Traductions à la Pelle (IX)

Double dose, parce que c’est tellement bon :

 « Au cas où l’ordinateur gèle, nous avons peur, nous ne pouvons donner le mot de passe. Veuillez appeler l’équipe Cloche pour de l’aide. » La phrase parle d’elle-même, surtout la première partie.

Traductions à la Pelle (VIII)

(suite de ceci, et à suivre par là)

Au Japon, on ne rigole pas avec la sécurité : même les caméras de surveillance sont sous surveillance.

Jankenpon

… ou plus exactement Jan Ken Pon, certainement le jeu le plus simple du monde, et un des plus anciens.En français, Pierre-Feuille-Ciseaux. Le jeu qu’on emporte partout avec soi, que tout le monde connaît. Pas besoin d’expliquer les règles, vous les connaissez aussi.
Il y a une chose que je tente d’expliquer aux gens depuis des années, c’est pourquoi il ne faut JAMAIS autoriser le puits comme nouvel entrant. Car il détruit tout l’équilibre du jeu ! Un peu de maths :

Feuille > Pierre
Pierre > Ciseaux
Ciseaux > Feuille

Parfaite égalité, chaque élément vainc et est vaincu par un et un seul autre. Maintenant, voyons la même chose avec le puits :

Puits > Pierre & Puits > Ciseaux
Feuille > Pierre & Feuille > Puits
Pierre > Ciseaux
Ciseaux > Feuille

Le puits et la feuille sont donc clairement avantagés. La seule façon de rééquilibrer le tout, c’est soit d’enlever le puits, soit d’ajouter un ou deux nouveaux éléments, mais cela devient vraiment trop compliqué.Voilà, après cette minute de culture tout à fait inintéressante, mais pas tout à fait inutile, je vous souhaite une bonne journée, et promis dès demain j’arrête les titres incompréhensibles.

Shinkansen

J’ai pris le shinkansen aujourd’hui, pour la première fois de ma vie. Le shinkansen, c’est l’équivalent du TGV chez nos amis nippons, tout aussi chauvins que nous par rapport à leur belle technologie en matière de transports.
En anglais, le shinkansen se nomme « Bullet Train », alias le train qui va aussi vite qu’une balle de revolver. Et ça, c’est plutôt rapide. Plus de 300km/h, relie Tokyo et Kyoto bien plus
rapidement que par n’importe quel autre moyen de transport, autant dire que la Route de Kyoto du temps des samouraïs, c’est un peu surfait.Deux grandes différences subsistent cependant entre les modèles français et nippons, en dehors des aspects purement techniques :

  • le shinkansen n’est jamais en retard, et pour cause : il ne s’arrête pas plus de 3 minutes à chaque gare, autant dire qu’il faut sauter dans le train illico presto, sous peine d’atteindre le suivant une heure plus tard.
  • le design intérieur, Waow. C’est tellement bien pensé. Il y a de la place pour tout le monde, on pourrait installer Michael Moore sur ces sièges sans débordement (oui j’assume mon mauvais goût). Alors que déjà dans notre TGV national, c’est pas évident de bouger lorsqu’on est assis à côté d’une personne… en… surpoids dirons nous. En gros, la seconde classe nippone, c’est notre première classe à nous.

Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est un détail auquel nous, français, n’aurions JAMAIS pensé : les sièges peuvent tourner. Je m’explique : les banquettes sont constituées de 3 sièges, et il y a assez de place entre 2 banquettes (l’une devant l’autre) pour en tourner une à 180°, et, magie du spectacle, on se retrouve avec deux banquettes face-à-face. Ce qui permet à une famille classique de passer le voyage réellement ensemble, comme s’ils étaient autour d’une table ! Et ça fonctionne également dans l’autre sens : combien de fois avez-vous rêvé de ce genre de choses dans le TGV, lorsque vous aviez un môme de 3 ans essuyant sa morve sur vos genoux durant tout le trajet Paris-Marseille ?

Parfaite illustration du talent des japonais pour le design, le gain de place et la praticité… Un peu comme le Jankenpon, dont on parlera demain.

La Minute Business & Gastronomie

… Avec un encodage audio et vidéo complètement à la ramasse, et je m’en excuse.

 

The Annoying Dude

Tout a commencé avec ce dessin, vu dans un livre de traduction :

Un bonhomme totalement anonyme, dans un décor assez vide. MAIS le personnage est au mauvais endroit, et a cette expression sur le visage qui en dit beaucoup… IL SAIT QU’IL EST AU MAUVAIS ENDROIT, ET IL S’EN AMUSE.
Regardez la contrariété de l’autre protagoniste, il est passablement énervé ! Mais l’autre l’ignore, et continue à marcher sur la pelouse, l’esprit joyeux et tranquille…

Mais ce n’est pas la première fois que cet Annoying Dude se met là où il ne faut pas… D’où la naissance d’une série de posts qui lui est spécialement dédiée.
Pour commencer, les vacances de l’Annoying Dude en Normandie, 1945.

Quand y’en a marre, y’a Black à part

J’ai testé pour vous : le chewing Black Black Gum, de Lotte.
Le principe est simple : c’est un chewing-gum, et il est noir. Gris-noir pour être plus précis, et gris virant vers le grisâtre au fur et à mesure de sa consommation. On peut lire sur le paquet « Hi-Technical Taste and Flavor », mais j’ai tout de même un peu de mal à voir comment un chewing-gum peut être « hi-tech ».Je conçois tout à fait une image hi-tech, comme le prouvent les emballages individuels de Black Black Gum. Ici, on a plutôt affaire à une image classe, genre New York by Night, en noir et blanc. Après tout des gens sont payés pour vous convaincre que lorsque vous mâchez un chewing-gum, vous vous imaginez bras-dessus bras-dessous avec la femme de l’ambassadeur. C’est un concept très puissant tout de même.

Parce que personnellement, quand je mâche un chewing-gum, c’est plus parce que j’ai mauvaise haleine que pour me sentir au bal du Rotary Club de Versailles.

Mais je digresse. Car Black Black, c’est bon, et malgré l’aspect peu ragoûtant (vous mangez beaucoup de nourriture noire vous ?), c’est très rafraichissant, avec du menthol de dedans. Et au moment d’écrire cet article, je me rends compte que le marketing a une fois de plus eu raison de moi, vu que j’ai gardé l’emballage, et qu’il va me suivre dans mes valises.