Lost in Translation / Traductions à la Pelle

Vous avez vu ça ? Je suis parfaitement bilingue !

On commence gentiment avec cette pancarte trouvée à l’entrée d’un jardin… touristique ? J’en perds mes mots, c’est dire.

Qu’est-ce qu’un Superadulte ? En premier lieu, j’ai réellement pensé à un tarif pour les super-héros, avant de revenir à la réalité et de bloquer sur ce terme telle une huître devant un couteau…

Puis par élimination (et une deuxième vérification sur le Net), déception : il s’agit d’un terme poli pour désigner les personnes âgées. Derrière le qualificatif tout à fait génial de Superadulte se cachait en fait un bête tarif senior. Mouais…

Du coup je me sens un peu obligé de passer à du plus lourd. Je tiens à préciser que je n’ai aucunement retouché l’image qui va suivre.

D’accord, le texte est surtout drôle si on le lit en français. Mais c’est trop beau comme coïncidence pour passer à côté.

Cul Lisse. De l’huile. Pas besoin de vous faire un dessin, vous avez l’esprit aussi mal tourné que moi. Je sais, c’est pour le moins douteux, mais rapeseed c’est du colza hein, je vous vois venir d’ici bande de fripons.

*Insérez ici une blague avec des gladiateurs*

Sur cette faute de goût que je n’assume qu’à moitié, on se retrouve demain pour la suite, cet article n’ayant été qu’une… mise en bouche.

Je suis déjà dehors.

On ramasse les restes 4

[suite des restes du Japon]

Reste n°7 : Quai des Brumes

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Une des dernières images que j’ai pu prendre, malheureusement je n’avais pas mon appareil photo sur moi, devant me contenter de mon téléphone portable… Un éclairage s’impose :

Dans le métro tokyoïte comme dans tous les métros, il y a des affiches de publicité sur les murs de l’autre côté des rails. Sauf que fait rare, il n’y avait pas d’affiche encadrée à cet emplacement ce jour-là. Le quai est bondé, et je me retrouve au bord de ce dernier, face à la vitrine vide. Vitrine qui renvoie un semi-reflet flouté d’un attroupement de japonais avec au beau milieu de cette foule un intrus, qui décide alors de prendre une photo de cette scène mi-comique, mi-flippante.

Une capture peu fidèle de la situation, mais dont ressort le même sentiment d’irréalisme et d’étrangeté.

Reste n°8 : Etude de la faune nippone

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Non, je ne suis pas sur cette image. D’ailleurs, ce n’est même pas moi qui ait pris cette photo, mais une amie expatriée. Il y a tellement de détails, qu’ils soient représentatifs de la culture japonaise, ou bien drôles et incongrus, que je ne saurais tous les citer.

En tous cas, c’est pour moi un vrai concentré du Japon et du regard qu’y portent les étrangers.

Mais si, regardez-bien.

Job étudiant, job important (rime sarcastique)

McDoJobplus.jpgC’est trop tentant de répondre. Allez, réponse acerbe :
 » Parce que tu as passé tant d’heures à bosser chez McDo,
que tu n’as pas pu réviser tes partiels.
Tu t’es donc planté en conséquence lors de tes examens.
Sans diplôme, tu t’es résigné et as préféré garder ton emploi actuel, bien que peu enthousiasmant en termes de perspectives d’évolution.
Tout en sachant que tu resterais toute ta vie à la merci de cet unique job par peur de ne pas en trouver d’autre, faute de diplôme.
Devenez équipier MacDo.  »
… Blague !

Traductions à la Pelle (IX)

Double dose, parce que c’est tellement bon :

 « Au cas où l’ordinateur gèle, nous avons peur, nous ne pouvons donner le mot de passe. Veuillez appeler l’équipe Cloche pour de l’aide. » La phrase parle d’elle-même, surtout la première partie.

Le Chocolat, c’est (pas vraiment) pour les Gars

Comme promis, nous allons aujourd’hui nous attaquer au proverbe bien connu : « Le chocolat, c’est pour les gars ». Au programme plusieurs angles d’attaque pas toujours rationnels.Tout d’abord cela n’est qu’une question de jalousie : parce que la vanille c’est pour les filles, il fallait que les garçons aient quelque chose. Et vu qu’à part caleçon, glaçon et hameçon on trouvait pas grand chose qui rimait avec garçon, c’est tombé là-dessus.

Et puis on sait que les filles raffolent de chocolat, certainement bien plus que leurs homologues masculins. Alors pourquoi attribuer le chocolat aux hommes à ce moment-là ? Quelques sources aussi fiables que Judas :

  • le groupe Facebook « Chocolat » contient 72% de femmes. Ça c’est de la statistique à toute épreuve.
  • Willy Wonka possède une fabrique de chocolat. Vous ne voyez pas le rapport ? Moi non plus.
  • une étude britannique (commandée par une marque de chocolat, tiens donc) a dit que 52% des femmes assurent préférer le chocolat au sexe. Les hommes, eux, affirment à 87% préférer le sexe au chocolat.

Par ailleurs, près de la moitié des hommes à chapeau melon offrent régulièrement du chocolat à leur partenaire, pas fous les gars, ils ont compris que si chocolat > sexe, alors pas de chocolat = sûrement pas de sexe.
Ce qui expliquerait pourquoi on dit que le chocolat c’est pour les gars. Et oui Jamie, si « gars = chocolat « et « filles aiment chocolat », alors « filles aiment gars » en toute logique.

Et franchement, quand vous pensez au chocolat, vous voyez plutôt le mec de la pub Dim en train de croquer dans une tablette de Côte d’Or après un match de rugby, ou plutôt Bridget Jones en train de s’empiffrer d’Häagen-Dazs après s’être fait larguer ?

