Les diapos de Papy Traquenard

Parce que les paysages écossais sont beaux, et aussi un peu pour rentabiliser mon smartphone et parce que je n’ai pas beaucoup d’inspiration pour cette conclusion, nous finirons ce rapide tour du pays natal de Picsou par une sélection de photos !

(exceptionnellement, il faut aller sur la page de l’article pour voir les photos, car sans ça la page principale mettrait vraiment trop de temps à charger, promis c’est exceptionnel)

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Le coût des autres

Si les billets de banque sont identiques dans tous les pays de la zone euro et imprimés sous contrôle de la Banque Centrale Européenne, auriez-vous imaginé que le Royaume-Uni fait partie de ces pays imprimeurs ? Plus étonnant encore, saviez-vous qu’au Royaume-Uni plusieurs banques avaient le droit d’émettre leur propre monnaie ?

Au pays des Scots, on trouve donc pas moins de trois banques émettrices, correspondant à trois séries de billets ne se ressemblant absolument pas ! Pour vous donner une idée de leur look, c’est un peu comme si les euros cohabitaient avec les vieux billets de francs et les francs sortis dans les années 90, pas facile de s’y retrouver… Les livres « anglaises » (même si la monnaie reste la livre sterling partout au Royaume-Uni) pourraient même être refusées comme moyen de paiement en Ecosse, heureusement dans la pratique cela ne m’est jamais arrivé, l’effet gentleman spirit j’imagine…

Bref, après cette longue introduction toute droit sortie d’un cours de droit interbancaire, soyons vénaux et parlons argent. Tout d’abord attention lors de votre shopping au Royaume-Uni, car le fait que la livre soit du même ordre de grandeur que l’euro est rapidement trompeur. En effet, là où on doit faire un calcul mental pour passer du yen à l’euro vu la différence d’ordre de grandeur (1€ = entre 100 et 150¥), on a tendance à oublier que £1 ≠ 1€… et on dépense 20 à 25% plus que ce qu’on pensait.

Ceci dit, si dans l’ensemble le coût écossais de la vie semble similaire au nôtre, certains produits y sont beaucoup plus généreux qu’en France, à commencer par les snacks. A droite, petite comparaison entre un Mars royaume-unien et un autre français. Non, ce n’est pas Mars France (producteur de Mars mais aussi d’Uncle Ben’s et de Whiskas) qui est en faute, c’est simplement qu’en France on lutte contre l’obésité infantile et que les producteurs de snacks ont du réduire la taille des portions il y a quelques années… mais oups on a oublié de changer leur prix ohlàlà encore la faute d’un stagiaire ça.

D’accord, du fait de notre programme de nutrition santé, les taxes sur les snacks et sodas sont bien plus élevées en France qu’au Royaume-Uni, mais est-ce suffisant pour justifier un prix allant du simple au double pour un même produit ?

Je n’exagère même pas, sur la photo de droite un paquet de Mars acheté en France, en « promo-qui-dure-toute-l’année », 2€, au-dessus d’un paquet du même style, acheté en Ecosse à £1. Il y a peut-être 6 snacks dans le paquet français contre 4 dans l’écossais, mais quand on compare les deux poids, respectivement de 252 grammes contre 232…

38€ neuf.

Mais il n’y a pas que les snacks qui soient moins chers en Ecosse. Prenons à tout hasard les jeux vidéos. Entrez dans un Game, regardez les prix des jeux neufs, faites la conversion, et pleurez. Les jeux neufs ne dépassent pas £50 le jour de leur sortie, soit à peine 60€, on est bien loin des jeux à 75€ chez Micromania… Les consoles y sont pourtant au même prix qu’en France, et la TVA écossaise est à 20%…

Si les boutiques locales se rattrapent sur l’occasion, comment une telle différence de prix s’explique-t-elle entre deux pays si proches pour un même produit ? La solution est simple : une culture industrialisante locale représentée par une très forte concurrence des hypermarchés. La semaine de sortie d’un FIFA ou d’un Call of Duty, qui casse les prix jusqu’à £35 (40€) au Royaume-Uni ? Walmart et Tesco, suivis par les boutiques spécialisées qui s’alignent pour ne pas perdre leur clientèle.

