Furi – La fureur de vaincre

J’ai un aveu à vous faire : j’écoutais déjà la bande-son de Furi en boucle avant d’y jouer. Et même si vous ne jouez pas à Furi, je ne peux que vous encourager à écouter sa bande-son, une très bonne initiation à la synthwave qui me sert de musique de fond quand je dois me concentrer.

Depuis quelques articles, vous avez du comprendre que des grands dojos du jeu vidéo, je suis plutôt de celui du gameplay, dont Furi est sorti 3ème dan. C’est un jeu d’action à la troisième personne, et pourtant on enchaîne les tirs, les coups d’épée, esquives, les blocages avec la fluidité d’un manic shooter. Chaque coup paré, chaque cran de vie mordu au boss devient grisant, et chaque vie perdue devient une marque de notre faiblesse.

Car Furi est difficile, mais jamais injuste : on progresse, on apprend un peu plus à chaque combat. Comme pour le héros, la rage de vaincre reprend toujours le dessus, pour retourner à l’assaut jusqu’à atteindre un sommet de concentration presque zen, et finalement se dépasser.

J’ai commencé Furi le midi au bureau. Après avoir réprimé quelques noms d’oiseaux au milieu de l’open space, j’ai un peu lâché le jeu sur son 3ème boss. De nombreux mois plus tard, il n’avait pourtant pas quitté mon esprit, tel un diablotin sur mon épaule me rappelant régulièrement « Tu te souviens de Furi, c’était super non ? Dommage que tu y sois si mauvais… »

C’est finalement sur Switch que j’ai repris le combat, et c’est au beau milieu d’un TGV que j’ai terminé le jeu, concluant mon apprentissage du zen en conditions de stress extrêmes. J’espère que le wagon a apprécié ma petite danse de la victoire (et que personne ne filmait).

Points bonus pour cette petite notification d’après-générique de fin. Je veux plus de jeux vidéo qui me demandent de confirmer par « TROP BIEN ».