2010 en jeux vidéo : mes statistiques

Aujourd’hui, un peu nombriliste et sorti de nulle part, le bilan des jeux vidéos auxquels j’ai joué en 2010.

En effet, je me suis rendu compte l’année dernière que je ne me souvenais pas du tiers des jeux que j’avais pu tester durant l’année. J’ai donc décidé de me faire un petit tableur pour garder tout cela en mémoire… informatique. Puis au fur et à mesure j’ai noté un peu plus d’infos sur chaque jeu, pour arriver à ce qui suit.

Deux petites précisions toutefois pour vous donner un peu de contexte :

  • Tous les jeux de la liste sont des achats, le piratage les versions d’essai longue durée ne m’ont servi qu’à tester des titres pour lesquels j’étais curieux.
  • Un jeu a été considéré comme terminé quand j’accédais au défilement des crédits, après un boss de fin par exemple.

Donc, les chiffres :

Games2.jpg

Pour comparaison, et sans aucune source fiable :

  • 10% des acheteurs terminent un jeu
  • Le joueur moyen achète 10 titres par an
  • 59 jeux « AAA » (à gros budget, titres phares des éditeurs) sont sortis en 2010
  • Plus de 15% de ces titres ont reçu un accueil mitigé de la part des critiques comme des joueurs

Les statistiques, c’est vraiment fantastique.

Concombre Mario Maso

Les personnes qui n’ont jamais vu les fameux épisodes du Concombre Masqué ne comprendront peut-être pas ce titre… Mais ce n’est pas grave ! Je vous explique tout ci-dessous, suivez-moi.
Aujourd’hui, je vais donc vous parler de Concombre Mario Maso.

MarioMaso

Mais c’est quoi ce truc ?

C’est une version modifiée de Super Mario World grâce à un éditeur de niveaux pour rendre le jeu beaucoup plus difficile qu’il ne l’est à la base. Le concept provient des Kaizo Mario et de Mario’s Masochistic Mission, vous trouverez plein de vidéos exemples sur Youtube, ou tout simplement sur le blog du Concombre qui a vaillamment parcouru ces trois jeux, non sans souffrances ^^.

Mais ce n’est pas n’importe quelle version modifiée ! Depuis quelques temps déjà, Concombre et moi nous livrons à un « échange amical », une façon élégante de dire que chacun se fout de l’autre dans ses vidéos.

Voyant poindre au loin la revanche de Concombre, j’ai décidé dès juillet de prendre de l’avance sur ma future vengeance (vous suivez ?). C’est là que m’est venue l’idée non pas de trouver une version modifiée de Mario Maso, mais d’en créer une rien que pour lui !

Et il y a quoi à l’intérieur ?

Il y a la recette du BONHEUR. Enfin pour vous, parce que notre ami testeur va sévèrement morfler pour en finir avec ce jeu. Cette version modifiée contient six niveaux tous plus longs et compliqués les uns que les autres, avec des pièges mortels un peu partout mais aussi des énigmes tordues !

Bref, il faut maîtriser des techniques ninja ancestrales pour terminer ce jeu et garder. Son. Calme.

Plus techniquement, le jeu ne requiert aucune « exploitation abusée » de bug pour avancer, juste du talent, le tout étant garanti pièces et main d’oeuvre, faisable et testé par votre serviteur.

Moi aussi je veux en faire une ! Comment on fait ?

Alors là vous êtes prévenus, ça va être GALERE.

Il n’y a pas de méthode miracle, il faut aimer traîner sur les forums, bidouiller par-ci par-là un peu au hasard, et surtout avoir beaucoup de temps devant soi. Heureusement un logiciel existe (Lunar Magic) pour modifier les niveaux en toute facilité, MAIS ce n’est que la partie émergée de l’iceberg ! Il y a en effet énormément de détails à apprendre sur le fonctionnement des versions modifiées. Tout ce qui semble anodin au départ devient très rapidement vital pour que votre version fonctionne et ne vous explose pas en pleine face.

Mais surtout, une fois l’éditeur de niveaux maîtrisé, vous apprendrez les joies du game design ! C’est quoi une boucle de game design vous demandez-vous ? C’est très simple, la réponse en image :

graphe

Voilà. Développer ce jeu (six niveaux complets) m’aura pris cinq mois à un rythme irrégulier. Si vous vous y mettez à fond et que vous avez des idées de génie, faire UN niveau prend une à deux JOURNEES. Complètes. Et on passe en gros la moitié du temps à galérer avec le logiciel, et l’autre moitié à tester les pièges infaisables qu’on vient de poser.

T’as pas fini de te plaindre ?

