Overcooked – Toqués et retoqués

Recette du jour – Comment briser une amitié

  • Prenez 4 directions et 2 touches par personne.
  • Lancez Overcooked.
  • Mélangez.

J’adore les jeux de coopération, particulièrement quand n’importe qui peut s’amuser immédiatement et apprendre petit à petit les subtilités du gameplay. Parce que tout le monde gagne à la fin, c’est toujours un plaisir partagé que de lancer Streets of Rage, Mario Party en équipe contre l’IA, Snipperclips, Timesplitters, Mario Kart pour débloquer de nouveaux contenus…

Ce qui est drôle dans la coopération, c’est de faire ressurgir la mauvaise foi ancrée en chacun de nous quand les choses tournent mal. Et en termes de catastrophes en série, Overcooked est un grand chef. Les taches à effectuer sont en apparence très simples, mais très rapidement le jeu va nous balancer du grand n’importe quoi à chaque niveau. L’enjeu devient alors d’improviser tant bien que mal le travail d’équipe pour survivre et continuer à livrer les commandes comme si de rien n’était.

Et c’est terriblement drôle, surtout quand on échoue. Nos personnages au sourire béat regardent impuissants le feu se propager dans un food truck inatteignable, on glisse de la banquise avec un plat terminé dans les mains, on court après les souris qui volent nos ingrédients fraîchement découpés, on récupère par erreur la salade d’un autre joueur et -par réflexe bien sûr- on la jette à la poubelle…

Par contre, une constante a clairement stoppé net toutes mes sessions quels que soient les joueurs participant : Overcooked est trop exigeant. Le système de progression par score ne permet pas de simplement compléter un niveau pour débloquer le suivant : il faut le maîtriser. Dès le niveau 10, on relance les anciens niveaux à contrecœur, on s’impatiente, on fait des erreurs, on n’avance pas… et on arrête de jouer. C’est vraiment dommage car on reste sur un sentiment d’échec frustrant, le jeu devenant « ce jeu sympa pour l’apéro qu’on a lancé une fois et auquel on ne rejouera jamais ».