Quick Save

Entre le 2 et le 5 mars 2012, Quick a lancé son Dark Vador Burger, sandwich ô combien particulier puisque son pain est complètement noir. Non, pas de grillade ou de charbon à l’horizon, mais simplement une teinture alimentaire à l’encre de seiche qui rend le pain un peu plus mou. Curieux de cette nouveauté culinaire (ahem), je suis parti en quête de cette première mondiale. Voici mon histoire.

Jour 1

N’étant pas spécialement fan de space opera, ce n’est pas le fait que ces burgers soient brandés Star Wars qui m’intéresse… mais plutôt la curiosité de goûter un pain noir. J’aime bien goûter ce type de produits qui sort des sentiers battus, et autant vous dire que ce sont rarement des produits sains. Ajoutez à cela une amie qui travaille au QG de Quick et alimente (ba dum psh) le buzz en annonçant deux jours avant sa sortie que ce burger vaut bien le détour.

Deux jours après le lancement du Dark Vador Burger, sur la route avec des amis, nous cherchons quoi faire de notre soirée. Soudain, révélation, je propose une soirée Wii et Fast food, et ça tombe bien vu qu’un Quick est sur notre route. A l’unanimité, nous nous arrêtons donc dans un restaurant de la franchise, à côté d’un des plus grands centres commerciaux de France. Il est 21 heures, et ce que je redoutais arrive : le Dark Vador Burger est en rupture de stock.

A la place du précieux, je prends par dépit un Long Bacon au goût amer de défaite. « Ce n’est pas grave, il me reste encore deux jours. » En plus, la Wii du copain nous a lâchés.

Jour 2

J’annonce gentiment ma déception à ma Quickopote, qui me répond avec autant d’humour : « Victime de son succès, navrée pour toi ! ». Ah, cette superbe formule… Vous savez quoi, ça doit faire deux ans qu’on voit ce type d’affichette dans les McDo et Quick, et je trouve cette formulation extrêmement hypocrite. Car cette phrase est  tournée de façon à renvoyer la faute vers le consommateur et non pas vers le restaurateur. Bien sûr, on l’utilise pour éviter que les clients mécontents se fâchent en pointant du doigt l’incompétence des équipiers et de la Terre entière, mais c’est trop facile. C’est l’offre qui doit se plier à la demande, pas l’inverse, et si un produit n’est plus disponible c’est à son fournisseur d’en assumer la responsabilité.

Bref, je m’égare. Pour ma deuxième tentative donc, je vise cette fois un Quick en centre ville, souvent à trois quarts vide de clients, sûrement la faute à un McDonald’s situé de l’autre côté de la rue et présent depuis bien plus longtemps. Il n’est même pas 20 heures quand j’ouvre la porte du restaurant, et l’absence de clients sonne comme un mauvais pressentiment. Bingo, rupture derechef. « Trop de succès ! »

Dans un élan de colère et de négation, je sors du restaurant pour remplir les poches de la concurrence. Le McDonald’s est plein aussi rapidement que mon ventre après un Best Of Mc Bacon. Le lendemain, l’ami Youé témoignera d’une expérience similaire, choisissant lui aussi le boycott de Quick. Comme il le dit si bien, « ça leur fera les pieds ».

Jour 3

C’est le dernier jour de l’opération Dark Vador Burger, et j’ai déjà perdu espoir. Je me pose quelques questions existentielles de marketer qui m’amènent à une conclusion terrifiante : Quick ne croit pas en son burger. Lancer un tel sandwich était en effet un pari risqué, et Quick a sûrement joué petit bras dans ses prévisions de stock. Après tout, un pain noir, c’est un pain cramé, un pain au charbon dans l’imaginaire collectif. Ce produit ne serait donc qu’un test pour vérifier si on peut sortir des burgers de n’importe quelle couleur. Mais d’un autre côté, une telle méthode serait en complète contradiction avec le fait d’avoir sorti ces burgers colorés sous la marque ultra populaire Star Wars…

Je réfléchis trop. Il est 16 heures, plein milieu d’après-midi, et je tente une dernière fois ma chance au même Quick que la veille. Je ne m’attends plus à grand chose, après tout je ne sais même pas si les franchisés sont réapprovisionnés quotidiennement. Pas besoin d’entrer dans le restaurant pour vérifier : on peut voir de l’extérieur un gigantesque autocollant sur l’affiche, nous narguant depuis ses trois mètres de hauteur. « Trop de succès ! »

Dépité mais pas surpris, je décide donc de laisser Quick profiter de cet éphémère succès pendant que je vais à Monoprix m’acheter des produits dignes de Bridget Jones. Milka aux Oréo sur les bons conseils de Kitsuntsun, Milka au Daim si jamais la version Oréo ne me convient pas, des nouveaux cookies géants de Granola et finalement un smoothie pour me donner bonne conscience.

