The Legend of Zelda: Breath of the Wild – Souffle nouveau

Article écrit avec ce morceau tournant en boucle.

L’Aventure est la spécialité du chef de la série Zelda depuis plus de 30 ans. Si les combats épiques contre Ganon restent dans les mémoires, pour ma part ce sont les nombreux moments de bravoure de Link’s Awakening qui définissent Zelda : créer un lance-missiles avec un combo arc+bombes, tomber dans le puits avec Marine qui nous suit, voler dans la boutique et le regretter par la suite, le visage caché de Pépé le Ramollo dans la quête du photographe… Tous ces moments purement facultatifs ne sont là que pour récompenser la curiosité du joueur, parce qu’on se dit « si j’essayais ça pour voir ? » et parce qu’on teste la logique de l’univers dans lequel on se trouve.

Breath of the Wild, c’est l’essence pure de cette immersion par des systèmes de jeu naturellement imbriqués. Une fois les bases de mouvement / fabrication / exploration mentionnées, on enlève les petites roues et c’est parti pour « Abattre Ganon« , notre mission principale jusqu’à la fin.

On essaie pas mal et on échoue beaucoup dans ce Zelda, mais toujours avec le même plaisir grisant de la découverte. Pendant plus de 80 heures, j’ai continué à apprendre les tenants et aboutissants des éléments, des costumes, du dénivelé, des ennemis, des armes, des animaux, de la cuisine, des pouvoirs… et comment tout cela s’imbrique de façon à la fois naturelle et complexe. Tel Link se réveillant après 100 ans, on se voit grandir en apprenant à connaître ce monde nouveau : on esquive plus pour éviter tout coup souvent fatal, on jauge la distance de son escalade avant de tenter l’impossible, on attire l’ennemi à l’endroit qui nous avantage pour entamer le combat. Pas besoin d’être youtubeur créatif, chaque instant est composé de tant de paramètres combinés que la découverte est toujours garantie.

De Breath of the Wild, je garderais un souvenir fort : ce moment où, rencontrant une certaine créature pour la première fois, je me suis senti comme un enfant, à la fois émerveillé par la beauté du spectacle animalier et paralysé par la réalisation de son impuissance face à plus grand que lui.