Watch_Dogs 2 – Hack_Harder

Cet article est béni par la gueule d’amour de Marcus Holloway.

Le premier Watch_Dogs n’était pas un mauvais jeu. Comme Assassin’s Creed Unity (on en reparlera un jour), on n’en garde en tête qu’une présentation E3 légèrement différente du résultat final, avec bad buzz à la clé. Personnellement, je m’en souviens -assez vaguement je dois l’avouer- comme d’un prototype d’Assassin’s Creed du futur dans une Chicago splendide, et d’un des héros de jeu vidéo que j’ai le plus détesté. Parce que si la nièce d’Aiden Pearce est morte, et bien c’est complètement à cause de lui et de son braquage pas très finaud façon Robin des Bois 2.0. Bref.

Deux ans plus tard, Watch_Dogs 2 débarque dans la surprise générale avec un sacré changement de cap à la clé. Fini le super-héros sombre et torturé dans l’ambiance froide de Chicago, bonjour au soleil de la Silicon Valley et à une nouvelle bande de joyeux hackers. Générique.

Watch_Dogs 2 a déjà le bon goût de corriger quelques promesses non tenues de son prédécesseur grâce à son monde bac à sable beaucoup plus plaisant : les interactions avec l’environnement par le biais du hacking sont beaucoup plus nombreuses, les véhicules sont agréables à conduire, on peut utiliser des armes non mortelles, on peut caresser les chiens, les gens réagissent quand on les prend en photo… C’est un amoncellement de dizaines, de centaines de petits détails qui renforcent considérablement l’immersion.

Mais à mes yeux, ce qui fait tout le charme de ce jeu, c’est son écriture, son ambiance décontractée. Entre Marcus et ses camarades hacktivistes, ça respire la bonne humeur, ça vanne, ça assume ses références geek et ça parodie sans jamais forcer. On incarne un jeune adulte qui passe ses journées à sauver le monde d’une dystopie 2.0 et faire la pub de son association de gentils malfaiteurs dans l’insouciance la plus totale. On est dans une simulation d’un style de vie qui n’existe pas vraiment, mais qui transpire le cool à chaque instant.

C’est un jeu de sales gosses. On fait passer tous les feux d’un carrefour au vert pour créer un carambolage, puis quand les urgences débarquent, on fait virer leur véhicule vers le trottoir pour faire peur aux passants, pour finir sur un petit selfie en mode grimace devant la journée ruinée de tous ces pauvres gens. On le fait parce que 1/le jeu le permet 2/c’est rigolo et 3/on y gagne quelques followers qui nous rapprochent de la prochaine mission où on fera la nique au Mark-Steve Jobzuckerberg faisant office d’ennemi juré.

Dommage que le multijoueur en coopération fasse tourner en boucle les 5 mêmes missions bouclées en 30 minutes, on y aurait volontiers passé des soirées entières.