Total Noob 09 – World Cup

Vous l’avez attendu, mais cela en valait la peine, car voici votre épisode mensuel de Total Noob, consacré à World Cup sur NES !


Sur ce, je vous souhaite, une fois n’est pas coutume, un excellent visionnage !

Pokémon, chroniques d’une saga immobile (2/2)

Première partie ici, et promis, la prochaine fois je fais un article qui tient sur un seul post.

Après Cyanide & Happiness, Enthousiasme & Fatigue

Allez, chronologie presque rapide des autres versions de Pokémon, sinon on va y passer deux mois :

  • Jaune : Le jeu adapté de la série adaptée du jeu, fallait le faire, mais j’étais un peu au plus haut de mon fanboyisme. Vous ne me croyez pas ? Si je vous dis qu’à l’époque j’ai racketté mes parents pour acheter le podomètre Pikachu et squatté la Nintendo 64 d’un pote pendant un mois pour apprendre Surf à mon Pikachu et débloquer un mini-jeu tout pérave ? Mais ce jeu c’est surtout un premier quart abusé de difficulté avec Pikachu comme point de départ.
  • Or : des couleurs, une compatibilité infrarouge, l’apparition des genres, des oeufs, des baies, de la gestion du temps qui passe, deux quêtes pour le prix d’une… Une liste impressionante de nouveautés, et à mon grand regret c’est le seul épisode de la série qui innovera significativement. A l’époque, le jeu étant sorti au Japon un mois après la sortie en France de… la première génération, il a mis un peu plus d’un an à arriver chez nous, donc dans ma grande impatience il constitua un de mes premiers jeux sur émulateur. En anglais intégral, que je comprenais à peine. Je fus d’ailleurs récompensé par un splendide bug me faisant affronter une championne d’arène ayant un Scarabrute de niveau 146 (au lieu de 46), j’ai ce jour-là brûlé un cierge en l’honneur des sauvegardes rapides.
  • Saphir : bof bof bof, j’étais un peu passé à autre chose niveau jeu vidéo (j’avais découvert le JRPG et Advance Wars, et c’était sympa), les nouveaux bestiaux ne m’intéressaient pas plus que ça, et surtout la perspective de devoir transférer des centaines de Pokémon d’une version à l’autre m’a un peu calmé. J’ai complètement oublié ce jeu, mais dans mes vagues souvenirs la grosse nouveauté c’était l’ajout des concours de beauté, ça veut tout dire.
  • Vert feuille : Ouais la première génération refaite avec le moteur de Saphir… Mais encore une fois l’apparition des trouze mille nouveaux pokémons au cours du jeu, qui a ruiné mon Pokédex et m’a dégoûté de finir un jeu Pokémon à 100% à tout jamais.
  • Diamant : Acheté en occasion, mon intérêt pour la série a alors vraiment diminué, le jeu est ultra-laid avec ses graphismes qui ont une génération de retard, ça me gonfle au bout du troisième champion d’arène de refaire des didacticiels qu’on a tous fait cinquante fois, et j’abandonne définitivement. Enfin presque.
  • Or HeartGold (remake de la 2ème génération) : Une seule chose m’a fait acheter ce jeu au lieu de le pirater, le podomètre fourni avec, Marketing 1-Moi 0. C’est un peu comme acheter un paquet de céréales qu’on n’aime pas juste pour le cadeau. Toutefois, je retombe un peu en enfance, nostalgie nostalgie, oui mais voilà ça a beau être joli ça reste le même jeu que dix ans plus tôt. Je me suis forcé à finir ce jeu, ça m’a fait prendre un peu de recul sur le jeu vidéo et le plaisir de jouer.