Je ne sais pas si j’ai simplement eu un manque de chance ou si Quick a sous-estimé son produit, mais je suis certain d’une chose : je ne suis pas près de remettre les pieds chez Quick.

Deus Ex: Human Revolution, le Contre

Allez, en avant pour la suite de ce qui précédait, crachons donc un peu dans la soupe et médisons sur Deus Ex: Human Revolution, qui n’en reste pas moins un très bon jeu !

#7 L’introduction maladroite

Il est assez difficile de rentrer dans ce jeu, à cause de l’obligation de jouer bourrin pendant les 20 premières minutes, des contrôles très différents des FPS classiques et de la mise en place du scénario qui dure une bonne heure. C’est long, et ça peut en rebuter certains.

#6 On perd facilement le fil

Deus Ex: HR a un très bon scénario. Deux ou trois éléments y sont très prévisibles, mais dans l’ensemble on ne sait jamais vraiment sur quoi l’histoire va déboucher, ce qui est une bonne chose. Par contre, entre les missions principales et les missions secondaires, on est pas mal baladés dans d’immenses niveaux… et on finit par oublier pourquoi on est là. La faute a un très grand nombre d’éléments qui vont détourner votre attention de la trame principale : les dialogues avec les civils, les livres électroniques laissés un peu partout, les mails de bureau sur les postes piratés…

#5 Une intelligence artificielle parfois curieuse

Pirater un poste à 1 mètre d’un ennemi ? Allez-y, il ne vous verra pas. Faire disparaître des caisses et ouvrir des portes sur la trajectoire d’un ennemi ? Le couloir aurait pu être repeint entre deux rondes qu’il ne le remarquerait pas. Assomer un ennemi pendant que son camarade situé à cinq mètres a le dos tourné ? Facile, même au corps à corps. Autant de petits détails qui auraient forcément rendu le jeu beaucoup plus difficile, mais qui restent assez gênants en nous rappelant les « limites », les règles du jeu, et en nous sortant un peu de l’expérience vidéoludique.

#4 Le choix assez limité au final

Mis à part le choix relativement binaire « furtif ou barbare » dans l’approche des niveaux, on a au final assez peu de décisions scénaristiques à prendre dans ce jeu. Surtout dans le deuxième acte, qui ne propose aucune alternative et rappelle l’effet de couloir propre à cette génération de consoles. On ne s’ennuie pas, et un choix systématique aurait été lui aussi dommageable, mais il aurait été profitable d’ajouter un peu plus de libre-arbitre à notre héros, par exemple via des missions secondaires plus malléables car peu liées à la trame principale.

#3 La synchronisation labiale

Le doublage a été enregistré sur du texte seul, impossible qu’il en soit autrement. C’est bien simple : il n’y a AUCUNE synchronisation labiale de tout le jeu, que ce soit dans les cinématiques ou dans les dialogues in-game. Les personnages bougent les lèvres et ne parlent pas, ne bougent pas et débitent un monologue, on se croirait dans un film de série Z. Comme on ne peut pas passer le jeu en anglais sur consoles, impossible de savoir si la VOST est meilleure ou non. Et pour un jeu qui se base sur un scénario et des enjeux assez complexes, c’est bête de devoir lire les sous-titres en plus de l’audio pour comprendre ce qui se passe.

#2 Les batteries

Quand on utilise certaines de nos augmentations, on consomme de la batterie. On commence  avec deux batteries, et on peut améliorer cela pour en débloquer plus. Seulement voilà, en dehors de la première batterie, une batterie entièrement vide ne se chargera jamais automatiquement, il faudra consommer un objet disponible en quantités limitées ! Pourquoi pas, mais assommer un ennemi consomme une batterie entière d’un seul coup ! Du coup on finit toujours par stagner sur la première batterie ! Et on met un ennemi K.O., on se cache, on attend et on recommence. Youpi.

