on s’en fout, et les voyous vont crever
  • le shérif, le « second héros », mais si le mec qui est aussi intelligent et fort que le héros mais prendra forcément une mauvaise décision qui le fera mourir
  • une militaire en weekend et sa petite famille : son mari n’a pas de personnalité donc il mourra, elle-même est une pseudo-héroïne donc devrait survivre et sa fille est une petite fille donc ne mourra pas.

Ce qui me fait mal, c’est d’avoir eu raison sur toute la ligne. A part la cruche blonde qui arrive à mourir « accidentellement », ce qui est fort dans un film de monstres, pas de surprise.
Bref le Predalien est une reine qui pond par la bouche, normal me direz-vous. En même temps, le Predalien on s’en fout un peu, parce qu’avec la caméra qui bouge tout le temps pendant les scènes de combat on ne comprend rien et on ne s’y intéresse plus après 2 minutes.
Evidemment à la fin les gentils gagnent et la ville est atomisée parce que… un militaire a vu des trucs bizarres sur son radar. Waow, je savais que les militaires étaient rarement des génies au cinéma, mais quand même là c’est un sacré irresponsable.

Et on va s’arrêter là pour aujourd’hui, avant de s’attaquer aux deux titres les plus controversés des deux sagas : les deux derniers Alien.

1 pensée sur “Sagas Alien et Predator, la critique (3/4)”

Laisser un commentaire