Deus Ex: Human Revolution, le Pour

Attention, ceci n’est pas un test de Deus Ex: Human Revolution ! Mais comme le jeu est assez centré sur la thématique du choix et des embranchements multiples, je me suis dit qu’un petit listing des arguments pour et contre ce jeu serait de bon aloi ! On commence donc par les bons points du jeu, et dans l’article suivant, on parlera de ses défauts.

#7 La traduction française

A part sur PC, si vous avez acheté ce jeu en France il est impossible de jouer en VOST… Ce qui nous oblige à apprécier un doublage français tout à fait cohérent pour ce type de production, et surtout une traduction impeccable, ce qui n’était pas gagné au vu de la quantité et de la variété des textes présents dans ce jeu ! L’équipe de développement étant québécoise, ceci explique peut-être cela…

#6 La bande-son déchire

Comme beaucoup de bandes originales de jeux vidéo, l’OST de Deus Ex: HR est constituée de beaucoup de musiques « d’ambiances » plutôt calmes. Michael McCann a fait un excellent travail, que je comparerai sans hésiter à celui d’Harry Gregson-Williams sur Metal Gear Solid 2. On y trouve en effet quelques variations du thème principal beau à en pleurer et un bon nombre de musiques plutôt discrètes mais qui retransmettent très bien cette atmosphère de lourdeur, cette tension qui règne dans l’univers du jeu.

#5 Sauvegarder quand on veut

Et oui, parce qu’en 2011 cette option n’existe plus que dans les RPG, et encore ! Bien sûr, le jeu dispose de sauvegardes automatiques régulières, mais quel plaisir de retrouver son personnage là où on l’a laissé, dans la situation où on l’a laissé, sans devoir se retaper 50 mètres pour lancer un script !

#4 La durée de vie

Ce jeu est long, et dans le bon sens du terme. Il m’a fallu six sessions de six à dix heures de jeu pour en voir le bout, et jamais je ne me suis lassé. J’imagine toutefois que cette durée de vie aurait pris un coup dans l’aile si j’avais choisi d’être plus offensif (comprendre « tuer tout le monde ») et si j’avais zappé la plupart des missions secondaires. Oui mais voilà, chaque porte qui s’ouvre dans ce jeu donne envie d’en savoir plus.

#3 Le choix des armes

Au sens propre comme figuré, puisqu’on n’est absolument pas obligé de flinguer tout ce qui bouge. Et si on le fait, de nombreuses armes sont à disposition. C’est le cœur du jeu et son argument de vente principal, et à raison ! Non seulement on peut choisir d’y aller comme un bourrin ou comme un ninja, mais on trouve aussi plusieurs façons de résoudre des situations-clés du jeu ! Laisserez-vous partir un preneur d’otages en espérant qu’il vous aide plus tard, ou le jugerez-vous trop dangereux en le convaincant de se rendre à la police ?

#2 Un univers convaincant

Ce 2027, on y croit. Car si l’augmentation humaine y est finalement possible et que la mode y est toujours aussi saugrenue, le monde n’a pas beaucoup changé. Les grandes puissances politiques, entreprises, mafias, clans… sont fondamentalement toujours les mêmes. Les augmentations, pour tout le bien qu’elles apportent aux blessés de guerre et aux handicapés, ne font qu’accroître les inégalités entre riches et pauvres. C’est un portrait assez sombre de notre avenir qu’on y trouve, mais au final cela ressemble au monde d’aujourd’hui extrapolé, exagéré, sur les 25 prochaines années.

#1 Un jeu vidéo intelligent

Le débat de l’augmentation humaine au centre du jeu est réel et profond. Modifier le corps humain grâce à des machines est-il contre-nature ? Est-ce éthique ? Dans quelle mesure devons-nous contrôler ou interdire cela ? Quelles utilisations en faire ? Le jeu a le bon goût de ne pas apporter de réponse sur un plateau, préférant pousser le joueur à se forger sa propre opinion. On rencontre des personnages aux avis tranchés, de l’extrémiste anti-augmentation au PDG d’entreprise hi-tech qui y voit un avenir meilleur pour l’humanité. On ne fait vraiment confiance à personne dans ce jeu de dupes où chacun à sa part de secrets… et on prend les décisions qu’on croit les bonnes, parfois dans le doute, parfois à regret, comme… un être humain au final.