Sagas Alien et Predator, la critique (4/4)

Après avoir beaucoup trop parlé de deux films qui ne méritent pas autant d’attention, c’est parti pour la quatrième et dernière partie de notre critique acerbe.

Alien3
Comme le film précédent l’a fait, on reprend là ou le film précédent s’est terminé (un point si vous suivez). Sauf que non, en fait il y avait trop de survivants, donc on tue tous les personnages d’Aliens sauf Ripley, et on dit d’aller se faire voir gentiment à James Cameron. Nous voilà donc sur une planète sous-peuplée de quelques prisonniers mâles (chromosomes YY, parce que parler génétique faisait très futuristique dans les années 80-90), et Ripley arrive au beau milieu, ainsi qu’un Alien. Parce que c’est dans le titre du film. Un peu comme pour le premier opus, un huis clos s’installe, les futurs macchabées n’ont pas d’armes, et on décide d’utiliser des effets spéciaux datés (=moches) pour l’Alien, qui se déplace à quatre pattes uniquement. Parce qu’il sort d’un chien / vache à la base. Les gentils contactent les méchants, qui veulent venir récupérer l’Alien parce que la Weyland-Kutani l’a toujours dans le baba depuis le premier Alien et doit en avoir marre. Donc les gentils décident de tuer l’Alien avant que les méchants arrivent, sauf que Ripley a une future reine xénomorphe en elle, arrivée là par l’opération du Saint Esprit (enfin le Jésus des aliens plutôt), puis ils meurent tous sauf un quand les méchants arrivent, et Ripley se suicide. Fin.
Malgré ce résumé on ne peut plus brouillon, le film est simple, noir, limite sectaire, bref un film de Fincher (fera ensuite Fight Club et Seven, entre autres). Pas nécessaire à la trilogie, mais une addition sympathique, qui manque tout de même de punch, d’un peu plus de budget et surtout d’une réalisation plus audacieuse.
Mais la boucle est bouclée, il n’y a plus de survivants xénomorphes, ni de survivants tout court d’ailleurs…

Alien Resurrection
Que nenni ! Ripley, morte ? C’est sans compter sur Jean-Pierre Jeunet, qui avant de devenir ultra-célèbre aux States avec Amélie Jument décide de tirer un peu plus sur la corde, transformant la trilogie en tétralogie, ce qui sonne tout de même beaucoup moins bien.
Donc Ripley est ressucitée grâce au clonage, un autre gimmick futuriste des années 90, ainsi que la reine Alien qui sommeille en elle. Bref tout le monde se fait éclater assez rapidement dans la joie, la bonne humeur, et surtout le gore. Le film est beau, graphiquement, Pitof n’ayant pas encore décidé de nous rendre épileptiques avec Vidocq.
Sauf que. 80ème minute du film, la crédibilité du tout s’effondre en même temps que naît le nouveau type d’Alien. Un xénomorphe avec un nez et une langue. L.O.L. auraient pu dire quelques avant-gardistes à l’époque. Car à partir de ce moment le film s’enfonce dans le n’importe quoi bien lourd, allant jusqu’à pomper la fin du premier film (les fans appeleront cela un « hommage »).
Au moins, ça a entraîné l’arrêt de l’exploitation de la franchise pour un bon bout de temps.

Résumons donc en quelques mots toute cette saga :
Alien : Star Wars + Film de monstre = Succès
Aliens : N’importe quoi + James Cameron = Profit
Alien3 & Alien Resurrection : Deux variantes sur les films précédents
Predator : Schwarzy + Monstre = Cool
Predator 2 : Predator – Schwarzy = Moins Cool
Alien vs Predator & Aliens vs Predator – Requiem : Ah non monsieur ça va pas être possible.

Ça, c’est fait. Oui, j’ai un peu honte.