Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2015

En avant 2016 ! Et en avant pour le traditionnel bilan annuel ! Beaucoup trop d’enthousiasme dans ce début de post !

2015, c’était pour moi 40 jeux commencés, 29 terminés, eeeet 47 jeux achetés, rechute consumériste après un court moment d’espoir lors du bilan précédent. Moins de jeux joués certes, mais pas moins de temps de jeu, car si j’ai joué à moins de titres, j’ai surtout joué à des titres bien plus riches que les années précédentes. Je vous en reparle plus bas.

Premier bilan : après quelques bourgeons l’année précédente, 2015 est ENFIN la première année de la nouvelle génération… avec ses hauts et ses bas. Les gros titres ne manquent pas d’ambition, mais on commence sérieusement à sentir un certain double tranchant. Malgré les retards à répétition, les jeux sortent dans un état limite injouable à leur sortie, avec un contenu de plus en plus famélique, des performances techniques aux fraises, et des pans entiers de contenus et systèmes sacrifiés à l’autel du sacro-saint jour de lancement. De quoi pousser quelques coups de gueule, surtout quand au même moment fleurissent les précommandes à 6 mois de la sortie, les contenus additionnels sans contenu et développés à la va-vite, les Season Pass opaques et hors de prix… Bref, les gros titres sont de plus en plus survendus, plus que jamais faites vous votre propre idée avant d’acheter, la presse JV est là pour ça.

Zéro originalité dans ma liste de jeux avec deux licences « originales » cette année : The Order « Gears of War en plus court » 1886 & Mad « un petit air de Batman » Max. J’ai même joué à 5 suites de jeux indé, cette tristesse. Heureusement, derrière pas mal de suites se cachait un véritable renouveau pour pas mal de licences cette année, très bonne surprise.

Le slogan de 2015 ? « Partout, sauf sur Wii U ». Nintendo a réussi l’exploit d’enterrer simultanément ses deux consoles, tout en se mettant aux contenus additionnels cradingues et aux jeux pas finis. Judas. Pendant ce temps, Sony ressuscite les vieilles licences, gagne la faveur du public sans sortir de jeux, et fait revenir femme et santé sur consultation (biffer les mentions inutiles). Un indice de leur force de frappe médiatique ? Ils ont présenté leur casque de réalité virtuelle DIX fois en 2 ans sans annoncer prix, date de sortie, ou contenu de lancement. Balaise.

Trève de billevesées, comme chaque année, trois catégories, trois nominés par catégorie, tous pas forcément sortis en 2015, c’est parti !

Les jeux les plus marquants

PhantomPain

J’ai une affection toute particulière pour Metal Gear Solid, comme en témoigne ma participation à ce podcast sur la franchise. Ground Zeroes m’avait déjà beaucoup plu, et je ne pensais pas que The Phantom Pain irait plus loin à ce point. Le jeu est magnifique, ses systèmes de jeu sont imbriqués et réglés avec une précision chirurgicale, et son rythme oscille parfaitement entre longs repérages au calme, infiltrations progressives et situations d’urgence. Par contre, jamais de mémoire l’amputation d’un jeu n’a été aussi visible et violente. C’est peut-être ça, La Douleur Fantôme…

inFAMOUS Second Son

J’avais trouvé les 2 premiers inFAMOUS un peu mous, c’est pour cette raison que Second Son traînait sur mon étagère depuis un an, acheté sans grande conviction avec ma PS4 car c’était selon la critique un des seuls bons jeux de la machine. Et que j’ai aimé ce monde ouvert grunge ! C’est un vrai chouette simulateur de super-héros, avec des pouvoirs grisants et une ambiance aux petits oignons. C’est beau, c’est fluide, c’est BIEN, et pour ne rien gâcher ça contient en bonus un chouette jeu en réalité alternée (ARG).

ArkhamKnight

Après le monde ouvert d’Arkham City, difficile d’imaginer ce que sa suite pourrait ajouter à la recette Batman. Et puis Arkham Knight est arrivé en Batmobile, multipliant toutes les phases de jeu par 2, rien que ça. Le monde est plus grand, mieux rempli, plus immersif, les combats sont plus pêchus, et si les fans du Chevalier Noir devineront la fin assez vite, le voyage garde de très bonnes surprises dans son sac.

Les bonnes surprises

Undertale

Fait étrange : personne n’a vu venir Undertale, pourtant financé collaborativement a mille pourcents il y a 2 ans et demi. Jeu de rôle faussement rétro, c’est surtout une expérience narrative qui joue jusqu’au bout avec les codes du genre. Chacun de vos choix comptera, et chacune de vos contradictions vous sera gentiment lancée à la figure là où vous ne vous y attendez pas. Le tout est accompagné d’une bande-son de feu (un morceau par moment de jeu), jouez-y au lieu de regarder un Let’s Play, ce serait passer à côté de 50% du jeu.

