Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2018

Le sujet le plus récurrent de 2018, et de loin : les loot boxes, symptôme grandissant de la multiplication des mécanismes de micro-récompenses pour satisfaire le plus grand nombre et conserver ses joueurs le plus longtemps possible. GamesIndustry en parle bien mieux que moi, mais il est évident que le sujet plus global de la manipulation psychologique des joueurs va diviser de plus en plus.

L’ascension flamboyante de Fortnite et d’Epic Games restera un des autres phénomènes marquants de l’année, au point de renverser le traditionnel rapport de force entre éditeurs et consoliers. On commence à parler du jeu en streaming et de jeux-service de plus en plus sérieusement, nous rapprochant inévitablement de systèmes d’abonnement accessibles partout pour remplacer l’achat unique valable sur une seule plate-forme.

De mon côté, 2018 a été une année relativement classique, avec beaucoup de jeux récompensés auxquels je n’ai pas encore eu l’occasion de jouer : Hollow Knight, Dead Cells, Celeste, Assassin’s Creed Odyssey… 33 jeux commencés, 21 terminés, c’est un peu mieux que l’an passé et je commence à rattraper les meilleurs jeux des années passées pour ne pas subir un backlog de folie au début de la prochaine génération. Toujours trois catégories, trois jeux sélectionnés dans chaque catégorie, et un billet à venir par titre, c’est parti !

Les jeux les plus marquants

  • Hitman 2, pour ses systèmes ultra-pointus et le stress des cibles fugitives
  • Furi, pour sa jouabilité extraordinaire et son incroyable bande-son
  • Super Smash Bros. Ultimate, pour sa richesse déraisonnable

Les bonnes surprises

  • Super Mario Party, parce que c’est le premier bon jeu de la série en 10 ans
  • Horizon: Zero Dawn, pour son histoire qui m’a accroché jusqu’au bout
  • God of War, parce qu’il n’est pas le jeu « Last of Us-isé » que je craignais

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

  • The End Is Nigh, le véritable Super Meat Boy 2
  • I Expect You to Die, excellent Escape Game comique en réalité virtuelle
  • Picross 3D Round 2, parce que le picross c’est la vie

Et pour donner un peu de contexte à ce top, voici pour la première fois la liste complète des jeux auxquels j’ai joué cette année, par ordre alphabétique :

  • Call of Duty Black Ops III (coop)
  • Castlevania The Dracula X Chronicles
  • Dandara
  • Danganronpa V3: Killing Harmony
  • Donkey Kong Country: Tropical Freeze
  • Final Fantasy XV
  • Firewatch
  • Furi
  • Getting Over It With Bennett Foddy
  • God of War
  • Grand Theft Auto V
  • Gunpoint
  • Hand of Fate
  • Hitman 2
  • Horizon: Zero Dawn
  • I Expect You To Die
  • Ikaruga
  • Ittle Dew 2
  • Kerbal Space Program
  • La Terre du Milieu : L’Ombre de la Guerre
  • Mario Tennis Aces
  • Minecraft Switch Edition
  • Minit
  • Picross 3D Round 2
  • Red Dead Redemption 2
  • Rogue Legacy
  • Slime-San
  • Spider-Man
  • Super Mario Odyssey
  • Super Mario Party
  • Super Smash Bros Ultimate
  • The End Is Nigh
  • The Last Guardian
  • Thumper
  • Tom Clancy’s Ghost Recon Wildlands (coop)
  • Tom Clancy’s The Division (coop)
  • Trials Evolution Gold

Maintenant que le retard est rattrapé, je reviens dès la première semaine de janvier à un rythme de publication un peu plus raisonnable, avec au moins un article par semaine !

Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2017

La fin de 2017 approche déjà eeeet j’écris ceci en décembre 2018, ces bilans vidéoludiques arrivent de plus en plus tard, ça ne va pas du tout. Allez, on prend ses vitamines et c’est parti pour un second souffle : je vous propose désormais une formule bien plus régulière et personnelle avec au moins un billet d’opinion par semaine, sous un angle subjectif mais toujours analytique. Je causerai toujours principalement de jeux vidéo, mais quelques incartades restent possibles ici et là.

