…tu pourrais te faire pincer très fort.

Au Japon, quand tu te pinces les doigts dans les portes du métro, un bébé raton-laveur et sa mère se moquent de toi en te pointant du doigt.
Si si, d’ailleurs ils disent dans la bulle « Bien fait, espèce de loser ! » d’après ma traduction en laquelle vous pouvez accorder autant de confiance qu’à votre banquier.

Mercredi, c’est Cinéma, et ça rime pas

Aujourd’hui, première sortie cinéma. Au Japon je veux dire, je suis déjà allé au cinéma en France quand même. Avant de parler du film trois précisions sur le cinéma japonais :

  • c’est cher, environ 12€ le tarif étudiant, 16€ tarif plein. Autant dire que t’y vas pas tous les jours.
  • les salles sont peu fréquentées. Les nippons sont moins friands de cinéma que de location de dvd, ils préfèrent être pèpères chez eux, et puis c’est plus rapide, moins cher, et il y a plus de choix.
  • la plupart des films étrangers sont en version originale avec sous-titres japonais, pour mon plus grand bonheur. Quoique, après avoir vu sur petit écran un film d’action lambda, Schwarzy en japonais ça dépote mon pote.

Voilà, le contexte est placé, place à l’action. Et quelle action ! Car le film que j’ai vu n’est autre que Blood: The Last Vampire, intitulé Last Blood ici pour des raisons qui m’échappent complètement, peut-être que le nom du film était trop long pour le public japonais.

Pour ceux qui ne connaissent pas, et ils sont nombreux, Blood est avant tout un moyen-métrage d’animation japonais qui avait fait forte impression lors de sa sortie. Plein d’années plus tard (oui j’ai même la flemme de chercher sur wikipédia, c’est dire), une adaptation en film voit enfin le jour grâce à nos amis mangeurs de burgers. Après avoir vu la bande-annonce, je me dis que ce film a l’air chouette et qu’il mérite d’être vu. Double coup de bol, il passe au Japon (ce qui n’est pas si fréquent que ça pour les films étrangers qui ne sont pas des blockbusters). Et puis on voulait voir Terminator 4 mais il ne sort que la semaine prochaine ici.

Je ne vous laisserai pas languir plus longtemps : ce film est un nanar. Mais un bon nanar assumé dopé aux hormones. Qu’est-ce qu’on retrouve ? Un film d’action nerveux et bien rhythmé, avec un nombre de clichés du cinéma réunis comme on ne l’a jamais vu. On retrouve :

  • une lycéenne japonaise qui n’est pas vraiment lycéenne, comme dans tous les mangas
  • des agents secrets tellement habillés en agents secrets (mixez Men in Black et la Gestapo pour avoir une idée) qu’on les grille à deux kilomètres
  • un flashback de quand l’héroïne a appris à se battre avec un maître chinois
  • un maître d’arts martiaux qui meurt (en plusieurs fois en plus)
  • un mentor qui meurt
  • un parricide
  • une étudiante américane lambda et blonde qui jouera le rôle de gros boulet du film (vous savez, le personnage que tout le monde veut voir mourir, mais qu’en fait tout le monde sauf elle meurt)

Entre autres. Et encore, je ne vous ai pas parlé du grand mystère du film pas du tout prévisible, je vous donne un indice et vous laisse deviner ce qui se passe : L’héroïne n’a jamais connu sa mère, et le grand méchant est une femme qui ressemble à l’héroïne avec 20 ans de plus. Trop dur.

Dans beaucoup d’autres films, ce serait franchement pas terrible. Mais là c’est tellement gros qu’on se marre, et comme les scènes ne s’éternisent pas, la pilule passe allègrement. Ce qui passe parfois moins bien, ce sont les effets spéciaux. Parfois plutôt réussis, souvent ratés, on pense vraiment voir là le travail d’un stagiaire qui s’y connaît à peu près autant en effets spéciaux que moi en géographie (indice : je ne sais pas situer les 5 grands fleuves français sur une carte). Ce qui joue d’autant plus en faveur de la nanardisation du film. De nombreux faux raccords sont présents, genre la coupe de cheveux de l’héroïne qui change d’un plan à l’autre, ou encore la potiche ayant le visage nickel après un passage au lance-flammes, pour se retrouver avec le visage noir dans le plan suivant. Un Tokyo des années 70 crédible tant qu’on est dans la base militaire, mais qu’on oublie vite dès qu’on voit les quartiers de Tokyo un poil trop « actuels » pour 1970…