Oui, je sais, mes référenes craignent. Mais il n’empêche que je viens de trouver une superbe campagne de pub pour n’importe quelle marque de chocolat addressée aux femmes. Et toc.

…tu pourrais te faire pincer très fort.

Au Japon, quand tu te pinces les doigts dans les portes du métro, un bébé raton-laveur et sa mère se moquent de toi en te pointant du doigt.
Si si, d’ailleurs ils disent dans la bulle « Bien fait, espèce de loser ! » d’après ma traduction en laquelle vous pouvez accorder autant de confiance qu’à votre banquier.

Mercredi, c’est Cinéma, et ça rime pas

Aujourd’hui, première sortie cinéma. Au Japon je veux dire, je suis déjà allé au cinéma en France quand même. Avant de parler du film trois précisions sur le cinéma japonais :

  • c’est cher, environ 12€ le tarif étudiant, 16€ tarif plein. Autant dire que t’y vas pas tous les jours.
  • les salles sont peu fréquentées. Les nippons sont moins friands de cinéma que de location de dvd, ils préfèrent être pèpères chez eux, et puis c’est plus rapide, moins cher, et il y a plus de choix.
  • la plupart des films étrangers sont en version originale avec sous-titres japonais, pour mon plus grand bonheur. Quoique, après avoir vu sur petit écran un film d’action lambda, Schwarzy en japonais ça dépote mon pote.

Voilà, le contexte est placé, place à l’action. Et quelle action ! Car le film que j’ai vu n’est autre que Blood: The Last Vampire, intitulé Last Blood ici pour des raisons qui m’échappent complètement, peut-être que le nom du film était trop long pour le public japonais.

Pour ceux qui ne connaissent pas, et ils sont nombreux, Blood est avant tout un moyen-métrage d’animation japonais qui avait fait forte impression lors de sa sortie. Plein d’années plus tard (oui j’ai même la flemme de chercher sur wikipédia, c’est dire), une adaptation en film voit enfin le jour grâce à nos amis mangeurs de burgers. Après avoir vu la bande-annonce, je me dis que ce film a l’air chouette et qu’il mérite d’être vu. Double coup de bol, il passe au Japon (ce qui n’est pas si fréquent que ça pour les films étrangers qui ne sont pas des blockbusters). Et puis on voulait voir Terminator 4 mais il ne sort que la semaine prochaine ici.

Je ne vous laisserai pas languir plus longtemps : ce film est un nanar. Mais un bon nanar assumé dopé aux hormones. Qu’est-ce qu’on retrouve ? Un film d’action nerveux et bien rhythmé, avec un nombre de clichés du cinéma réunis comme on ne l’a jamais vu. On retrouve :

  • une lycéenne japonaise qui n’est pas vraiment lycéenne, comme dans tous les mangas
  • des agents secrets tellement habillés en agents secrets (mixez Men in Black et la Gestapo pour avoir une idée) qu’on les grille à deux kilomètres
  • un flashback de quand l’héroïne a appris à se battre avec un maître chinois
  • un maître d’arts martiaux qui meurt (en plusieurs fois en plus)
  • un mentor qui meurt
  • un parricide
  • une étudiante américane lambda et blonde qui jouera le rôle de gros boulet du film (vous savez, le personnage que tout le monde veut voir mourir, mais qu’en fait tout le monde sauf elle meurt)

Entre autres. Et encore, je ne vous ai pas parlé du grand mystère du film pas du tout prévisible, je vous donne un indice et vous laisse deviner ce qui se passe : L’héroïne n’a jamais connu sa mère, et le grand méchant est une femme qui ressemble à l’héroïne avec 20 ans de plus. Trop dur.

Dans beaucoup d’autres films, ce serait franchement pas terrible. Mais là c’est tellement gros qu’on se marre, et comme les scènes ne s’éternisent pas, la pilule passe allègrement. Ce qui passe parfois moins bien, ce sont les effets spéciaux. Parfois plutôt réussis, souvent ratés, on pense vraiment voir là le travail d’un stagiaire qui s’y connaît à peu près autant en effets spéciaux que moi en géographie (indice : je ne sais pas situer les 5 grands fleuves français sur une carte). Ce qui joue d’autant plus en faveur de la nanardisation du film. De nombreux faux raccords sont présents, genre la coupe de cheveux de l’héroïne qui change d’un plan à l’autre, ou encore la potiche ayant le visage nickel après un passage au lance-flammes, pour se retrouver avec le visage noir dans le plan suivant. Un Tokyo des années 70 crédible tant qu’on est dans la base militaire, mais qu’on oublie vite dès qu’on voit les quartiers de Tokyo un poil trop « actuels » pour 1970…

Mais si ce film est bon, c’est parce qu’il y a quand même de grands moments jouissifs : les plans sont dynamiques, la musique dessert bien l’action, les décors assez jolis, le jeu des acteurs… euh, inégal (mention nanar pour le surjeu total de l’agent secret, et pour l’accent japonais pourri de la méchante qui lit son prompteur). Mais comment peut-on ne pas aimer un film qui regroupe en une heure et demie tous les éléments suivants :

  • une lycéenne japonaise vampire
  • qui se bat au katana
  • contre des vampires
  • et des monstres volants
  • un maître chinois qui meurt
  • des ninjas
  • des corps découpés avec classe dans les rues de Tokyo mais aussi dans une forêt typiquement japonaise
  • un agent secret avec un chapeau feutre
  • une grosse explosion à la Michael Bay (une seule oui, pas assez de budget)
  • une coupe afro qui rend puissant (enfin qui montre que le gars est puissant)

En tous cas, je le nomine officiellement aux Nanars d’Or 2009 du blog.