Pour assurer la transition en douceur, attaquons quand même le bilan 2017. 22 jeux commencés, 16 terminés, d’année en année je joue à moins de jeux, mais j’y joue plus, et dans des genres de plus en plus variés. Toujours trois catégories, trois jeux sélectionnés dans chaque catégorie, et cette fois-ci, un billet entier consacré à chaque titre !

Les jeux les plus marquants

Les bonnes surprises

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2016

2016, drôle d’année qui a marqué beaucoup de changements dans le monde du jeu vidéo : le début des consoles demi-génération, la sortie d’arlésiennes en développement depuis les années 2000, des mises à jour modifiant et enrichissant de plus en plus les jeux, les prix sacrifiés de plus en plus tôt, la poursuite de la dématérialisation du média… Tout ceci permet de sortir les jeux plus vite, plus tôt, plus souvent et plus longtemps : si ça marche, on continue le développement, si ça ne marche pas, on arrête les frais. Le jeu vidéo est désormais une affaire de papas et de gestionnaires.

Le slogan de 2016 ? « User engagement », alias la fidélisation : motiver par la satisfaction des clients leur propension à acheter à nouveau en dépit des facteurs situationnels. En bref, si le joueur est content, il n’ira pas voir ailleurs même si c’est mieux ailleurs. C’est le meilleur moyen de se sortir de l’actuelle course à la surenchère, dont les coûts commencent à sérieusement peser sur l’avenir de l’industrie. Une affaire de gestionnaires je vous dis. Dans la pratique, ça devrait donner des jeux moins ambitieux, mais mieux maîtrisés.

Pour ma pomme, 2016 c’était 32 jeux commencés, 19 terminés, et 52 achetés alias 350-balles-de-jeux-auxquels-je-n’ai-pas-encore-touché. C’est moins de jeux qu’en 2015, mais vous comprendrez pourquoi quelques lignes plus bas. D’ailleurs, c’est parti pour ma sélection avec trois catégories et trois nommés par catégorie, comme chaque année !

Les jeux les plus marquants

Ceci n’est pas un montage : les temps de chargement sont parfois de vilains trolls.

En 2016, j’ai passé 200 heures à parcourir les recoins d’un New York froid et dévasté par un attentat biologique. 200 heures, c’est 4,7% de mon temps éveillé en 2016. Si on m’avait dit qu’un jeu de tir mangerait à ce point mon temps libre… Mélangez un excellent système de tir à couvert avec les mécaniques de progression d’un jeu de rôle en ligne, et paf, le mélange fonctionne hyper bien. Le jeu a connu un gros coup de mou l’été suivant sa sortie, mais Massive et Ubisoft ont pris le temps et les moyens de tout remettre au propre courant octobre, mea culpa qu’on ne peut que saluer.

Jamais un jeu vidéo ne m’a rendu aussi triste pour les bonnes raisons. D’une part je ne m’arrange pas avec l’âge, mais d’autre part Soldats Inconnus est tout sauf un tire-larmes facile. On s’attache à ces personnages, arrachés de leur quotidien paisible par l’horreur de la Grande Guerre, et pourtant on sait dès le départ que tous ne survivront pas au voyage… Son histoire touchante fonctionne aussi de par son interactivité, avec des puzzles sympathiques assez simples pour qu’on enchaîne les scènes et suffisamment variés pour qu’on ne s’ennuie jamais.

Adam Passion cacher des corps n’importe comment

En bon consoleux, j’ai découvert Deus Ex en 2011 avec le reboot / prequel Human Revolution, un des rares jeux abordant avec intelligence des problématiques de société. L’attente était forte -5 ans, c’est long- pour Mankind Divided, et si son scénario laisse à désirer et que l’évolution des compétences d’Adam Jensen est trop calquée sur celle du jeu précédent, force est de reconnaître que c’est peut-être le meilleur monde ouvert auquel j’ai joué. Les missions secondaires sont toutes intéressantes, chaque lieu, chaque personne qu’on croise est lié au reste de l’univers du jeu, on y croit et c’est assez fou.