Mais si ce film est bon, c’est parce qu’il y a quand même de grands moments jouissifs : les plans sont dynamiques, la musique dessert bien l’action, les décors assez jolis, le jeu des acteurs… euh, inégal (mention nanar pour le surjeu total de l’agent secret, et pour l’accent japonais pourri de la méchante qui lit son prompteur). Mais comment peut-on ne pas aimer un film qui regroupe en une heure et demie tous les éléments suivants :

  • une lycéenne japonaise vampire
  • qui se bat au katana
  • contre des vampires
  • et des monstres volants
  • un maître chinois qui meurt
  • des ninjas
  • des corps découpés avec classe dans les rues de Tokyo mais aussi dans une forêt typiquement japonaise
  • un agent secret avec un chapeau feutre
  • une grosse explosion à la Michael Bay (une seule oui, pas assez de budget)
  • une coupe afro qui rend puissant (enfin qui montre que le gars est puissant)

En tous cas, je le nomine officiellement aux Nanars d’Or 2009 du blog.

Sumo Week, Jour 7 – Bouquet Final

Parce qu’on a bien rigolé toute la semaine (enfin moi j’ai bien ri tout du moins), je ne vous laisserai pas repartir les mains vides. Voici donc un petit festival vidéo concocté maison.
Enjoy (yourself slowly, comme ils disent ici).

Oh, et pour ceux qui auraient loupé les articles du début de la semaine, vous pouvez remonter le temps (sans avoir besoin de gigowatts, magnifique !) en cliquant sur les liens suivants :
Jour Un – Introduction
Jour Deux – Trouvez le japonais
Jour Trois – Historique
Jour Quatre – The Japanese Full Monty
Jour Cinq – Traduction à la Pelle (IV)
Jour Six – Technologie Avancée
Jour Sept – Vous y êtes déjà, et c’est déjà la fin de la semaine sumo.Demain, c’est mercredi, la journée des enfants. Pour fêter ça, nous irons dans un certain musée ma foi fort animé.

Sumo Week, Jour 5 – Traduction à la Pelle (IV)

(comme le dit le titre, ce post fait suite à celui-ci)

 « 100 ans du Kokugikan – Le premier Ryogoku Kokugikan a ouvert ses portes en juin 1909. A cette époque, on l’appelait le plus grand bâtiment de l’Est (du Japon, NDT). Ainsi les tournois de sumo eurent lieu en intérieur, n’étant plus influencés par la météo. La naissance du Kokugikan est un évènement faisant référence dans le milieu sumo.
Durant ses 100 années d’existence, le Kokugikan prit place dans 3 différents lieux, le premier étant à Ryogoku (même quartier que l’actuel kokugikan, NDLA), et le second, à Kuramae, ouvrant en 1954. L’actuel Kokugikan est le troisième, ouvert en 1985. En cent ans d’existence, de nombreux fiévreux tournois ont eu lieu dans chaque Kokugikan.
Pour cette exposition commémorative du centenaire, nous exposons l’histoire du Kokugikan. […] »

Hop hop hop… C’est quoi cette dernière phrase, là ? Parce que le reste du texte est déjà bourré de fautes d’orthographe et de grammaire (il faut parfois faire de sacrées interprétations pour comprendre !), mais ça… Jetons un oeil de plus près…

« Please enjoy yourself slowly » ? Littéralement « Merci de profiter de vous-même lentement »… J’ai l’esprit mal tourné ou bien il y a un GRRRROOOOS double sens malencontreux à cette phrase ? Je savais que les expositions c’était amusant et excitant, mais pas excitant dans ce sens-là

(retrouvez la suite des traductions à la pelle par ici)

Sumo Week, Jour 4 – The Japanese Full Monty

En exclu mondiale, une bande de garçons sexys nus derrière leurs pancartes :

Et ne venez pas me dire que vous n’y avez pas pensé…