« Comment ?
Pokémon évolue ?
Pokémon évalue en…Ah, non, fausse alerte »

Ne nous méprenons pas : Pokémon c’est toujours de bons jeux, mais la série m’a vraiment eu à l’usure. Si je ne supporte plus Pokémon, c’est pour les raisons suivantes :

  • Les graphismes ont toujours une console de retard.
  • Le gameplay ne change jamais, et est toujours… aussi… lent.
  • Le scénario s’il était inexistant ne serait pas gênant, on préfère en mettre un qui soit stupide.
  • Les échanges au coeur du gameplay n’ont pas évolué en plus de dix ans ! Il faut toujours échanger tes bestioles une par une, avec des temps d’attente interminables !
  • Il est de plus en plus difficile, et réalistiquement impossible de finir le jeu à 100%, parce que la majorité des bestioles ne peut être attrapée dans notre version, et que les légendaires ont des conditions d’obtention de plus en plus improbables.

pokéfun

Du coup quand les premières informations sur cette nouvelle génération sont apparues sur la Toile, je me suis dit « Cool un reboot, enfin de vrais chamboulements dans l’univers de Pokémon ».
Nintendo a dû m’entendre, puisqu’ils ont passé les six mois suivants à démonter mes espoirs un par un.

Il y a une nouvelle génération de 150 monstres (environ), et on ne verra aucun des anciens Pokémons se pointer pendant le jeu ! MAIS le jeu est quand même rétro-compatible avec Diamant et HeartGold, parce qu’on a pas eu les noix de couper le cordon hein. Donc à un moment ou à un autre le jeu va te dire « Hé au fait t’as rempli 95% de ton Pokédex local, mais au niveau National il y a plus de 600 monstres à capturer, pauvre daube, va acheter les anciennes versions et tais-toi. »

  • Les décors sont modélisés en 3D ! MAIS on se déplace toujours sur deux axes façon vue de dessus, comme depuis le premier jeu sorti il y a plus de dix ans, à part faire joli ça ne sert à RIEN. Et encore quand je dis joli, c’est une façon de parler vu que le titre est du niveau d’une GBA asthmatique.
  • Les combats sont mieux animés ! MAIS c’est toujours quatre pauvres animations en deux dimensions qui gigotent un peu pour dire qu’elles attaquent. Car avoir des combats en 3D façon Pokémon Stadium c’est vraiment trop demander à une console capable de reproduire Mario 64 depuis sa sortie.
  • Des combats en 3 contre 3 ! MAIS les combats en 2 contre 2 étaient déjà sous-utilisés dans les versions précédentes, j’ai de gros doutes sur la légitimité et la fréquence du 3 vs 3 dans ce cas.
  • Le scénario… ah non on a rien changé, c’est toujours aussi naze en fait. Huit champions d’arène, un prof qui sert à rien, un rival et un pote, une organisation qui veut révolutionner le monde, un monstre légendaire qu’on capturera finger in the nose avec notre unique Master Ball, le Conseil des Quatre, emballé, c’est pesé.

Bref vous aurez compris que Pokémon Noir & Blanc, c’est en fait une fois encore le même jeu. On ne joue pas à Pokémon Version X ou Y, on joue à Pokémon tout court. Et pour ma part, c’est Game Over.

Pokémon Noir c’est Noir, reste-t-il un espoir ?

Il y a deux semaines, je me suis retrouvé au cours d’une discussion à énumérer les différents jeux Pokémon existant à ce jour. En dehors du fait que je sois passé pour un extraterrestre, je me suis rendu compte du ridicule de la franchise. Le schéma qui se dessine ? Une nouvelle génération déclinée en deux versions, suivie d’une troisième version améliorée dans l’année qui suit, suivie d’un remake de l’antépénultième génération. En conclusion, voici donc mes prédictions pour le futur de la franchise :