#1 Les combats de boss

Vous vous la jouez Solid Snake ? Dommage ! Toute la presse JV l’a dit : il est tout bonnement impossible de battre les boss de façon furtive. Mais ça donne quoi en vrai ? Voici mon exemple : premier boss, je me cache, il me balance trois grenades, je crève. Deuxième tentative, je l’étourdis avec une grenade éblouissante, je lui tire dessus avec mon pauvre pistolet 9mm, il sort de son coma au bout de 2 sec et me sulfate. Troisième tentative, je me couvre et je lui tire dessus comme dans tout FPS classique, je me prends une seule grenade, je crève. Quatrième tentative, je prends un lance-roquettes, lui en colle deux, impossible de savoir combien de dégâts je lui ai causé, je me prends une grenade et je crève. Cinquième tentative, j’ai regardé sur Internet, j’essaye de lui balancer un tonneau explosif, il tire dessus et ça m’explose dans les mains, je crève. Sixième, septième, huitième tentative, même chose. Neuvième tentative, je l’étourdis et essaye de le cogner au corps-à-corps, le QTE se lance et… il me bute. Dans un QTE où d’habitude on met un garde K.O. Pause. A la douzième tentative, j’ai finalement assez de chance pour lui balancer trois tonneaux explosifs dans la tronche, une roquette, et au moment où je me colle la deuxième dans les pieds en espérant le toucher à deux mètres, boum, la cinématique suivante se lance. OK.

Est-ce que Deus Ex: Human Revolution a des défauts ? Certainement. Suffisent-ils à juger le jeu ? Absolument pas. C’est un titre marquant, différent, et je vous suggère très franchement de le tester par vous-même, car c’est typiquement le genre de titre sur lequel on arrivera pas à se faire un avis en lisant des tests ou en regardant des vidéos commentées. Et quoi de plus adapté pour un jeu basé sur vos choix ?

Deus Ex: Human Revolution, le Pour

Attention, ceci n’est pas un test de Deus Ex: Human Revolution ! Mais comme le jeu est assez centré sur la thématique du choix et des embranchements multiples, je me suis dit qu’un petit listing des arguments pour et contre ce jeu serait de bon aloi ! On commence donc par les bons points du jeu, et dans l’article suivant, on parlera de ses défauts.

#7 La traduction française

A part sur PC, si vous avez acheté ce jeu en France il est impossible de jouer en VOST… Ce qui nous oblige à apprécier un doublage français tout à fait cohérent pour ce type de production, et surtout une traduction impeccable, ce qui n’était pas gagné au vu de la quantité et de la variété des textes présents dans ce jeu ! L’équipe de développement étant québécoise, ceci explique peut-être cela…

#6 La bande-son déchire

Comme beaucoup de bandes originales de jeux vidéo, l’OST de Deus Ex: HR est constituée de beaucoup de musiques « d’ambiances » plutôt calmes. Michael McCann a fait un excellent travail, que je comparerai sans hésiter à celui d’Harry Gregson-Williams sur Metal Gear Solid 2. On y trouve en effet quelques variations du thème principal beau à en pleurer et un bon nombre de musiques plutôt discrètes mais qui retransmettent très bien cette atmosphère de lourdeur, cette tension qui règne dans l’univers du jeu.

#5 Sauvegarder quand on veut

Et oui, parce qu’en 2011 cette option n’existe plus que dans les RPG, et encore ! Bien sûr, le jeu dispose de sauvegardes automatiques régulières, mais quel plaisir de retrouver son personnage là où on l’a laissé, dans la situation où on l’a laissé, sans devoir se retaper 50 mètres pour lancer un script !

#4 La durée de vie

Ce jeu est long, et dans le bon sens du terme. Il m’a fallu six sessions de six à dix heures de jeu pour en voir le bout, et jamais je ne me suis lassé. J’imagine toutefois que cette durée de vie aurait pris un coup dans l’aile si j’avais choisi d’être plus offensif (comprendre « tuer tout le monde ») et si j’avais zappé la plupart des missions secondaires. Oui mais voilà, chaque porte qui s’ouvre dans ce jeu donne envie d’en savoir plus.