En tapant cet article, j’ai retrouvé mes captures d’écran d’Uncharted 4. Et à peine 6 mois après l’avoir fait, j’ai déjà oublié toutes les scènes dont j’ai fait des captures d’écran. Autant vous dire que niveau « jeu le plus marquant », c’est loupé. PAR CONTRE, la superbe scène de poursuite à Madagascar brouille parfaitement la frontière entre phases de contrôle et scènes scriptées. La dernière fois que j’ai vu un jeu relever le niveau à ce point, c’était God of War III, et j’ai hâte de voir comment d’autres studios prestigieux vont s’approprier ce genre d’idée.

Les bonnes surprises

Image entièrement réalisée avec le chouette mode photo du jeu

Mad Max fait partie de ces jeux de transition, commencé un peu à l’arrache en décembre 2015 et fini début 2016. Le jeu en monde ouvert mélangeant action à la Batman et poursuites à la Burnout n’invente rien de fou, n’est pas hyper mémorable et souffre de la comparaison avec le film sorti la même année, mais c’est un peu la nouvelle Ombre du Mordor pour moi. Un gameplay terriblement efficace, un univers aux petits oignons, et quelques bugs rigolos. Rouler à fond de balle à la recherche d’un abri de fortune sous une tempête d’éclairs, ça n’a pas de prix.

J’avais joué à une démo de The Last of Us sur PS3, et son introduction -qui a déjà très mal vieilli- ne m’avait pas convaincu. Suivant le conseil de gens de confiance, j’ai fini par retenter le coup sur PS4. Et… dans ses moments les plus scriptés, The Last of Us n’est pas un très bon jeu vidéo : ses phases d’infiltration sont ratées et ses phases d’action mollassonnes. Heureusement, il y a ces moments où le jeu lâche la bride et nous laisse explorer les restes d’un monde plus dévasté par l’Homme que par l’Apocalypse elle-même. Ces phases d’exploration urbaine et de découverte sans objectif précis sont de vrais moments mémorables où The Last of Us brille par son écriture et son sens du détail.

Shovel Knight -l’épisode originel bientôt renommé Shovel of Hope- figurait déjà dans mon top de 2014. Deux ans plus tard et suivant son programme de contenus gratuits financés par sa campagne Kickstarter, le jeu a enfin accueilli une nouvelle campagne centrée sur un des boss du jeu. Plus qu’un rhabillage des niveaux, on a droit à une adaptation de certaines séquences, de nouveaux bosses, mais surtout des mouvements refaits de A à Z apportant une vraie fraîcheur au jeu. Et c’est gratuit si vous achetez le jeu de base avant le prochain printemps !

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

Infinifactory est une simulation de chaîne de montage… Mais pas que, car il fait partie de ces jeux qui vous rendront plus intelligents. Niveau après niveau, le jeu distille avec génie ses idées loufoques et nous guide sans qu’on s’en rende compte. Chaque fois qu’on pense avoir LA solution universelle, un nouvel obstacle apparaît pour nous forcer à penser autrement. Et ce n’est jamais frustrant car l’essai/échec est extrêmement simple et rapide, et parce que la vraie solution est toujours là, à portée de main, juste 5 minutes de plus et oups il est 2h du matin.

Il aura fallu 12 années de développement à un argentin fan de Metroid pour développer seul un remake complet de l’épisode Game Boy, et 12 heures à Nintendo pour balayer ce travail d’un revers d’avocat. C’est dommage, car Another Metroid 2 Remake remplit très efficacement le vide laissé par l’absence d’épisode canonique depuis 2010. Le défi -moderniser façon Zero Mission le jeu le plus désuet de la série- était de taille, et non content de recréer parfaitement la physique et les mouvements des épisodes Game Boy Advance, le jeu apporte quelques idées originales plutôt bien pensées. A faire absolument pour les fans de la série.