  • Mi-2011 : Pokémon Gris est annoncé pour la fin d’année au Japon, avec des fonctionnalités bonus exclusives à la 3DS, par exemple un concours de décoration d’intérieur. Arrivée mi-2012 en Europe.
  • 2012 : Pokémon Rubis Passion & Saphir Espoir sont annoncés sur 3DS, avec comme seul ajout les nouveautés mises en place depuis leur sortie initiale. Pour assurer de nombreuses ventes, Nintendo inclut une vuvuzela interactive qui compte le nombre de souffles faits par le joueur, ce qui permet de débloquer un Pokémon inédit pour Noir & Blanc, et accessoirement de tuer 46 enfants par hyperventilation. Une vuvuzela « Lite » moins exigeante est offerte à tous les joueurs pour pallier à ce problème.
  • 2013 : Pokémon Chocolat & Vanille sont annoncés sur 3DS. 180 nouveaux pokémons, et l’introduction de zones accessibles uniquement lorsqu’on se trouve géographiquement à tel ou tel endroit. Par exemple, 10 des Pokémons seront exclusifs à Paris, tandis qu’il faudra aller dans la Creuse puis à Taïwan pour débloquer trois nouveaux accessoires qui une fois échangés quarante fois permettront d’accéder à une île secrète qui contient des secrets inédits.
  • 2014 : Pokémon : Puzzle Ranger Dungeon sort sur Wii, avec une compatibilité Miis, Wii Balance Board, Wii MotionPlus, Wii Vitality Sensor, et Wii Enema. Pokémon Fraise est annoncé en complément des versions Chocolat & Vanille, et profite de fonctionnalités exclusives à la 3DS Lite, dont l’utilisation de la reconnaissance ADN pour créer un Pokémon à votre image unique au monde, amenant le Pokédex à 3 milliards de monstres différents.
  • 2380 : En dépit de la destruction du monde, un individu réussit, après 14 générations d’efforts, l’exploit de compléter le Pokédex national de la version Fraise. Il débloque ainsi un message des développeurs disant « On aurait jamais cru que quelqu’un puisse être aussi con…plètement fan » et est exécuté 10 jours plus tard sur la place publique, ayant volé le dernier réacteur nucléaire de l’Humanité pour recharger sa 3DS Lite.

Ce léger délirium met d’ailleurs fin à cet article. Oui, comme ça.

Pokémon, chroniques d’une saga immobile (1/2)

Ca y est, la cinquième génération de Pokémon est de sortie. Et pour la première fois depuis 1999, je n’achèterai pas un jeu Pokémon. Retour en arrière.

« Dis c’est quoi ton jeu avec des monstres, Poquette Monsteurze machin là ? »

Noël 1999. Pokémon Version Rouge et Pokémon Version Bleue viennent de sortir en France, dans l’indifférence générale. Pendant que la machine marketing démarre lentement mais sûrement chez Nintendo, quelques joueurs connaisseurs découvrent un titre étrange, inédit et bizarrement addictif. Je n’en fais pas partie.

On a tous eu une connaissance, pote ou cousin chez qui on voulait toujours aller parce qu’il avait toujours le dernier jeu vidéo à la mode. C’était mon cas, et si je me souviens encore du jour où on m’a montré le premier jeu Pokémon en français, c’est parce que :

  • On est un jeune garçon qui se bat avec des monstres
  • Le jeu est en français intégral, chose très rare en 1999, surtout dans l’univers du RPG
  • Les monstres ont des attaques faibles ou fortes selon l’adversaire selon une mécanique pierre-feuille-ciseaux à priori évidente (parce que poison > plante < vol > combat > roche voilà quoi)
  • Le jeu est en français intégral, oui je l’ai déjà dit mais même les noms des monstres ont été traduits.

C’est donc en février 2000, un mois avant les débuts de la série animée pub la plus longue de l’Histoire, que je réunis enfin les fonds nécessaires à l’achat de Pokémon Version Bleue. Pourquoi la version bleue me direz-vous ? Parce que le héros y a le même prénom (par défaut) que moi, et ça c’était vraiment trop la classe. Bref je découvre ce petit monde du jeu de rôle simplifié, et la possibilité, que dis-je la nécessité de faire des échanges avec ses potes pour avoir l’intégralité des bestiaux…

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Oui cette photo est dégueulasse mais mon APN vient de me lâcher.

« – Hé, ça te dirait… d’échanger ? – Ouah t’es fou, pas à l’école la maîtresse va nous gronder »

Car pour la première fois rester dans son coin ne permet pas de finir le jeu de fond en comble. Hérésie, il faut carrément sortir de chez soi et aller se sociabiliser avec d’autres possesseurs de Game Boy ! Ah oui, mais d’abord passe à la caisse et paye ton Game Link 10 euros, et oui en 2000 j’étais déjà passé à l’euro.