#3 Le choix des armes

Au sens propre comme figuré, puisqu’on n’est absolument pas obligé de flinguer tout ce qui bouge. Et si on le fait, de nombreuses armes sont à disposition. C’est le cœur du jeu et son argument de vente principal, et à raison ! Non seulement on peut choisir d’y aller comme un bourrin ou comme un ninja, mais on trouve aussi plusieurs façons de résoudre des situations-clés du jeu ! Laisserez-vous partir un preneur d’otages en espérant qu’il vous aide plus tard, ou le jugerez-vous trop dangereux en le convaincant de se rendre à la police ?

#2 Un univers convaincant

Ce 2027, on y croit. Car si l’augmentation humaine y est finalement possible et que la mode y est toujours aussi saugrenue, le monde n’a pas beaucoup changé. Les grandes puissances politiques, entreprises, mafias, clans… sont fondamentalement toujours les mêmes. Les augmentations, pour tout le bien qu’elles apportent aux blessés de guerre et aux handicapés, ne font qu’accroître les inégalités entre riches et pauvres. C’est un portrait assez sombre de notre avenir qu’on y trouve, mais au final cela ressemble au monde d’aujourd’hui extrapolé, exagéré, sur les 25 prochaines années.

#1 Un jeu vidéo intelligent

Le débat de l’augmentation humaine au centre du jeu est réel et profond. Modifier le corps humain grâce à des machines est-il contre-nature ? Est-ce éthique ? Dans quelle mesure devons-nous contrôler ou interdire cela ? Quelles utilisations en faire ? Le jeu a le bon goût de ne pas apporter de réponse sur un plateau, préférant pousser le joueur à se forger sa propre opinion. On rencontre des personnages aux avis tranchés, de l’extrémiste anti-augmentation au PDG d’entreprise hi-tech qui y voit un avenir meilleur pour l’humanité. On ne fait vraiment confiance à personne dans ce jeu de dupes où chacun à sa part de secrets… et on prend les décisions qu’on croit les bonnes, parfois dans le doute, parfois à regret, comme… un être humain au final.

Pokémon, chroniques d’une saga immobile (2/2)

Première partie ici, et promis, la prochaine fois je fais un article qui tient sur un seul post.

Après Cyanide & Happiness, Enthousiasme & Fatigue

Allez, chronologie presque rapide des autres versions de Pokémon, sinon on va y passer deux mois :

  • Jaune : Le jeu adapté de la série adaptée du jeu, fallait le faire, mais j’étais un peu au plus haut de mon fanboyisme. Vous ne me croyez pas ? Si je vous dis qu’à l’époque j’ai racketté mes parents pour acheter le podomètre Pikachu et squatté la Nintendo 64 d’un pote pendant un mois pour apprendre Surf à mon Pikachu et débloquer un mini-jeu tout pérave ? Mais ce jeu c’est surtout un premier quart abusé de difficulté avec Pikachu comme point de départ.
  • Or : des couleurs, une compatibilité infrarouge, l’apparition des genres, des oeufs, des baies, de la gestion du temps qui passe, deux quêtes pour le prix d’une… Une liste impressionante de nouveautés, et à mon grand regret c’est le seul épisode de la série qui innovera significativement. A l’époque, le jeu étant sorti au Japon un mois après la sortie en France de… la première génération, il a mis un peu plus d’un an à arriver chez nous, donc dans ma grande impatience il constitua un de mes premiers jeux sur émulateur. En anglais intégral, que je comprenais à peine. Je fus d’ailleurs récompensé par un splendide bug me faisant affronter une championne d’arène ayant un Scarabrute de niveau 146 (au lieu de 46), j’ai ce jour-là brûlé un cierge en l’honneur des sauvegardes rapides.
  • Saphir : bof bof bof, j’étais un peu passé à autre chose niveau jeu vidéo (j’avais découvert le JRPG et Advance Wars, et c’était sympa), les nouveaux bestiaux ne m’intéressaient pas plus que ça, et surtout la perspective de devoir transférer des centaines de Pokémon d’une version à l’autre m’a un peu calmé. J’ai complètement oublié ce jeu, mais dans mes vagues souvenirs la grosse nouveauté c’était l’ajout des concours de beauté, ça veut tout dire.
  • Vert feuille : Ouais la première génération refaite avec le moteur de Saphir… Mais encore une fois l’apparition des trouze mille nouveaux pokémons au cours du jeu, qui a ruiné mon Pokédex et m’a dégoûté de finir un jeu Pokémon à 100% à tout jamais.
  • Diamant : Acheté en occasion, mon intérêt pour la série a alors vraiment diminué, le jeu est ultra-laid avec ses graphismes qui ont une génération de retard, ça me gonfle au bout du troisième champion d’arène de refaire des didacticiels qu’on a tous fait cinquante fois, et j’abandonne définitivement. Enfin presque.
  • Or HeartGold (remake de la 2ème génération) : Une seule chose m’a fait acheter ce jeu au lieu de le pirater, le podomètre fourni avec, Marketing 1-Moi 0. C’est un peu comme acheter un paquet de céréales qu’on n’aime pas juste pour le cadeau. Toutefois, je retombe un peu en enfance, nostalgie nostalgie, oui mais voilà ça a beau être joli ça reste le même jeu que dix ans plus tôt. Je me suis forcé à finir ce jeu, ça m’a fait prendre un peu de recul sur le jeu vidéo et le plaisir de jouer.

