Cuphead – Chocolat chaud et piment

Article écrit en écoutant la fabuleuse bande-son du jeu.

Les vieux nostalgiques vous le diront souvent : les meilleurs jeux d’action rétro sont les jeux de Treasure. Gunstar Heroes, Alien Soldier, Ikaruga… Autant de titres techniquement impressionnants, avec une jouabilité millimétrée et des boss dantesques. Combinez ça avec les Contra de Konami et les Metal Slug de SNK, et vous obtenez l’âge d’or du run and gun. Jeunesse éphémère balayée par la 3D, il faudra attendre que la génération 90 se mette à son tour à développer des jeux vidéo pour voir resurgir la 2D.

Les frangins du studio indé MDHR ne s’en cachent pas : Cuphead est très inspiré des titres cités plus haut. Et c’est ça la vraie bonne surprise du jeu, car derrière son somptueux habillage visuel et sonore se cache un gameplay ciselé à la perfection.

Car malgré ses images chatoyantes, Cuphead n’est pas tendre et testera méthodiquement les compétences suivantes de votre CV de gamer :

  • Patience : la jauge de vie des boss n’est pas affichée pendant les combats… sauf quand on meurt, histoire de nous encourager -ou de nous narguer, c’est selon- en montrant qu’on était à deux doigts d’y arriver. La méthode la plus efficace pour venir à bout des ennemis n’est pas de bourriner, mais bien de tenir bon jusqu’à épuisement de l’IA.
  • Agilité et adaptation : on apprend assez rapidement et dans la douleur à esquiver les attaques de chaque phase de chaque boss. Par contre, réussir à enchaîner les phases de manière synchronisée, répéter les bons gestes sans accroc et sortir de la boucle au moment opportun pour récupérer un peu de vie, c’est une autre paire de manches.
  • Concentration : pas évident de garantir la survie de notre personnage quand tout ce qui se passe autour est un festival pour les yeux et les oreilles. Chaque animation est un attrape-l’œil délicieux et potentiellement fatal.

Alors oui, mieux vaut être du genre calme pour profiter de Cuphead, surtout à deux où -chose rare- la difficulté est renforcée par le foutoir visuel qu’entraîne la présence d’un joueur 2. Mais si les vidéos vous donnent des envies de manette, foncez sans hésiter : vous découvrirez ce qui est pour moi un des jeux vidéo les plus réjouissants de ces dix dernières années.

Bonus inspiré d’une histoire vraie : le Microsoft Store, boss le plus difficile de Cuphead.