D’ailleurs ces Foutus. Câbles. D’échange. Parce qu’à chaque nouveau modèle de Game Boy le câble d’échange changeait, parfois donc tu voulais faire un échange avec un pote, mais non ça ne fonctionnait pas parce que ton câble rentrait pas (l’histoire de ma vie) et t’avais aucun moyen de le savoir, tu devais juste subir l’essai/échec répété pour finir par te trimballer avec trois câbles différents, bonjour la portabilité du bouzin. Bref.

Autre frustration : Mew, le 151ème Pokémon qui faisait jaser dans les cours de récré. Parce que là où au Japon et aux US le précieux était dispo lors de pleins d’évènements (sortie du film, distribution gratos chez Toys ‘R’ Us…), en France il fallait être finaliste d’un putain de tournoi national (= être majeur ou accompagné et assez friqué pour se déplacer à chaque nouvelle poule), du coup il y a 16 Mews First Gen officiels dans l’Hexagone, aha suicide.

Tout ça pour dire qu’assez rapidement la Pokémania fait son effet, parce que les gosses c’est rien que des hyperconsommateurs prêts à faire acheter n’importe quoi à leurs parents du moment que ça se collectionne. Du coup, la prochaine fois on arrête le sentimentalisme et on enchaîne tout le reste de la saga.

Nintendo 3DS, premières impressions (3/3)

Après une première prise en mains de la 3DS et de quelques jeux disponibles pour son lancement, voici la troisième et dernière partie de mes impressions sur la prochaine console de Nintendo !

Dans cette dernière partie, je vais donc vous parler des titres qui étaient jouables lors de l’évènement organisé par Nintendo, mais qui n’auront pas la chance de sortir en même temps que la console… Comme la dernière fois, ils sont classés du plus intéressant au plus ignoble, et les plus pressés d’entre vous pourront gagner du temps en ne lisant que ce qui est écrit en gras.

Les jeux qui sortiront après la console, entre le 25 mars et début juin :

  • Kid Icarus: Uprising

Très certainement LE meilleur jeu de la 3DS pour l’année 2011, Kid Icarus est le jeu qui a été intégralement pensé pour la 3DS. Ce jeu d’action aventure se découpait dans sa démo en deux phases bien distinctes : des phases en vol où le héros suit un chemin prédéfini et où l’on tire sur tout ce qui bouge, et des phases à pied semblables à de nombreux jeux d’action/tir à la troisième personne. Dans les deux cas, le jeu est magnifique. Les ennemis arrivent de tous les côtés, des explosions et lasers fusent de toutes parts, c’est un véritable feu d’artifice en 3D qui s’offre à nous, et ô surprise la 3D est utile. La maniabilité combinant touches et écran tactile est surprenante d’efficacité, et pour une fois les dialogues d’un jeu Nintendo sont amusants.
Trève d’éloges, on attend juste ce titre avec beaucoup d’impatience.

  • The Legend Of Zelda: Ocarina Of Time 3D

Plus de douze ans après sa sortie, Ocarina Of Time, le Zelda icônique de la Nintendo 64, s’offre un lifting ainsi que l’affichage en 3D. Malheureusement, comme lors d’un lifting, on a beau mettre des agrafes, on est parfois déçu : le jeu a mal vieilli, très franchement si je n’avais pas lu 36 news parlant des graphismes refaits, je ne l’aurais pas remarqué.
Car malgré sa mise à jour graphique, le jeu reste laid comparé aux autres titres 3DS, et ne disposera d’aucun nouveau contenu. Oui, le jeu est toujours aussi maniable, oui, la 3D fonctionne bien, mais le jeu n’est tout simplement plus d’actualité avec ses polygones coincés dans la génération Nintendo 64. Oui, ce titre est là pour donner un peu d’allure à la ludothèque de la 3DS, mais je le voyais plus comme un titre de lancement, disponible le jour J, ce qui étonnament ne sera pas le cas. Quitte à ne découvrir ce volet qu’aujourd’hui, je vous le conseille plutôt sur Console Virtuelle, c’est moins cher.