« Comment ?
Pokémon évolue ?
Pokémon évalue en…Ah, non, fausse alerte »

Ne nous méprenons pas : Pokémon c’est toujours de bons jeux, mais la série m’a vraiment eu à l’usure. Si je ne supporte plus Pokémon, c’est pour les raisons suivantes :

  • Les graphismes ont toujours une console de retard.
  • Le gameplay ne change jamais, et est toujours… aussi… lent.
  • Le scénario s’il était inexistant ne serait pas gênant, on préfère en mettre un qui soit stupide.
  • Les échanges au coeur du gameplay n’ont pas évolué en plus de dix ans ! Il faut toujours échanger tes bestioles une par une, avec des temps d’attente interminables !
  • Il est de plus en plus difficile, et réalistiquement impossible de finir le jeu à 100%, parce que la majorité des bestioles ne peut être attrapée dans notre version, et que les légendaires ont des conditions d’obtention de plus en plus improbables.

pokéfun

Du coup quand les premières informations sur cette nouvelle génération sont apparues sur la Toile, je me suis dit « Cool un reboot, enfin de vrais chamboulements dans l’univers de Pokémon ».
Nintendo a dû m’entendre, puisqu’ils ont passé les six mois suivants à démonter mes espoirs un par un.

Il y a une nouvelle génération de 150 monstres (environ), et on ne verra aucun des anciens Pokémons se pointer pendant le jeu ! MAIS le jeu est quand même rétro-compatible avec Diamant et HeartGold, parce qu’on a pas eu les noix de couper le cordon hein. Donc à un moment ou à un autre le jeu va te dire « Hé au fait t’as rempli 95% de ton Pokédex local, mais au niveau National il y a plus de 600 monstres à capturer, pauvre daube, va acheter les anciennes versions et tais-toi. »

  • Les décors sont modélisés en 3D ! MAIS on se déplace toujours sur deux axes façon vue de dessus, comme depuis le premier jeu sorti il y a plus de dix ans, à part faire joli ça ne sert à RIEN. Et encore quand je dis joli, c’est une façon de parler vu que le titre est du niveau d’une GBA asthmatique.
  • Les combats sont mieux animés ! MAIS c’est toujours quatre pauvres animations en deux dimensions qui gigotent un peu pour dire qu’elles attaquent. Car avoir des combats en 3D façon Pokémon Stadium c’est vraiment trop demander à une console capable de reproduire Mario 64 depuis sa sortie.
  • Des combats en 3 contre 3 ! MAIS les combats en 2 contre 2 étaient déjà sous-utilisés dans les versions précédentes, j’ai de gros doutes sur la légitimité et la fréquence du 3 vs 3 dans ce cas.
  • Le scénario… ah non on a rien changé, c’est toujours aussi naze en fait. Huit champions d’arène, un prof qui sert à rien, un rival et un pote, une organisation qui veut révolutionner le monde, un monstre légendaire qu’on capturera finger in the nose avec notre unique Master Ball, le Conseil des Quatre, emballé, c’est pesé.