Oh, si je vous en parle comme ça, c’est simplement pour vous prévenir que ça s’approche bien plus du développement que du simple éditeur de niveaux, et que beaucoup abandonnent après un niveau, ou bâclent leur jeu en laissant plein de bugs dedans.

Pour ma part, je me suis beaucoup amusé à tester et bidouiller, et j’ai appris beaucoup de ce projet, donc je ne regrette rien ! Et je vais d’autant plus m’éclater à voir Concombre y jouer que je connais tous les pièges pervers que contient ce jeu…

Si vous vous sentez l’âme d’un créateur, envoyez-moi vos créations par mail, je compulserai vos niveaux en une version collaborative pour… la saison 4 de Mario Maso peut-être ?

Vis ma Vie

Aujourd’hui, on va parler jeux vidéo. Non, ne partez pas tout de suite, je vais en réalité parler d’une frustration d’achat qui m’est arrivée pas plus tard qu’il y a quelques temps.
Souvenez-vous, j’avais reçu 5000 yens en bons d’achat à dépenser dans une liste de magasins dont je ne pouvais pas lire le nom.
Après moultes investigations et beaucoup de traductions demandées à d’autres personnes plus japonisantes que moi, je savais désormais où m’orienter : le grand magasin Takashimaya, un centre commercial à l’américaine (qui porte aussi le nom de Times Square pour une raison que j’ignore).J’entre, et me dirige vers une boutique de jeux vidéos. Le WiiMotionPlus (accessoire inutile pour la Wii) vient de sortir au Japon, pour deux fois moins cher qu’en France, je ne vais pas me gêner. De plus, j’avais appris le matin même comment demander des conseils à un vendeur, chouette me dis-je alors je vais pouvoir parler japonais avec un japonais, pour une fois.
Je mets en application ma leçon du jour, avec le plus de ferveur possible. La vendeuse ne me comprend pas. Je me rends compte qu’elle croit que je parle anglais, pas habituée à voir des gaijins (= étrangers, rappel de traduction) parler la langue des samouraïs. Dépité, je reformule ma question dans un japonais extrêmement sommaire, tout ça pour me faire entendre que non, le produit n’est plus en stock. Et comme en France, ils ne savent jamais quand ils recevront du réassort.

Une semaine plus tard, je retente l’expérience, en élargissant mon champ d’action à quelques magasins geeks du quartier bien connu d’Akihabara. Même réponse, les nippons se sont rués vers le produit comme sur des petits bols de riz (à défaut de petits pains). Même Toys R Us n’a plus rien, c’est la même pénurie que pour la Wii aux Noëls 2007-2008 (ou bien la pénurie de nourriture un peu partout dans le monde, selon les références). Malédiction.

J’abandonnai la partie, réfléchissant alors à ce que je pourrais acheter avec mes 5000 yens, un peu par défaut malheureusement. Puis deux jours plus tard, c’est-à-dire hier (bon courage pour reconstituer la ligne temporelle de cette anecdote), en visitant une boutique de souvenirs pour étrangers avec des amis, ô joie : des tickets de disponibilité (les stocks étant en réserve). Je prends tout ce que je peux. Trois tickets, mais seulement deux produits en stock. J’achète sans hésiter. Dans le doute, je demande si mes bons d’achat sont valables. Réponse affirmative, double bonheur, joie et dépravation.

Comme quoi tout vient à point à qui sait être chanceux. Ou quelque chose comme ça.

En Plein Dans l’Arcade

Lors d’un pélerinage au Japon, il y a une étape obligatoire : les salles d’arcade. Etrangement, il m’a fallu presque quatre mois pour enfin me décider à y aller, ce qui est une hérésie pour tout fan de jeux vidéo qui se respecte. Pour ma défense, je suis un vrai manche avec les joysticks (haha). Et rétrospectivement, je me dis que ce n’était pas plus mal d’y aller si tard, sinon j’aurais bien claqué un bon million de yens (bon d’accord, une centaine d’euros) dans ces machines distributrices d’illusions éphémères.
En tous cas, les salles d’arcade au Japon c’est BIEN. Ils ont vraiment compris l’essence de la salle d’arcade : un endroit convivial où venir seul ou entre amis (la deuxième option est de loin la meilleure) pour une expérience de jeu que l’on ne peut avoir chez soi devant une console. La plupart des interfaces de jeu sont originales et prennent beaucoup de place : accessoires musicaux, réseaux de machines liées, tables tactiles, cockpit de mecha avec écran à 180°… On y trouve de tout. Et pour pas cher, 100 yens la partie en moyenne (soit 0,70€).

Et puis se faire éclater à Street Fighter IV par un japonais, ça n’a pas de prix.