Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2014

2015 touche à sa fin, quel meilleur moment pour vous parler des meilleurs jeux de 2014 ? Hein ? Vous auriez préféré ça fin 2014 ? Ah oui.

Je vais vous avouer quelque chose : les trois quarts de cet article étaient écrits il y a un an, dont le bilan. Et puis j’ai complètement largué ce blog. Depuis le début du blog, et particulièrement ces deux dernières années, je cherchais une forme différente des autres contenus du Web, sans jamais vraiment trouver. Aujourd’hui, je reviens à la base : j’ai simplement envie de vous parler de mes passions, dont le jeu vidéo. Cet article est donc une première étape de transition vers un blog avec des billets beaucoup plus réguliers, quitte à ce qu’ils soient un peu plus bruts.

En 2014, j’ai joué à 53 jeux, 46 jeux commencés, 39 jeux terminés. Et 40 jeux achetés, ce qui veut dire que pour la première fois depuis que je fais ce petit exercice, j’ai réduit mon backlog. Une lueur d’espoir.

Et il y a besoin d’espoir, car si 2013 était l’année de l’attente, 2014 était l’année de la déception. Fin 2013, tout le monde s’accordait à dire que la nouvelle génération Xbox One / PS4 n’était pas encore là, et force est de constater qu’un an plus tard la transition est tout sauf terminée. Les nouvelles consoles manquent toujours de fonctionnalités promises lors de leur annonce, la majorité des gros titres sont sortis bâclés, creux, en retard… Même les joueurs n’ayant pas encore fait le saut générationnel en payent le tribut avec des versions PS3 et Xbox 360 dégradées, tronquées et mal optimisées.

Tendance du moment, le jeu vidéo passe du produit au service à la carte : jeu en ligne payant, titres non fonctionnels au lancement, correctifs à répétition, contenus téléchargeables payants de moins en moins riches, micro-transactions… Paradoxalement, les jeux n’ont jamais été aussi vastes et riches en possibilités, mais le contenu réellement présent de base est de plus en plus pauvre. En développement, ça correspond en général à… la phase alpha.

2014 était aussi l’année des nouvelles-licences-qui-n’en-sont-pas-vraiment, en témoignent les deux titres « originaux » auxquels j’ai joué, « Assassin’s Creed Temps Modernes » Watch_Dogs et « Assassin’s Creed Seigneur des Anneaux » L’Ombre du Mordor.

Originalité toujours avec Nintendo, l’éternel cas à part, qui a inversé la vapeur en concentrant ses efforts sur Wii U et en relâchant la bride de la 3DS. Oups, déjà trop tard pour une Wii U morte née tandis que la 3DS entame doucement sa chute. C’est toujours mieux que la Vita qui ne subsiste plus que grâce à quelques rares jeux de niche, Sony concentrant tous ses efforts sur une PS4 qui cartonne.

Et sans plus attendre, comme chaque année, trois nominés pour autant de catégories, des titres pas forcément sortis en 2014, c’est parti !

Les jeux les plus marquants

GTA V

Pour moi, ce qui fait un bon GTA, ce ne sont pas les innombrables possibilités qui vous sont offertes, ni son écriture gavée de références aux meilleurs films de gangsters. C’est le scénario au service du gameplay, un prétexte formidable aux situations délirantes dans lesquelles le jeu nous transporte. Et là chapeau bas, Rockstar s’est lâché avec un fabuleux trio de héros qu’on zappe -littéralement- à loisir. Et encore, je n’ai pas joué à GTA Online.

Rogue Legacy

Mettez cette musique d’ambiance avant de lire ce paragraphe. Je me rends compte au fil des ans que trop peu de gens ont joué aux extraordinaires Castlevania 2D de l’époque Game Boy Advance / Nintendo DS. Depuis plus d’un an je gardais cet héritier spirituel au chaud, sachant qu’il me dévorerait tout cru une fois lancé. Une bonne centaine d’heures plus tard, je peux vous garantir que vous ne regrettez pas d’y mourir en boucle. De toute façon ce n’est pas grave, vous reviendrez chaque fois un peu plus fort, jusqu’à ce que vous triomphiez de l’adversité.

Metal Gear Solid V Ground Zeroes

Snake est de retour… ou plutôt de passage. Metal Gear reprend enfin les bonnes idées de ses concurrents -coucou Splinter Cell- y ajoute les siennes, et mélange le tout à la cuillère, pas au shaker. Le cocktail est très bon, mais nous laisse sur notre faim après ses trois heures de jeu. Pas parce qu’il est maigre en contenu, mais plutôt parce qu’on veut la suite. Seul regret, le scénario qui n’ose toujours pas le reboot et préfère s’inscrire dans la continuité de Peace Walker, auquel personne n’a joué. Soit.