Bref vous aurez compris que Pokémon Noir & Blanc, c’est en fait une fois encore le même jeu. On ne joue pas à Pokémon Version X ou Y, on joue à Pokémon tout court. Et pour ma part, c’est Game Over.

Pokémon Noir c’est Noir, reste-t-il un espoir ?

Il y a deux semaines, je me suis retrouvé au cours d’une discussion à énumérer les différents jeux Pokémon existant à ce jour. En dehors du fait que je sois passé pour un extraterrestre, je me suis rendu compte du ridicule de la franchise. Le schéma qui se dessine ? Une nouvelle génération déclinée en deux versions, suivie d’une troisième version améliorée dans l’année qui suit, suivie d’un remake de l’antépénultième génération. En conclusion, voici donc mes prédictions pour le futur de la franchise :

  • Mi-2011 : Pokémon Gris est annoncé pour la fin d’année au Japon, avec des fonctionnalités bonus exclusives à la 3DS, par exemple un concours de décoration d’intérieur. Arrivée mi-2012 en Europe.
  • 2012 : Pokémon Rubis Passion & Saphir Espoir sont annoncés sur 3DS, avec comme seul ajout les nouveautés mises en place depuis leur sortie initiale. Pour assurer de nombreuses ventes, Nintendo inclut une vuvuzela interactive qui compte le nombre de souffles faits par le joueur, ce qui permet de débloquer un Pokémon inédit pour Noir & Blanc, et accessoirement de tuer 46 enfants par hyperventilation. Une vuvuzela « Lite » moins exigeante est offerte à tous les joueurs pour pallier à ce problème.
  • 2013 : Pokémon Chocolat & Vanille sont annoncés sur 3DS. 180 nouveaux pokémons, et l’introduction de zones accessibles uniquement lorsqu’on se trouve géographiquement à tel ou tel endroit. Par exemple, 10 des Pokémons seront exclusifs à Paris, tandis qu’il faudra aller dans la Creuse puis à Taïwan pour débloquer trois nouveaux accessoires qui une fois échangés quarante fois permettront d’accéder à une île secrète qui contient des secrets inédits.
  • 2014 : Pokémon : Puzzle Ranger Dungeon sort sur Wii, avec une compatibilité Miis, Wii Balance Board, Wii MotionPlus, Wii Vitality Sensor, et Wii Enema. Pokémon Fraise est annoncé en complément des versions Chocolat & Vanille, et profite de fonctionnalités exclusives à la 3DS Lite, dont l’utilisation de la reconnaissance ADN pour créer un Pokémon à votre image unique au monde, amenant le Pokédex à 3 milliards de monstres différents.
  • 2380 : En dépit de la destruction du monde, un individu réussit, après 14 générations d’efforts, l’exploit de compléter le Pokédex national de la version Fraise. Il débloque ainsi un message des développeurs disant « On aurait jamais cru que quelqu’un puisse être aussi con…plètement fan » et est exécuté 10 jours plus tard sur la place publique, ayant volé le dernier réacteur nucléaire de l’Humanité pour recharger sa 3DS Lite.

Ce léger délirium met d’ailleurs fin à cet article. Oui, comme ça.

Pokémon, chroniques d’une saga immobile (1/2)

Ca y est, la cinquième génération de Pokémon est de sortie. Et pour la première fois depuis 1999, je n’achèterai pas un jeu Pokémon. Retour en arrière.

« Dis c’est quoi ton jeu avec des monstres, Poquette Monsteurze machin là ? »

Noël 1999. Pokémon Version Rouge et Pokémon Version Bleue viennent de sortir en France, dans l’indifférence générale. Pendant que la machine marketing démarre lentement mais sûrement chez Nintendo, quelques joueurs connaisseurs découvrent un titre étrange, inédit et bizarrement addictif. Je n’en fais pas partie.

On a tous eu une connaissance, pote ou cousin chez qui on voulait toujours aller parce qu’il avait toujours le dernier jeu vidéo à la mode. C’était mon cas, et si je me souviens encore du jour où on m’a montré le premier jeu Pokémon en français, c’est parce que :

  • On est un jeune garçon qui se bat avec des monstres
  • Le jeu est en français intégral, chose très rare en 1999, surtout dans l’univers du RPG
  • Les monstres ont des attaques faibles ou fortes selon l’adversaire selon une mécanique pierre-feuille-ciseaux à priori évidente (parce que poison > plante < vol > combat > roche voilà quoi)
  • Le jeu est en français intégral, oui je l’ai déjà dit mais même les noms des monstres ont été traduits.