Ceci dit, pendant ce temps, le gaz et l’électricité écossais sont trois fois plus chers qu’en France, et le Royaume-Uni lutte constamment pour garder ses banques à flot… Et le Nutella restera toujours deux à quatre fois moins cher en France. Sur cette réflexion hautement philosophique, à demain pour la fin du voyage !

Vous reprendrez bien une livre de haggis ?

En Ecosse, on mange des tourtes bœuf-oignons, des pommes de terre par camions, du haddock à toutes les sauces, du fish & chips qui mélange ces deux derniers avec de la friture, et et et du haggis dont la coutume veut qu’on ne dise pas de quoi il est constitué avant d’en avoir mangé, mais je vous rassure, c’est bon. Bref un paquet de plats en sauce, en huiles, en graisses, qui ô surprise font de l’Ecosse le numéro 2 mondial de l’obésité, juste derrière les créateurs du fast-food.

Il est donc tout à fait logique que je vous fasse un petit inventaire des… sucreries locales. Et oui, on trouve des salons de thé & gâteaux un peu partout au pays du kilt, et les franchises façon Starbucks y sont légion, difficile de résister à la tentation quotidienne du goûter !

On commence avec le millionnaire, ce qui équivaut certainement au nombre de calories qu’il contient. De son vrai nom le sablé du millionnaire, c’est donc une couche de sablé aux épices de type cannelle, une couche de caramel/fudge semi-fondant, et une couche de chocolat au lait. Tout ça fond sous la langue, et se déguste parfaitement avec un lait au miel. Une fois terminé, n’oubliez pas de faire deux à trois heures de sirtaki pour éliminer tout ça par contre.

Frijj est le Yop local, mais est heureusement beaucoup plus buvable : un peu plus épais, ça ressemble plus à un milkshake tout en étant bourré de colorants et d’arômes artificiels. Rien d’exceptionnel, mais dans un pays où j’ai découvert le Mars à boire peu avant son arrivée en France, je m’attendais à bien pire.

On trouve aussi pas mal de yaourts en gros pots, format que j’appelle avec affection « Je vais manger ça devant Bridget Jones un soir de blues ». A consommer en deux à trois fois si vous ne voulez pas prendre deux kilos par semaine, on trouve dans tous ces yaourts deux ou trois marques « organiques », certainement une façon de dire que c’est fait avec du vrai lait, des vrais fruits mixés, et du vrai plastique pétrolifère pour le couvercle. Je ne vous le cache pas, c’est très bon et ça se mange à la cuillère à soupe pour les plus gourmand(e)s. Et je viens de le remarquer, c’est un probiotique comme ces fameux yaourts verts qui soignent le stress des exams !

Pour finir, le grand, le beau, le bon, mais surtout le pas-commercialisé-en-France-pour-une-raison-inconnue, le Docteur Pepper de C¤ca-Cola. Cette boisson, on l’adore ou on la déteste, mais je ne connais personne qui n’ait pas un avis tranché sur la question. Personnellement, je ne lui trouve pas ce goût médicamenteux que ses détracteurs lui attribuent, mais plutôt un goût assez proche du Cherry Coke au final, mais plus marqué et surtout beaucoup plus pétillant. Le Dr Pepper est une boisson qui nourrit dans le sens où n’en engloutit pas une bouteille si rapidement (50cl) car on sature vite en bulles d’air… C’est aussi une boisson qui rafraîchit mais qui ne désaltère pas, comme avec tout soda très sucré prévoyez un verre d’eau pour ne pas voir votre langue se transformer en pruneau d’Agen. Testez-là si vous en avez l’occasion, d’ailleurs on me souffle dans l’oreillette qu’on peut en trouver en import dans quelques boutiques et restaurants parisiens…

Maintenant que vous avez bien salivé comme il fallait, je vous laisse vous sustenter et vous donne rendez-vous demain pour l’avant-dernier article de cette semaine écossaise !

Lost in Translation / Traductions à la Pelle

Vous avez vu ça ? Je suis parfaitement bilingue !

On commence gentiment avec cette pancarte trouvée à l’entrée d’un jardin… touristique ? J’en perds mes mots, c’est dire.