GrowHome

Ironie du sort : la meilleure simulation d’escalade de tous les temps n’est pas un Assassin’s Creed, mais une production Ubisoft de bien plus petite envergure et un peu sortie de nulle part. Petit robot aussi agile qu’un bébé ivre, vous devez grimper toujours plus haut à la force de vos bras de mousse et à l’aide d’une végétation qui n’attend que vous pour pousser vers le Soleil. Chaque chute a beau nous faire perdre du temps, on admire et on se laisse aller, porté par le vent sous une pâquerette ou une feuille d’arbre. Zen.

SleepingDogs

Oui, j’arrive après tout le monde. Sleeping Dogs, initialement sorti en 2012 et enfin pas trop moche sur PS4, est un peu rigide, un peu laid, et très classique dans sa structure. MAIS il dégage une aura inégalée que les fans d’Infernal Affairs (Les Infiltrés pour le remake) adoreront. L’ambiance d’Hong Kong et ses triades est là, avec ses quartiers flamboyants, ses luttes de pouvoir, ses vengeances familiales et ses coups de traître. C’est simple : TOUS les personnages sont attachants et crédibles, jusqu’à votre pauvre voiturier que vous laisserez plus d’une fois seul au milieu de l’autoroute. Mais bon, c’était urgent, j’avais karaoké.

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

AxiomVerge

Vous aimez Metroid, pardon, Super Metroid ? Axiom Verge en est une copie carbone, du genre qui en mange trois fois par jour. De l’ambiance sci-fi cradingue aux mécaniques plate-forme/action millimétrées, en passant par un monde qui s’ouvre à vous au fil des améliorations débloquées, tout ce jeu respire l’amour du classique de Nintendo. Oh, et sa bande-son techno-flippante défonce aussi.

DualDestinies

Phoenix Wright, dépassé ? OBJECTION ! Le meilleur avocat de la planète (100% de réussite, ça ne s’invente pas) est de retour dans ce 5ème épisode canonique, et le premier de la série en 3D. Au-delà de l’aspect graphique ce nouvel épisode n’a pas de grosses nouveautés, mais encore une fois le scénario est maîtrisé de bout en bout, pas une seule affaire n’est ennuyeuse et l’humour est omniprésent. Attention par contre, le jeu est en anglais et en dématérialisé uniquement, mais reste un très bon opus pour démarrer la série.

TheOrder1886

The Order c’était un peu le gros jeu PS4 que tout le monde attendait. Le Gears of War de Sony. Sans multijoueur et avec son unique mode de jeu bouclé en 5-6 heures, forcément ça déçoit un tantinet. Passé ce cap, The Order reste quand même un jeu très convaincant. Le Londres victorien fantaisiste de Galahad intrigue, les phases de tir sont nerveuses, le personnage répond au doigt et à l’œil… Et c’est magnifique. A ne pas manquer si vous avez une PS4, surtout à une vingtaine d’euros.

Mentions spéciales hors catégories : Final Fantasy XV Episode Duscae & Rocket League

Oui, je vous parle bien d’une démo d’un jeu qui lui n’a pas encore de date de sortie. Je ne suis pas un grand joueur ou fan de Final Fantasy, mais l’orientation action de cet épisode m’intrigue depuis son annonce. Et la démo -un peu compliquée à obtenir- a confirmé mon attente : FFXV a le potentiel pour nous mettre de grosses baffes dans la tronche. Mais vous en parler plus serait gâcher la surprise.

Et puis il y a Rocket League. J’ai un vague souvenir de Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle Cars, un jeu de bagnole très arcade ou on devait placer un ballon géant dans une zone adverse. C’était un jeu PS Plus, c’était pas fou, mais rigolo. Flash forward à l’été 2015, où Rocket League, son successeur, sort et est offert aux abonnés PS Plus. Simplifiant et peaufinant à l’extrême le concept de foot avec des voitures, il est rapidement devenu le jeu-de-la-pause-déjeuner-au-bureau auquel on joue encore aujourd’hui. La marge de progression dans la maîtrise du véhicule est énorme, les possibilités tactiques ultra nombreuses, et surtout on peut jouer à 4 sur un même écran. C’est bien simple, je n’avais pas vu cela depuis Street Fighter IV.

Tout ça pour dire qu’une fois encore en 2015, les jeux vidéo ont continué à me surprendre pour le meilleur et pour le pire, et qu’avec tous les gros jeux de début 2016 ce n’est pas prêt de s’arrêter.

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