C’est donc en février 2000, un mois avant les débuts de la série animée pub la plus longue de l’Histoire, que je réunis enfin les fonds nécessaires à l’achat de Pokémon Version Bleue. Pourquoi la version bleue me direz-vous ? Parce que le héros y a le même prénom (par défaut) que moi, et ça c’était vraiment trop la classe. Bref je découvre ce petit monde du jeu de rôle simplifié, et la possibilité, que dis-je la nécessité de faire des échanges avec ses potes pour avoir l’intégralité des bestiaux…

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Oui cette photo est dégueulasse mais mon APN vient de me lâcher.

« – Hé, ça te dirait… d’échanger ? – Ouah t’es fou, pas à l’école la maîtresse va nous gronder »

Car pour la première fois rester dans son coin ne permet pas de finir le jeu de fond en comble. Hérésie, il faut carrément sortir de chez soi et aller se sociabiliser avec d’autres possesseurs de Game Boy ! Ah oui, mais d’abord passe à la caisse et paye ton Game Link 10 euros, et oui en 2000 j’étais déjà passé à l’euro.

D’ailleurs ces Foutus. Câbles. D’échange. Parce qu’à chaque nouveau modèle de Game Boy le câble d’échange changeait, parfois donc tu voulais faire un échange avec un pote, mais non ça ne fonctionnait pas parce que ton câble rentrait pas (l’histoire de ma vie) et t’avais aucun moyen de le savoir, tu devais juste subir l’essai/échec répété pour finir par te trimballer avec trois câbles différents, bonjour la portabilité du bouzin. Bref.

Autre frustration : Mew, le 151ème Pokémon qui faisait jaser dans les cours de récré. Parce que là où au Japon et aux US le précieux était dispo lors de pleins d’évènements (sortie du film, distribution gratos chez Toys ‘R’ Us…), en France il fallait être finaliste d’un putain de tournoi national (= être majeur ou accompagné et assez friqué pour se déplacer à chaque nouvelle poule), du coup il y a 16 Mews First Gen officiels dans l’Hexagone, aha suicide.

Tout ça pour dire qu’assez rapidement la Pokémania fait son effet, parce que les gosses c’est rien que des hyperconsommateurs prêts à faire acheter n’importe quoi à leurs parents du moment que ça se collectionne. Du coup, la prochaine fois on arrête le sentimentalisme et on enchaîne tout le reste de la saga.

La suite, garçon !

Comme dit hier, le Japon, c’est fini sur ce blog. Et c’est le moment de poser à plat ce qu’il reste du blog, et ce qu’il va devenir dans les mois à venir. Tout d’abord, il me reste quelques reliquats du Japon, enfin plutôt des idées datant du Japon, et du coup n’y sont pas directement liées. Mais parlons bien, parlons en points :1. Le format du blog
Vu le rythme qui m’attend ces prochains mois, une mise à jour quotidienne m’est malheureusement impossible. Et puis on a moins de choses à raconter lorsqu’on est chez soi aussi.
C’est pourquoi le blog sera mis à jour de façon un peu plus sporadique. On fait un peu n’importe quoi n’importe quand, c’est plus marrant et surtout ça laisse du temps pour souffler.

2. Le contenu du blog
La grande question. Je trouverai toujours un sujet décalé pour vos yeux. Je pense à la série des Annoying Dude qui risque de refaire une ou deux apparitions, ou encore à la suite promise de Total Noob, si je me remets de ma première expérience, et aux dernières nouvelles une formule un peu plus précise de l’émission est dans les tuyaux.

Sinon, un peu de ménage dans les catégories par-ci, une nouvelle bannière par-là, et du redesign à gogo. Gagner de la lisibilité épargnera un peu vos yeux, parce qu’après 4 mois, ils en ont bien besoin.

Rendez-vous dès demain donc pour la première mise à jour aléatoire du blog, et merci encore de votre soutien !

Traductions à la Pelle (VIII)

(suite de ceci, et à suivre par là)

Au Japon, on ne rigole pas avec la sécurité : même les caméras de surveillance sont sous surveillance.