Grow Home, sorti de nulle part, était une belle surprise de 2015. Un an plus tard, Ubisoft récidive avec une suite qui marque tous les bons points de ce qu’une suite devrait proposer. Plus grand, plus riche, plus fluide, plus beau et moins frustrant, c’est une nouvelle bouffée d’air frais, c’est l’aventuuure. Comment ne pas aimer un jeu qui vous donne comme mission principale : « Retrouvez mes autres zirgouflex. Vous avez toute ma pastèque. » ?

Bref, 2016 a été une très, très belle année pour le jeu vidéo. Le plus chouette, c’est qu’il me reste à découvrir une grande partie de sa cuvée : The Witness, Oxenfree, The Last Guardian, Hyper Light Drifter, Salt & Sanctuary, Firewatch, Rise of the Tomb Raider, Dark Souls III, Final Fantasy XV… De quoi démarrer 2017 plus que confortablement !

Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2015

En avant 2016 ! Et en avant pour le traditionnel bilan annuel ! Beaucoup trop d’enthousiasme dans ce début de post !

2015, c’était pour moi 40 jeux commencés, 29 terminés, eeeet 47 jeux achetés, rechute consumériste après un court moment d’espoir lors du bilan précédent. Moins de jeux joués certes, mais pas moins de temps de jeu, car si j’ai joué à moins de titres, j’ai surtout joué à des titres bien plus riches que les années précédentes. Je vous en reparle plus bas.

Premier bilan : après quelques bourgeons l’année précédente, 2015 est ENFIN la première année de la nouvelle génération… avec ses hauts et ses bas. Les gros titres ne manquent pas d’ambition, mais on commence sérieusement à sentir un certain double tranchant. Malgré les retards à répétition, les jeux sortent dans un état limite injouable à leur sortie, avec un contenu de plus en plus famélique, des performances techniques aux fraises, et des pans entiers de contenus et systèmes sacrifiés à l’autel du sacro-saint jour de lancement. De quoi pousser quelques coups de gueule, surtout quand au même moment fleurissent les précommandes à 6 mois de la sortie, les contenus additionnels sans contenu et développés à la va-vite, les Season Pass opaques et hors de prix… Bref, les gros titres sont de plus en plus survendus, plus que jamais faites vous votre propre idée avant d’acheter, la presse JV est là pour ça.

Zéro originalité dans ma liste de jeux avec deux licences « originales » cette année : The Order « Gears of War en plus court » 1886 & Mad « un petit air de Batman » Max. J’ai même joué à 5 suites de jeux indé, cette tristesse. Heureusement, derrière pas mal de suites se cachait un véritable renouveau pour pas mal de licences cette année, très bonne surprise.

Le slogan de 2015 ? « Partout, sauf sur Wii U ». Nintendo a réussi l’exploit d’enterrer simultanément ses deux consoles, tout en se mettant aux contenus additionnels cradingues et aux jeux pas finis. Judas. Pendant ce temps, Sony ressuscite les vieilles licences, gagne la faveur du public sans sortir de jeux, et fait revenir femme et santé sur consultation (biffer les mentions inutiles). Un indice de leur force de frappe médiatique ? Ils ont présenté leur casque de réalité virtuelle DIX fois en 2 ans sans annoncer prix, date de sortie, ou contenu de lancement. Balaise.

Trève de billevesées, comme chaque année, trois catégories, trois nominés par catégorie, tous pas forcément sortis en 2015, c’est parti !