Qu’est-ce qu’un Superadulte ? En premier lieu, j’ai réellement pensé à un tarif pour les super-héros, avant de revenir à la réalité et de bloquer sur ce terme telle une huître devant un couteau…

Puis par élimination (et une deuxième vérification sur le Net), déception : il s’agit d’un terme poli pour désigner les personnes âgées. Derrière le qualificatif tout à fait génial de Superadulte se cachait en fait un bête tarif senior. Mouais…

Du coup je me sens un peu obligé de passer à du plus lourd. Je tiens à préciser que je n’ai aucunement retouché l’image qui va suivre.

D’accord, le texte est surtout drôle si on le lit en français. Mais c’est trop beau comme coïncidence pour passer à côté.

Cul Lisse. De l’huile. Pas besoin de vous faire un dessin, vous avez l’esprit aussi mal tourné que moi. Je sais, c’est pour le moins douteux, mais rapeseed c’est du colza hein, je vous vois venir d’ici bande de fripons.

*Insérez ici une blague avec des gladiateurs*

Sur cette faute de goût que je n’assume qu’à moitié, on se retrouve demain pour la suite, cet article n’ayant été qu’une… mise en bouche.

Je suis déjà dehors.

Bienvenue au pays du Kilt

Hop, résumé en une image, fin de l'article. Comment ça non ?

Et c’est sur ce cliché qu’on commence un autre voyage, même si cette fois c’est bien plus court et bien moins loin. Bienvenue donc en Ecosse pour une semaine garnie de ces articles saugrenus que vous aimez tant (mais si). Cinq jours de balade entre ville et campagne, plus précisément entre Édimbourg/Edinburgh et quelques vallées perdues à l’ouest de Perth, c’est parti.

Parlons d’Édimbourg pour commencer, que vous prononcerez « édinnbowwoh » en discutant avec les locaux. A ce propos, bon courage pour comprendre l’accent écossais assez… épais. Comment dire… l’accent écossais est à l’anglais britannique ce que l’accent du Nord-Pas-Calais est au français : une version moins articulée qui insiste beauuucoup moins sur les consonnes. Bref.

Édimbourg donne l’impression d’une petite capitale tout en étant une grande ville. Je m’explique : on a l’impression de se trouver dans une ville de taille comparable à Paris, mais dont le cœur vivant, le centre-ville-où-tout-se-passe est trois fois plus petit. Oui, on trouve des coins sympathiques un peu partout, mais les rendez-vous semblent bel et bien tourner autour de l’avenue principale, Princes Street.

Et oui, il y fait frais. Attendez-vous à des températures constamment 5 à 10 degrés en-dessous de notre moyenne nationale, et à une météo qui change plusieurs fois dans la journée… dont des ondées assez régulières (mais pas forcément longues). Et comme les clichés ne sont rien sans exception, j’ai eu droit à un temps superbe pendant toute une semaine.

Quoi d’autre… les écossais se lèvent et se couchent tôt par rapport aux français, la faute certainement à un ensoleillement plus court et une heure de décalage. Première conséquence à mes yeux, la majorité des commerces non-alimentaires ferment vers 18h… mais n’ouvrent pas plus tôt. Les gens ont l’air de prendre leur temps, de vivre à un rythme pas si effréné… et quelque part, c’est très reposant.

Je sais, je sais vous voulez tout savoir sur le kilt. Vu la température, et pour le confort OUI il vaut mieux porter quelque chose dessous. Et si on en croise dans la rue portée par des hommes de tous âges, ça reste avant tout une tenue traditionnelle portée aux cérémonies et les jours de fête. Ça a même un petit côté classe. Mais à part des kilts et des cornemuses (de loin l’instrument le plus insupportable au monde), que trouve-t-on en Ecosse qui fasse frétiller les touristes ?

Grosse surprise que de me trouver complètement par hasard devant le quartier général de Rockstar North, et oui les créateurs de GTA sont écossais, j’avais complètement zappé ! Hop, après le-passage-obligatoire-devant-la-maison-mère-de-Nintendo-à-Kyoto-que-je-n’ai-même-pas-blogué, un studio légendaire de moins sur ma liste imaginaire !

Et comme j’arrive encore à parler de jeux vidéo sur un thème qui en est pourtant très éloigné, je vous donne rendez-vous demain pour quelque chose de complètement différent.