  • Resident Evil: The Mercenaries 3D

Si vous attendez un vrai Resident Evil sur consoles portables, il faudra attendre un peu plus longtemps, car ce jeu, comme son nom l’indique, est un simple portage du mode Mercenaries de Resident Evil 4 & 5. Pour les néophytes, on est dans une arène fermée, et on dégomme du zombie plaga en vue caméra à l’épaule pour gagner de précieuses secondes, survivre aussi longtemps que possible, et potentiellement ne pas se trouver à court de munitions. Le jeu est très joli, très maniable, et sa 3D est agréable, mais le contenu paraît beaucoup trop limité pour justifier un jeu complet. C’est typiquement le genre de jeux qu’on trouvera à 10€ dans trois mois, donc si vous êtes fans de Resident Evil et de bourrinage, ne dégainez pas trop vite votre portefeuille.

  • Steel Diver

Ce jeu de sous-marins propose deux jouabilités différentes : un peu de plate-forme/action dans des phases de manoeuvre du sous-marin, et un peu de tir à la première personne lors de phases « au périscope ». A la base prévu pour la DS, ce titre de Nintendo s’annonce assez sympathique et simple à jouer, même si j’ai du mal à voir quel est le public visé. Dans l’ensemble, ce titre semble souffrir du même syndrôme que Pilotwings Resort, à savoir qu’il est là pour combler les trous du catalogue de lancement, bien qu’il soit plus fun.

  • James Noir’s Hollywood Crimes

Enfin un jeu original dans ce monde de suites ! Dans ce titre, derrière la reconstitution d’un Hollywood chic et flashy des années 60, se cache en fait un jeu d’énigmes façon Professeur Layton. La démo que j’ai testé était en fait l’introduction du jeu et ses deux premières énigmes assez simples, bref pas vraiment de quoi juger le titre, mais assez pour attiser ma curiosité. La réalisation du titre à la sauce sixties semble très réussie, plus qu’à espérer que les énigmes présentes soient à la hauteur de ce à quoi nous a habitué notre cher Professeur.

  • The Lapins Crétins : Retour Vers le Passé 3D

Disponible la semaine suivant le lancement de la 3DS, ce jeu des Lapins d’Ubisoft n’est pas une compilation de mini-jeux, mais un nouveau jeu de plate-formes… en 2D à priori. En effet, le titre se joue à la New Super Mario Bros, on va de gauche à droite, on ramasse des bonus et on écrase des ennemis, les éléments du décor s’affichant en 3D devant et derrière ces plate-formes. La courte démo que j’ai pu tester représentait bien l’univers déjanté des Lapins, et le jeu a l’air sympathique, mais très facile, et j’ai peur que le résultat final sonne creux. Wait & see.

  • Dead Or Alive: Dimensions

Pas facile de se faire remarquer quand on a un certain Street Fighter IV 3D en face de soi. Du coup, j’ai eu l’idée de tester ce Dead Or Alive AVANT le meilleur jeu de baston de la console. Eeeeeet… c’était quand même pas terrible. Le jeu est pourtant assez joli, oui mais voilà dès qu’on active la 3D le jeu saccade, bref le moteur physique ne tient plus la route. On ajoute à cela un système de combat un peu fainéant, c’est-à-dire qu’on appuie sur tous les boutons jusqu’à ce qu’on trouve un combo qui fonctionne à tous les coups (sic) et qu’on fera en boucle jusqu’à la fin du jeu. Ceci dit, comme son titre racoleur l’indique, ce jeu trouvera son public grâce à la poitrine opulente de ses héroïnes, que l’on pourra faire bouger avec les capteurs de mouvement de la console, on n’arrête pas le progrès.

  • Léa Passion 3D

3 dimensions, 3 développeurs, 3 mois de développement ! Non je déconne, Ubisoft ne l’a pas fait. Enfin, pas encore.

Dans l’ensemble, le catalogue du lancement de la 3DS s’avère donc très classique, mais aussi inédit dans la mesure où Nintendo laisse sa place aux éditeurs-tiers, car même si on y trouve 90% de licences connues et deux bouses, on y trouve des titres tiers plus inspirés et d’une qualité globale plus rassurante que lors de lancements précédents.