Les jeux les plus marquants

PhantomPain

J’ai une affection toute particulière pour Metal Gear Solid, comme en témoigne ma participation à ce podcast sur la franchise. Ground Zeroes m’avait déjà beaucoup plu, et je ne pensais pas que The Phantom Pain irait plus loin à ce point. Le jeu est magnifique, ses systèmes de jeu sont imbriqués et réglés avec une précision chirurgicale, et son rythme oscille parfaitement entre longs repérages au calme, infiltrations progressives et situations d’urgence. Par contre, jamais de mémoire l’amputation d’un jeu n’a été aussi visible et violente. C’est peut-être ça, La Douleur Fantôme…

inFAMOUS Second Son

J’avais trouvé les 2 premiers inFAMOUS un peu mous, c’est pour cette raison que Second Son traînait sur mon étagère depuis un an, acheté sans grande conviction avec ma PS4 car c’était selon la critique un des seuls bons jeux de la machine. Et que j’ai aimé ce monde ouvert grunge ! C’est un vrai chouette simulateur de super-héros, avec des pouvoirs grisants et une ambiance aux petits oignons. C’est beau, c’est fluide, c’est BIEN, et pour ne rien gâcher ça contient en bonus un chouette jeu en réalité alternée (ARG).

ArkhamKnight

Après le monde ouvert d’Arkham City, difficile d’imaginer ce que sa suite pourrait ajouter à la recette Batman. Et puis Arkham Knight est arrivé en Batmobile, multipliant toutes les phases de jeu par 2, rien que ça. Le monde est plus grand, mieux rempli, plus immersif, les combats sont plus pêchus, et si les fans du Chevalier Noir devineront la fin assez vite, le voyage garde de très bonnes surprises dans son sac.

Les bonnes surprises

Undertale

Fait étrange : personne n’a vu venir Undertale, pourtant financé collaborativement a mille pourcents il y a 2 ans et demi. Jeu de rôle faussement rétro, c’est surtout une expérience narrative qui joue jusqu’au bout avec les codes du genre. Chacun de vos choix comptera, et chacune de vos contradictions vous sera gentiment lancée à la figure là où vous ne vous y attendez pas. Le tout est accompagné d’une bande-son de feu (un morceau par moment de jeu), jouez-y au lieu de regarder un Let’s Play, ce serait passer à côté de 50% du jeu.

GrowHome

Ironie du sort : la meilleure simulation d’escalade de tous les temps n’est pas un Assassin’s Creed, mais une production Ubisoft de bien plus petite envergure et un peu sortie de nulle part. Petit robot aussi agile qu’un bébé ivre, vous devez grimper toujours plus haut à la force de vos bras de mousse et à l’aide d’une végétation qui n’attend que vous pour pousser vers le Soleil. Chaque chute a beau nous faire perdre du temps, on admire et on se laisse aller, porté par le vent sous une pâquerette ou une feuille d’arbre. Zen.

SleepingDogs

Oui, j’arrive après tout le monde. Sleeping Dogs, initialement sorti en 2012 et enfin pas trop moche sur PS4, est un peu rigide, un peu laid, et très classique dans sa structure. MAIS il dégage une aura inégalée que les fans d’Infernal Affairs (Les Infiltrés pour le remake) adoreront. L’ambiance d’Hong Kong et ses triades est là, avec ses quartiers flamboyants, ses luttes de pouvoir, ses vengeances familiales et ses coups de traître. C’est simple : TOUS les personnages sont attachants et crédibles, jusqu’à votre pauvre voiturier que vous laisserez plus d’une fois seul au milieu de l’autoroute. Mais bon, c’était urgent, j’avais karaoké.

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

AxiomVerge

Vous aimez Metroid, pardon, Super Metroid ? Axiom Verge en est une copie carbone, du genre qui en mange trois fois par jour. De l’ambiance sci-fi cradingue aux mécaniques plate-forme/action millimétrées, en passant par un monde qui s’ouvre à vous au fil des améliorations débloquées, tout ce jeu respire l’amour du classique de Nintendo. Oh, et sa bande-son techno-flippante défonce aussi.

