Deus Ex: Human Revolution, le Contre

Allez, en avant pour la suite de ce qui précédait, crachons donc un peu dans la soupe et médisons sur Deus Ex: Human Revolution, qui n’en reste pas moins un très bon jeu !

#7 L’introduction maladroite

Il est assez difficile de rentrer dans ce jeu, à cause de l’obligation de jouer bourrin pendant les 20 premières minutes, des contrôles très différents des FPS classiques et de la mise en place du scénario qui dure une bonne heure. C’est long, et ça peut en rebuter certains.

#6 On perd facilement le fil

Deus Ex: HR a un très bon scénario. Deux ou trois éléments y sont très prévisibles, mais dans l’ensemble on ne sait jamais vraiment sur quoi l’histoire va déboucher, ce qui est une bonne chose. Par contre, entre les missions principales et les missions secondaires, on est pas mal baladés dans d’immenses niveaux… et on finit par oublier pourquoi on est là. La faute a un très grand nombre d’éléments qui vont détourner votre attention de la trame principale : les dialogues avec les civils, les livres électroniques laissés un peu partout, les mails de bureau sur les postes piratés…

#5 Une intelligence artificielle parfois curieuse

Pirater un poste à 1 mètre d’un ennemi ? Allez-y, il ne vous verra pas. Faire disparaître des caisses et ouvrir des portes sur la trajectoire d’un ennemi ? Le couloir aurait pu être repeint entre deux rondes qu’il ne le remarquerait pas. Assomer un ennemi pendant que son camarade situé à cinq mètres a le dos tourné ? Facile, même au corps à corps. Autant de petits détails qui auraient forcément rendu le jeu beaucoup plus difficile, mais qui restent assez gênants en nous rappelant les « limites », les règles du jeu, et en nous sortant un peu de l’expérience vidéoludique.

#4 Le choix assez limité au final

Mis à part le choix relativement binaire « furtif ou barbare » dans l’approche des niveaux, on a au final assez peu de décisions scénaristiques à prendre dans ce jeu. Surtout dans le deuxième acte, qui ne propose aucune alternative et rappelle l’effet de couloir propre à cette génération de consoles. On ne s’ennuie pas, et un choix systématique aurait été lui aussi dommageable, mais il aurait été profitable d’ajouter un peu plus de libre-arbitre à notre héros, par exemple via des missions secondaires plus malléables car peu liées à la trame principale.

#3 La synchronisation labiale

Le doublage a été enregistré sur du texte seul, impossible qu’il en soit autrement. C’est bien simple : il n’y a AUCUNE synchronisation labiale de tout le jeu, que ce soit dans les cinématiques ou dans les dialogues in-game. Les personnages bougent les lèvres et ne parlent pas, ne bougent pas et débitent un monologue, on se croirait dans un film de série Z. Comme on ne peut pas passer le jeu en anglais sur consoles, impossible de savoir si la VOST est meilleure ou non. Et pour un jeu qui se base sur un scénario et des enjeux assez complexes, c’est bête de devoir lire les sous-titres en plus de l’audio pour comprendre ce qui se passe.

#2 Les batteries

Quand on utilise certaines de nos augmentations, on consomme de la batterie. On commence  avec deux batteries, et on peut améliorer cela pour en débloquer plus. Seulement voilà, en dehors de la première batterie, une batterie entièrement vide ne se chargera jamais automatiquement, il faudra consommer un objet disponible en quantités limitées ! Pourquoi pas, mais assommer un ennemi consomme une batterie entière d’un seul coup ! Du coup on finit toujours par stagner sur la première batterie ! Et on met un ennemi K.O., on se cache, on attend et on recommence. Youpi.

#1 Les combats de boss

Vous vous la jouez Solid Snake ? Dommage ! Toute la presse JV l’a dit : il est tout bonnement impossible de battre les boss de façon furtive. Mais ça donne quoi en vrai ? Voici mon exemple : premier boss, je me cache, il me balance trois grenades, je crève. Deuxième tentative, je l’étourdis avec une grenade éblouissante, je lui tire dessus avec mon pauvre pistolet 9mm, il sort de son coma au bout de 2 sec et me sulfate. Troisième tentative, je me couvre et je lui tire dessus comme dans tout FPS classique, je me prends une seule grenade, je crève. Quatrième tentative, je prends un lance-roquettes, lui en colle deux, impossible de savoir combien de dégâts je lui ai causé, je me prends une grenade et je crève. Cinquième tentative, j’ai regardé sur Internet, j’essaye de lui balancer un tonneau explosif, il tire dessus et ça m’explose dans les mains, je crève. Sixième, septième, huitième tentative, même chose. Neuvième tentative, je l’étourdis et essaye de le cogner au corps-à-corps, le QTE se lance et… il me bute. Dans un QTE où d’habitude on met un garde K.O. Pause. A la douzième tentative, j’ai finalement assez de chance pour lui balancer trois tonneaux explosifs dans la tronche, une roquette, et au moment où je me colle la deuxième dans les pieds en espérant le toucher à deux mètres, boum, la cinématique suivante se lance. OK.

Est-ce que Deus Ex: Human Revolution a des défauts ? Certainement. Suffisent-ils à juger le jeu ? Absolument pas. C’est un titre marquant, différent, et je vous suggère très franchement de le tester par vous-même, car c’est typiquement le genre de titre sur lequel on arrivera pas à se faire un avis en lisant des tests ou en regardant des vidéos commentées. Et quoi de plus adapté pour un jeu basé sur vos choix ?

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