Les bonnes surprises

La Terre du Milieu : L’Ombre du Mordor

Mélangez Assassin’s Creed Revelations & Batman Arkham City dans un grand saladier, ajoutez-y le bestiaire générique du Seigneur des Anneaux, et pouf miracle vous obtenez un très bon jeu. Magnifique avec des animations de combat à tomber, des mécaniques de jeu très bien imbriquées et une montée en puissance parfaitement huilée, et si c’était ça la vraie next-gen ? Mention spéciale au doublage français, avec des uruks caragorophobes à souhait (sic).

Hyrule Warriors

J’ai un aveu à vous faire : j’ai beaucoup trop joué aux Dynasty et Samurai Warriors sur PS2. La licence m’avait lassé à cause d’un studio sortant trop de jeux trop régulièrement au détriment de la finition et avec un moteur accusant toujours une génération de retard. Mais avec l’exigence légendaire de qualité de Nintendo, autant vous dire que les amateurs de baston crétine n’ont pas fini de s’amuser. Seul regret : la coop en écran séparé est injouable tellement elle rend le jeu moche et lent.

Tomb Raider Definitive Edition

J’ai enfin comblé un trou dans ma culture vidéoludique et fini tous les Uncharted, c’était très très bien ! Et quel meilleur moyen de boucler la boucle que de jouer au portage PS4 du reboot de Tomb Raider, largement inspiré de la saga de Naughty Dog elle-même inspirée de Tomb Raider ? L’ambiance est au top, avec des séquences d’anthologie dans des décors magnifiques, et un gameplay aux petits oignons. Un nouveau départ très convaincant pour la série.

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

Castlevania: Lords of Shadow 2

Je sais très bien que vous avez déjà oublié ce jeu pourtant sorti en février. Certes, il est bourré de défauts : un scénario et une direction artistique faiblards, des allers-retours trop fréquents et des temps de chargement infinis. Mais ça reste tout de même un bon disciple de God of War avec une jouabilité exemplaire, une montée en puissance du héros très agréable et quelques boss que vous n’oublierez pas de sitôt. J’espère juste ce ne sera pas le dernier pieu dans le cœur d’une chouette franchise.

Professor Layton vs Phoenix Wright: Ace Attorney

Ça y est, cette fois c’est vraiment la dernière aventure du Professeur Layton, sortez les mouchoirs. J’étais curieux de la façon dont ces deux licences ayant vraiment peu en commun fusionneraient. Surprise : plus qu’un mélange, c’est carrément une sublimation du meilleur des deux mondes qui nous est proposée. Les mécaniques de jeu propres à chaque licence sont améliorées et alternées de sorte à ce qu’on ne s’ennuie jamais, et le tout est accompagné de magnifiques musiques symphoniques qui donneront des frissons aux fans. Un beau bouquet final pour le professeur gentleman.

Fez

On a tellement entendu parler du créateur de Fez qu’on en oublie presque son coup de génie. Car sous ses airs de petit jeu indé se cache en fait une vraie perle équilibrée, riche, intelligente, innovante. C’est bien simple, aucun titre d’un éditeur majeur ne m’a apporté autant de fraîcheur depuis l’ère 16 bits. Fez exploite jusqu’à l’extrême des mécaniques très simples d’accès, pour moi au même niveau de perfectionnisme qu’un Super Mario Galaxy. Chapeau.

Mention spéciale hors catégories : Shovel Knight

Jeu inclassable réservé aux nostalgiques des Mega Man NES (oui, c’est un segment très pointu), Shovel Knight a été financé collaborativement avec succès, et développé par des anciens de WayForward (souvenez-vous, le bouton câlin). Le jeu est une vraie lettre d’amour au jeu de plate-forme 2D rétro, avec juste ce qu’il faut de moderne : des contrôles répondant au quart de tour, des pics qui tuent en un coup, des ennemis qui vous envoient dans le vide au pire moment, des musiques 8-bit entraînantes, une grenouille qui fait les pires blagues possibles, et le Roi Carpomme mi-carpe, mi-pomme.

Là où les gros poids lourds m’ont dans l’ensemble plutôt déçu (Assassin’s Creed Unity, Watch_Dogs, Super Smash Bros…), ce sont au final les jeux ayant tenté de nouvelles choses qui m’ont convaincu, et heureusement, ils étaient nombreux. Reste à savoir si 2015 verra enfin arriver de bons gros jeux PS4, et si Zelda Wii U sera le chant du cygne de Nintendo avant la prochaine génération… Note : lol Zelda en 2015.

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