On notera aussi que certains jeux n’étaient pas jouables mais seront tout de même disponibles dès le 25 mars, ce qui porte le nombre de titres disponibles le jour du lancement à 13 :

  • Les Sims 3
  • Super Monkey Ball 3D
  • Rayman 3D
  • Tom Clancy’s Splinter Cell 3D
  • Tom Clancy’s Ghost Recon Shadow Wars
  • Asphalt 3D

P.S. Pour remettre les choses en perspective, voici les catalogues de lancement des 5 dernières consoles :

  • DS : 15 titres, et encore si on se souvient de Mario c’est parce qu’il était déjà sorti avant

Asphalt Urban GT, Mr. Driller: Drill Spirits, Ping Pals, Pokémon Dash, Polarium, Project Rub, Rayman DS, Robots, Spider-Man 2, Sprung, Super Mario 64 DS, Tiger Woods PGA Tour, The Urbz: Sims in the City, WarioWare: Touched!, Zoo Keeper

  • PSP : 9 titres auxquels vous aviez déjà joué sur PS2, et 19 films en UMD, ahahah

Ape Academy, Everybody’s Golf, Fired Up, F1 Grand Prix, MediEvil Resurrection, Ridge Racer, WipEout Pure, World Tour Soccer : Challenge Edition, World Rally Championship

  • Xbox 360 : 16 titres qu’on a préféré oublier, franchement ce lancement c’était un peu la misère

Amped 3, Call of Duty 2, Condemned: Criminal Origins, FIFA 06 En Route Pour la Coupe du Monde, Gun, Kameo: Elements of Power, Madden NFL 06, NBA Live 06, Need For speed: Most Wanted, Perfect Dark Zero, King Kong: le Jeu Officiel, PGR 3, Quake 4, Tetris: The Grandmaster ACE, Tiger Woods PGA Tour 06, Tony Hawk’s American Wasteland

  • Wii : 19 jeux, dont le meilleur fourni avec la console, un portage du dernier bon jeu GameCube, et un pari gagnant pour Ubisoft

Call Of Duty 3, Gottlieb Pinball Classics, Happy Feet, The Legend of Zelda: Twilight Princess, Madden NFL 07, Monster 4×4 World Circuit, Need For Speed: Carbon, Rampage: Total Destruction, Red Steel, Bob L’Eponge, Super Monkey Ball: Banana Blitz, Wii Play, Wii Sports, Cars, GT Pro Series, Les Animaux de la Forêt, Rayman Contre les Lapins Crétins, Super Fruit Fall, Tony Hawk’s Downhill Jam

  • PS3 : Beaucoup trop de jeux (25), aucun titre potable, et le lancement le plus drôle que j’aie jamais vu (mais si, les 3 clients de la Fnac Champs-Elysées, le lancement en demi-teinte sous la Tour Eiffel et le paquebot Microsoft, souvenez-vous !).

Blazing Angels: Squadrons of WWII, Call of Duty 3 : En marche vers Paris, Def Jam : Icon, Enchanted Arms, Fight Night Round 3, Formula One : Championship Edition, Full Auto 2 : Battlelines, Genji : Days of the Blade, Marvel : Ultimate Alliance, Gundam : Target in Sight, Le Parrain, MotorStorm, NBA 2K7, NBA Street 4 Homecourt 2007, Need for Speed Carbon, NHL 2K7, Resistance: Fall of Man, Ridge Racer 7, Sonic The Hedgehog, Tiger Woods PGA Tour 2007, Tony Hawk’s Project 8, Untold Legends : Dark Kingdom, Virtua Fighter 5, Virtua Tennis 3, World Snooker Championship 2007

Nintendo 3DS, premières impressions (2/3)

Et oui, si vous n’en aviez pas eu assez la dernière fois, voici un deuxième pavé toujours trop long parlant de la Nintendo 3DS !