DualDestinies

Phoenix Wright, dépassé ? OBJECTION ! Le meilleur avocat de la planète (100% de réussite, ça ne s’invente pas) est de retour dans ce 5ème épisode canonique, et le premier de la série en 3D. Au-delà de l’aspect graphique ce nouvel épisode n’a pas de grosses nouveautés, mais encore une fois le scénario est maîtrisé de bout en bout, pas une seule affaire n’est ennuyeuse et l’humour est omniprésent. Attention par contre, le jeu est en anglais et en dématérialisé uniquement, mais reste un très bon opus pour démarrer la série.

TheOrder1886

The Order c’était un peu le gros jeu PS4 que tout le monde attendait. Le Gears of War de Sony. Sans multijoueur et avec son unique mode de jeu bouclé en 5-6 heures, forcément ça déçoit un tantinet. Passé ce cap, The Order reste quand même un jeu très convaincant. Le Londres victorien fantaisiste de Galahad intrigue, les phases de tir sont nerveuses, le personnage répond au doigt et à l’œil… Et c’est magnifique. A ne pas manquer si vous avez une PS4, surtout à une vingtaine d’euros.

Mentions spéciales hors catégories : Final Fantasy XV Episode Duscae & Rocket League

Oui, je vous parle bien d’une démo d’un jeu qui lui n’a pas encore de date de sortie. Je ne suis pas un grand joueur ou fan de Final Fantasy, mais l’orientation action de cet épisode m’intrigue depuis son annonce. Et la démo -un peu compliquée à obtenir- a confirmé mon attente : FFXV a le potentiel pour nous mettre de grosses baffes dans la tronche. Mais vous en parler plus serait gâcher la surprise.

Et puis il y a Rocket League. J’ai un vague souvenir de Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle Cars, un jeu de bagnole très arcade ou on devait placer un ballon géant dans une zone adverse. C’était un jeu PS Plus, c’était pas fou, mais rigolo. Flash forward à l’été 2015, où Rocket League, son successeur, sort et est offert aux abonnés PS Plus. Simplifiant et peaufinant à l’extrême le concept de foot avec des voitures, il est rapidement devenu le jeu-de-la-pause-déjeuner-au-bureau auquel on joue encore aujourd’hui. La marge de progression dans la maîtrise du véhicule est énorme, les possibilités tactiques ultra nombreuses, et surtout on peut jouer à 4 sur un même écran. C’est bien simple, je n’avais pas vu cela depuis Street Fighter IV.

Tout ça pour dire qu’une fois encore en 2015, les jeux vidéo ont continué à me surprendre pour le meilleur et pour le pire, et qu’avec tous les gros jeux de début 2016 ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Sceaux d’approbation vidéoludiques, édition 2014

2015 touche à sa fin, quel meilleur moment pour vous parler des meilleurs jeux de 2014 ? Hein ? Vous auriez préféré ça fin 2014 ? Ah oui.

Je vais vous avouer quelque chose : les trois quarts de cet article étaient écrits il y a un an, dont le bilan. Et puis j’ai complètement largué ce blog. Depuis le début du blog, et particulièrement ces deux dernières années, je cherchais une forme différente des autres contenus du Web, sans jamais vraiment trouver. Aujourd’hui, je reviens à la base : j’ai simplement envie de vous parler de mes passions, dont le jeu vidéo. Cet article est donc une première étape de transition vers un blog avec des billets beaucoup plus réguliers, quitte à ce qu’ils soient un peu plus bruts.

En 2014, j’ai joué à 53 jeux, 46 jeux commencés, 39 jeux terminés. Et 40 jeux achetés, ce qui veut dire que pour la première fois depuis que je fais ce petit exercice, j’ai réduit mon backlog. Une lueur d’espoir.

Et il y a besoin d’espoir, car si 2013 était l’année de l’attente, 2014 était l’année de la déception. Fin 2013, tout le monde s’accordait à dire que la nouvelle génération Xbox One / PS4 n’était pas encore là, et force est de constater qu’un an plus tard la transition est tout sauf terminée. Les nouvelles consoles manquent toujours de fonctionnalités promises lors de leur annonce, la majorité des gros titres sont sortis bâclés, creux, en retard… Même les joueurs n’ayant pas encore fait le saut générationnel en payent le tribut avec des versions PS3 et Xbox 360 dégradées, tronquées et mal optimisées.

