Quand je fais mes courses à l’étranger…


… Ça donne plus ou moins la même chose que lorsque j’achète en France : beaucoup de sucre. Et des Cup Noodles (nouilles instantanées) histoire de faire couleur locale.


Et à gauche c’est du thé glacé à la cerise. Pas mauvais, mais ça casse pas trois pattes à un panard non plus. Et à droite du lait giga-pasteurisé (à se demander s’ils n’ont pas pasteurisé le lait, l’emballage, la vache, le fermier, et l’ensemble de la chaîne de production).

Tintin et les Bananes Bleues


Pour commencer, vous aurez remarqué qu’au Japon, le sol est penché à 90°. Ce qui demande un petit temps d’adaptation.
D’autre part, on y trouve des concepts aussi puissants que la Banane Bleue.

La Banane Bleue (avec deux majuscules) a beaucoup de cordes à son arc :
– Elle est bleue.
– Elle est au chocolat.
– Il y a des trucs sucrés de toutes les couleurs dessus (j’appelle ça des vermisucres, miam).
– Elle est bleue.

Trouvée sur un stand près du parc de Ueno (là où beaucoup de japonais, que nous appellerons aujourd’hui Mitsuhirato, vont pique-niquer pour fêter la floraison des cerisiers), la Banane Bleue se déplace en troupeau, croisant même parfois le chemin d’autres gourmandises telles que la sucette Hello Kitty, le chewing gum Pokémon, ou bien sa rivale de toujours la Banane Rose (tous ces produits existent vraiment). Pour en attraper une, pas besoin d’un harpon ou d’une Pokéball, seuls quelques Yens (des petits objets ronds métalliques que les Mitsuhirato s’échangent entre eux avec un grand sourire et en clamant « Ah les gâteaux ! Ah les gâteaux ! ») suffisent. La chasse à la Banane Bleue est normalement réservée aux enfants Mitsuhirato, friands de cet aliment nécessaire à leur croissance (indispensable pour pouvoir un jour lancer des Kaméhaméhas). Mais quitte à jouer les touristes, autant l’être jusqu’au bout des tongs.

Et vous savez ce qu’est l’enrobage bleu de la banane ? Du chocolat blanc. Ce pays est génial.

Bienvenue au pays du Soleil levant (et du karaoké)


Et oui, comme certains d’entre vous le savaient peut-être, je suis au Japon, le pays des sushis, des sumos, des samouraïs, et de tout un tas d’autres choses qui commencent par un s.
Le Japon, c’est avant tout un tas de petites choses, de détails. Parce qu’un pays et une culture ne peuvent pas vraiment être résumés à deux ou trois mots. Et ça m’arrange bien, parce que ça va me permettre de faire plein de posts.

Mais bon, il faut bien commencer par quelque chose, donc commençons.

Les Japonais sont extrêmement serviables. Attention, j’ai dit serviables, pas cons. Le japonais de base -que nous appelerons Pikachu pour des raisons de simplicité- ne te prêtera pas 100 balles comme ça (il faudra préalablement remplir une dizaine de formulaires). Par contre, si t’es paumé, Pikachu n’hésitera pas à te conduire jusque chez toi, et ce même s’il ne parle pas un mot d’anglais. Pikachu ramassera ton portefeuille que tu as fait tomber et courra pendant 2 kilomètres s’il le faut pour te le remettre en mains propres.
Un exemple ? D’abord, rien qu’à l’aéroport, l’étudiant de mon université d’accueil -appelons-le Toshiba- qui m’attendait parlait français. Et pas un français façon Tarzan, Van Damme ou Joey Starr. Du vrai français qui sent bon le camembert. Après 2 ans d’études de la langue.
Bon, okay, autre exemple pour les sceptiques. Beaucoup de japonais ne parlent pas du tout anglais (un peu comme les français en fait), MAIS Pikachu arrivera toujours à t’expliquer avec clarté et précision qu’il fallait prendre la troisième à gauche après le rond point, puis la seconde au milieu, traverser la rivière à la nage et ouvrir la porte avec une clé à molette. Véridique.
Comme je l’ai dit, il y a une différence entre être serviable et être con. Car Pikachu aura beau t’expliquer comment monter ton meuble Ikéa sans les mains, il ne le fera pas pour toi. Question d’honneur (à moins qu’ils soient tout simplement des feignasses). Pikachu te donnera les clés pour réussir, à toi de trouver comment ouvrir la porte.
Et après une belle expression comme ça, je pense que je peux arrêter de parler pour aujourd’hui. Parce que je ne suis pas japonais, et que je ne suis pas du tout modeste.