Aujourd’hui, je vais vous parler des jeux de la 3DS, dont une grosse partie sera disponible au lancement de la console. Je rappelle que ces jeux ont été testés fin janvier, mais je ne vous ferai aucun baratin sur le fait qu’ils étaient encore en cours de développement, car on sait tous :

  • qu’un jeu mauvais dans ses premières phases de développement a de grandes chances de rester mauvais pour sa sortie commerciale.
  • que lors de ces évènements promotionnels plein de sympathiques hôtes et hôtesses (qui en plus d’avoir été briefés sur les jeux et sur la console, avaient l’air intéréssés, ça change des bimbostituées du Paris Games Week) s’occupent de nous à renforts de Twix, croissants et Coca-Cola, le tout dans le Carrousel du Louvre. Bref, des conditions de test peu communes qui tentent d’altérer mon objectivité légendaire.

Sans plus attendre, la liste des jeux, triés par intérêt décroissant dans chaque catégorie. Comme précédemment, les plus pressés d’entre vous pourront ne s’attarder que sur ce qui écrit en gras.

Les jeux qui sortiront en même temps que la console :

  • Les cartes de réalité augmentée fournies avec la console

Oui, ça vous surprend peut-être, mais c’est ça le jeu que j’attends le plus. Parce que c’est très très fun, et que ça exploite très bien toutes les possibilités de la console.

Dans le premier jeu, une boîte à surprise sort de la carte posée sur une table. En se plaçant au-dessus de cette carte, la boîte s’ouvre sur un fossé dans lequel des cibles apparaissent. Une fois les cibles abattues, un dragon sort du fossé, et on doit se déplacer (nous, le joueur, en vrai, avec nos petites jambes) autour de la table pour tirer dans les zones vulnérables du dragon.

Dans le deuxième jeu, on doit d’abord se prendre en photo avec la 3DS. Cela fait, des têtes volantes à notre effigie apparaissent autour de nous, on doit alors tourner sur soi-même pour regarder autour de soi et dégommer ces têtes avant qu’elles n’arrivent à nous et cassent la fenêtre de réalité augmentée.

En bref, ces cartes de réalité augmentée fonctionnent car elles tournent le monde autour de nous en dérision façon cartoon, et il est très drôle d’éclater son double maléfique samouraï à coups de balles de tennis. A l’instar de Wii Sports en 2006, c’est clairement ça qu’on fera tester à nos amis, et c’est ce qui les fera acheter une 3DS à leur tour.

  • Nintendogs+Cats

Sans surprise, le jeu qui fera vendre des tankers de 3DS. Vous vous souvenez de Nintendogs, sorti il y a 7 ans ? Et bien là, c’est pareil, mais en plus joli, en 3D, et avec des chats en plus. Une fois de plus, il y aura trois versions différentes pour faire plein d’échanges avec ses ami(e)s façon Pokémon. Bon à savoir pour les fans de chats, il n’y aura que 3 races de chats différentes, toutes présentes dans chacune des 3 versions.

J’avoue avoir ri après avoir mis un chapeau de cow-boy et des lunettes de soleil rose à mon chiot, mais je ne fais clairement pas partie du public visé.

  • Super Street Fighter IV 3D Edition Potaburuentateinmento

C’est Super Street Fighter IV, mais en 3D et sur portable, ce qui est déjà une belle performance en soi. C’est un des jeux sur lesquels l’effet 3D est le plus convaincant, entre
autres grâce à un mode « caméra à l’épaule » pas super jouable mais très spectaculaire. Même en caméra classique, l’effet de profondeur est subtil, mais il est là. Autre nouveauté, on peut utiliser des raccourcis placés sur l’écran tactile pour balancer des coups spéciaux plus simplement.

Si vous possédez déjà Super Street Fighter IV, vous pouvez passer votre chemin, mais pour les autres qui aiment la baston, ce jeu est pour vous.

  • Lego Star Wars III: The Clone Wars

Ma plus grande surprise, surtout en n’étant pas spécialement fan de Star Wars. Les jeux vidéo Lego, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est de l’action, de la plate-forme, des vies infinies et un humour décalé propre aux Lego. Je m’attendais à une énième adaptation, je me suis retrouvé avec un jeu d’aventure joli, drôle, rythmé, et avec l’ambiance sonore grandiloquente propre à Star Wars. De plus, la 3D sert vraiment dans ce jeu, car grâce à l’effet de profondeur on repère immédiatement où est notre personnage, ce qui augure du meilleur pour de futurs jeux de plate-forme.