Tendance du moment, le jeu vidéo passe du produit au service à la carte : jeu en ligne payant, titres non fonctionnels au lancement, correctifs à répétition, contenus téléchargeables payants de moins en moins riches, micro-transactions… Paradoxalement, les jeux n’ont jamais été aussi vastes et riches en possibilités, mais le contenu réellement présent de base est de plus en plus pauvre. En développement, ça correspond en général à… la phase alpha.

2014 était aussi l’année des nouvelles-licences-qui-n’en-sont-pas-vraiment, en témoignent les deux titres « originaux » auxquels j’ai joué, « Assassin’s Creed Temps Modernes » Watch_Dogs et « Assassin’s Creed Seigneur des Anneaux » L’Ombre du Mordor.

Originalité toujours avec Nintendo, l’éternel cas à part, qui a inversé la vapeur en concentrant ses efforts sur Wii U et en relâchant la bride de la 3DS. Oups, déjà trop tard pour une Wii U morte née tandis que la 3DS entame doucement sa chute. C’est toujours mieux que la Vita qui ne subsiste plus que grâce à quelques rares jeux de niche, Sony concentrant tous ses efforts sur une PS4 qui cartonne.

Et sans plus attendre, comme chaque année, trois nominés pour autant de catégories, des titres pas forcément sortis en 2014, c’est parti !

Les jeux les plus marquants

GTA V

Pour moi, ce qui fait un bon GTA, ce ne sont pas les innombrables possibilités qui vous sont offertes, ni son écriture gavée de références aux meilleurs films de gangsters. C’est le scénario au service du gameplay, un prétexte formidable aux situations délirantes dans lesquelles le jeu nous transporte. Et là chapeau bas, Rockstar s’est lâché avec un fabuleux trio de héros qu’on zappe -littéralement- à loisir. Et encore, je n’ai pas joué à GTA Online.

Rogue Legacy

Mettez cette musique d’ambiance avant de lire ce paragraphe. Je me rends compte au fil des ans que trop peu de gens ont joué aux extraordinaires Castlevania 2D de l’époque Game Boy Advance / Nintendo DS. Depuis plus d’un an je gardais cet héritier spirituel au chaud, sachant qu’il me dévorerait tout cru une fois lancé. Une bonne centaine d’heures plus tard, je peux vous garantir que vous ne regrettez pas d’y mourir en boucle. De toute façon ce n’est pas grave, vous reviendrez chaque fois un peu plus fort, jusqu’à ce que vous triomphiez de l’adversité.

Metal Gear Solid V Ground Zeroes

Snake est de retour… ou plutôt de passage. Metal Gear reprend enfin les bonnes idées de ses concurrents -coucou Splinter Cell- y ajoute les siennes, et mélange le tout à la cuillère, pas au shaker. Le cocktail est très bon, mais nous laisse sur notre faim après ses trois heures de jeu. Pas parce qu’il est maigre en contenu, mais plutôt parce qu’on veut la suite. Seul regret, le scénario qui n’ose toujours pas le reboot et préfère s’inscrire dans la continuité de Peace Walker, auquel personne n’a joué. Soit.

Les bonnes surprises

La Terre du Milieu : L’Ombre du Mordor

Mélangez Assassin’s Creed Revelations & Batman Arkham City dans un grand saladier, ajoutez-y le bestiaire générique du Seigneur des Anneaux, et pouf miracle vous obtenez un très bon jeu. Magnifique avec des animations de combat à tomber, des mécaniques de jeu très bien imbriquées et une montée en puissance parfaitement huilée, et si c’était ça la vraie next-gen ? Mention spéciale au doublage français, avec des uruks caragorophobes à souhait (sic).