  • Pro Evolution Soccer 2011 3D

Finies les adaptations de PES pourries chez Nintendo ! Bienvenue donc à l’ambiance audio des stades, à la jouabilité au stick, bref au vrai PES. Malheureusement, on ne pouvait pas changer la caméra dans la démo que j’ai pu tester, du coup on se retrouvait avec une vue caméra à l’épaule, sympathique pour le côté spectaculaire et jeu personnel, mais peu pratique pour jouer en équipe ou en défense. Ceci dit des caméras plus classiques seront disponibles dans la version commerciale. Détail qui peut avoir son importance, les commentaires audio étaient dignes des versions consoles de salon, et seront disponibles en français. Un des meilleurs jeux du lancement, digne de ses confrères sur PSP et PS2, et c’est un non-joueur absolu de PES qui vous le dit.

  • Samurai Warriors: Chronicles

Dynasty Warriors, c’est une licence qui n’a jamais changé mais qui reste toujours efficace. Là, c’est pareil, on dégomme des centaines de samouraïs au Q.I. d’huître sans trop se fouler, en suivant des objectifs sur une carte assez grande. La nouveauté de cet épisode : la possibilité de switcher entre quatre personnages à tout moment. C’est toujours aussi répétitif, les dialogues sont nuls et mal joués, la gestion de la caméra est honteuse, la musique rock nippone est insipide, et les personnages sont caricaturaux au possible. C’est plein de défauts, mais ça reste fun, pour une raison qui m’échappe. Par contre, c’est un des seuls jeux où j’ai vite switché en 2D parce que la 3D me faisait mal aux yeux. Bref, je ne vous le conseille pas particulièrement, à moins d’adorer la saga et d’être intéressé par une version romancée de l’ère Edo.

  • Pilotwings Resort

Le jeu Nintendo qui m’a le plus ennuyé de tout leur catalogue. On est clairement dans le syndrôme « Bonjour je suis une démo technique censée combler le catalogue de lancement et tout le monde m’aura oublié dans quinze jours ». Vous vous souvenez de Pokémon Dash ou de la démo de Metroid Prime Hunters ? Et bien là c’est pareil. On contrôle au choix un avion, un deltaplane ou un jetpack dans des mini-jeux du style « passe à travers les anneaux », « atterris dans la zone cible »… C’est joli, et la 3D est sympathique, mais c’est lent et très, trop lassant… A éviter.

  • Puzzle Bobble 3D

Le titre le plus honteux du lancement de la console, dont la « 3D » est tout simplement absente. Le jeu est exactement le même que tous les autres jeux de la saga, vous devez éliminer des bulles par groupes de trois avant qu’elles n’arrivent en bas de l’écran, ce qui reste assez sympa et addictif. Sauf que la 3D n’est utilisée que pour modéliser les décors ! Et oui, la jouabilité ne se fait que sur un plan en deux dimensions, pour Square Enix créer c’est fatigant, pourquoi se gêner quand on peut faire des portages… Achetez plutôt la version iPhone, c’est moins cher et ça fait la même chose.

  • Ridge Racer 2D, nan je déconne ça s’appelle bien Ridge Racer 3D

Un jeu de course de voitures moche, avec une 3D qui saute et qui fait donc très mal aux yeux, une jouabilité tout en dérapages non contrôlés, des circuits carrés dignes de la PSOne, une ambiance sonore curieusement absente… ai-je vraiment besoin de continuer la liste ? Une preuve de plus que Ridge Racer est une licence qui n’existe que pour s’incruster dans les catalogues de lancement et espérer se vendre sur la physique avantageuse de son héroïne acharismatique. A éviter, en attendant de se moquer un peu plus sur le prochain opus next-gen.

Comme tout cela commence à faire long, je vous garde donc la liste des jeux qui sortiront après le 25 mars pour le prochain article !