Hyrule Warriors

J’ai un aveu à vous faire : j’ai beaucoup trop joué aux Dynasty et Samurai Warriors sur PS2. La licence m’avait lassé à cause d’un studio sortant trop de jeux trop régulièrement au détriment de la finition et avec un moteur accusant toujours une génération de retard. Mais avec l’exigence légendaire de qualité de Nintendo, autant vous dire que les amateurs de baston crétine n’ont pas fini de s’amuser. Seul regret : la coop en écran séparé est injouable tellement elle rend le jeu moche et lent.

Tomb Raider Definitive Edition

J’ai enfin comblé un trou dans ma culture vidéoludique et fini tous les Uncharted, c’était très très bien ! Et quel meilleur moyen de boucler la boucle que de jouer au portage PS4 du reboot de Tomb Raider, largement inspiré de la saga de Naughty Dog elle-même inspirée de Tomb Raider ? L’ambiance est au top, avec des séquences d’anthologie dans des décors magnifiques, et un gameplay aux petits oignons. Un nouveau départ très convaincant pour la série.

Les jeux à côté desquels vous êtes certainement passés et c’est bien dommage

Castlevania: Lords of Shadow 2

Je sais très bien que vous avez déjà oublié ce jeu pourtant sorti en février. Certes, il est bourré de défauts : un scénario et une direction artistique faiblards, des allers-retours trop fréquents et des temps de chargement infinis. Mais ça reste tout de même un bon disciple de God of War avec une jouabilité exemplaire, une montée en puissance du héros très agréable et quelques boss que vous n’oublierez pas de sitôt. J’espère juste ce ne sera pas le dernier pieu dans le cœur d’une chouette franchise.

Professor Layton vs Phoenix Wright: Ace Attorney

Ça y est, cette fois c’est vraiment la dernière aventure du Professeur Layton, sortez les mouchoirs. J’étais curieux de la façon dont ces deux licences ayant vraiment peu en commun fusionneraient. Surprise : plus qu’un mélange, c’est carrément une sublimation du meilleur des deux mondes qui nous est proposée. Les mécaniques de jeu propres à chaque licence sont améliorées et alternées de sorte à ce qu’on ne s’ennuie jamais, et le tout est accompagné de magnifiques musiques symphoniques qui donneront des frissons aux fans. Un beau bouquet final pour le professeur gentleman.

Fez

On a tellement entendu parler du créateur de Fez qu’on en oublie presque son coup de génie. Car sous ses airs de petit jeu indé se cache en fait une vraie perle équilibrée, riche, intelligente, innovante. C’est bien simple, aucun titre d’un éditeur majeur ne m’a apporté autant de fraîcheur depuis l’ère 16 bits. Fez exploite jusqu’à l’extrême des mécaniques très simples d’accès, pour moi au même niveau de perfectionnisme qu’un Super Mario Galaxy. Chapeau.

Mention spéciale hors catégories : Shovel Knight

Jeu inclassable réservé aux nostalgiques des Mega Man NES (oui, c’est un segment très pointu), Shovel Knight a été financé collaborativement avec succès, et développé par des anciens de WayForward (souvenez-vous, le bouton câlin). Le jeu est une vraie lettre d’amour au jeu de plate-forme 2D rétro, avec juste ce qu’il faut de moderne : des contrôles répondant au quart de tour, des pics qui tuent en un coup, des ennemis qui vous envoient dans le vide au pire moment, des musiques 8-bit entraînantes, une grenouille qui fait les pires blagues possibles, et le Roi Carpomme mi-carpe, mi-pomme.

Là où les gros poids lourds m’ont dans l’ensemble plutôt déçu (Assassin’s Creed Unity, Watch_Dogs, Super Smash Bros…), ce sont au final les jeux ayant tenté de nouvelles choses qui m’ont convaincu, et heureusement, ils étaient nombreux. Reste à savoir si 2015 verra enfin arriver de bons gros jeux PS4, et si Zelda Wii U sera le chant du cygne de Nintendo avant la prochaine génération… Note : lol Zelda en 2015.