Générations et Marketing dans l’Histoire des Jeux Vidéo (3/13)

   B. L’arrivée de Nintendo et la crise de 1983

Nintendo est une compagnie japonaise centenaire, ayant monté son affaire sur la vente de cartes à jouer. Basé à Kyoto et dirigé par la famille fondatrice Yamauchi, le conglomérat se lance dans le jeu vidéo en 1977 avec Pong sur le marché japonais, grâce à un accord d’exploitation passé avec un concurrent d’Atari. L’année suivante, Nintendo commence à vendre des bornes d’arcade.

En 1980, son PDG Hiroshi Yamauchi donne à Shigeru Miyamoto, jeune diplômé en dessin industriel, la charge de créer un jeu vidéo pour bornes d’arcade. Pour Miyamoto, grand rêveur ayant rejoint Nintendo quelques années plus tôt, c’est une occasion en or : le dessin et le jeu vidéo sont ses deux passions, et il rêve d’unir les deux pour donner vie à des personnages de bande dessinée. Là où la majorité des titres de l’époque se tournent vers la science-fiction, ses invasions extraterrestres et ses combats spatiaux à la mode Star Wars, Miyamoto créé un jeu plus farfelu et cartoonesque. Son héros : Mario, charpentier au gros nez rond, à la moustache florissante et à la casquette rouge, qui doit dans son bleu de travail porter secours à sa belle emmenée au sommet d’un chantier de construction par un gorille récalcitrant. Pour y arriver, le joueur doit grimper à des échelles et sauter d’un ascenseur à l’autre tout en évitant divers objets balancés par le singe Kong. Le jeu directement inspiré du film King Kong est nommé Donkey Kong, confusion involontaire entre monkey (singe) et donkey (âne). Dès sa sortie en 1981, la borne d’arcade remporte un succès sans pareil aussi bien au Japon qu’aux Etats-Unis.

Yamauchi ne souhaite pas s’arrêter là, et lance le développement d’une console de jeu Nintendo. Produit à moindre coût pour des graphismes supérieurs à la moyenne de l’époque, le Family Computer ou Famicom1 est développé sur le tryptique console, cartouche, contrôleur existant aux Etats-Unis. Nintendo fait des économies matérielles pour vendre la console le moins cher possible : ses composants doivent être achetés en grandes quantités pour diminuer leur coût unitaire, tandis que les ingénieurs de Nintendo se chargent d’optimiser le résultat final. L’idée de Yamauchi est de vendre la console à prix coûtant et de marger uniquement sur les ventes de jeux.

Car Yamauchi pense que ce sont les jeux qui font vendre les consoles, et pas l’inverse. Il ordonne donc à ses équipes de rendre la console très accessible aux développeurs pour que ces derniers puissent créer facilement de bons jeux exploitant au mieux la Famicom. Nintendo est alors le premier constructeur fournissant des aides aux éditeurs-tiers, par le biais de renseignements techniques sur le fonctionnement de ses machines. Dans l’idée que seule une poignée de développeurs est capable de créer des titres susceptibles de plaire à tous, Yamauchi nomme Miyamoto à la tête du nouveau département Recherche et Développement. Sa mission : créer des jeux aussi bons que Donkey Kong, cette fois-ci sur Famicom.

Le Famicom est lancé au Japon le 15 juillet 1983, à un prix moitié moins cher que la concurrence. Soutenue par une large campagne de communication à destination des enfants, la console se vend à 500 000 exemplaires dès ses deux premiers mois de vente. Un nombre impressionnant quand on le compare aux 30 000 consoles vendues l’année précédente… par l’ensemble des acteurs du marché japonais.

Pendant ce temps, aux Etats-Unis comme en Europe le marché des consoles s’effondre, sous le poids de ses invendus et de ses jeux de mauvaise qualité. Les premiers ordinateurs familiaux se substituent rapidement aux consoles dans les foyers : ils permettent de jouer mais aussi de faire du traitement de texte ou gérer ses factures, et apportent ainsi une valeur éducative et utilitaire que les consoles n’ont pas. Atari perd 500 millions de dollars, et la plupart des constructeurs et éditeurs ferment leurs portes. Les revendeurs qui accusent eux aussi d’énormes pertes ne veulent plus entendre parler de jeux vidéo, qu’ils voient comme une mode déjà dépassée.

Mais Minoru Arakawa, jeune japonais directeur de la filiale américaine de Nintendo, remarque que le marché des bornes d’arcade, lui, est toujours viable, au détriment de celui des flippers. En effet, ces bornes -dont Donkey Kong– rapportent alors 7 milliards de dollars par an, soit plus que l’industrie du cinéma… de quoi convaincre Arakawa que le jeu vidéo a encore de l’avenir.

Notes et Références :

  1. Il est courant dans la langue japonaise de contracter les noms anglophones pour faciliter leur prononciation.

Bienvenue au pays du Kilt

Hop, résumé en une image, fin de l'article. Comment ça non ?

Et c’est sur ce cliché qu’on commence un autre voyage, même si cette fois c’est bien plus court et bien moins loin. Bienvenue donc en Ecosse pour une semaine garnie de ces articles saugrenus que vous aimez tant (mais si). Cinq jours de balade entre ville et campagne, plus précisément entre Édimbourg/Edinburgh et quelques vallées perdues à l’ouest de Perth, c’est parti.

Parlons d’Édimbourg pour commencer, que vous prononcerez « édinnbowwoh » en discutant avec les locaux. A ce propos, bon courage pour comprendre l’accent écossais assez… épais. Comment dire… l’accent écossais est à l’anglais britannique ce que l’accent du Nord-Pas-Calais est au français : une version moins articulée qui insiste beauuucoup moins sur les consonnes. Bref.

Édimbourg donne l’impression d’une petite capitale tout en étant une grande ville. Je m’explique : on a l’impression de se trouver dans une ville de taille comparable à Paris, mais dont le cœur vivant, le centre-ville-où-tout-se-passe est trois fois plus petit. Oui, on trouve des coins sympathiques un peu partout, mais les rendez-vous semblent bel et bien tourner autour de l’avenue principale, Princes Street.

Et oui, il y fait frais. Attendez-vous à des températures constamment 5 à 10 degrés en-dessous de notre moyenne nationale, et à une météo qui change plusieurs fois dans la journée… dont des ondées assez régulières (mais pas forcément longues). Et comme les clichés ne sont rien sans exception, j’ai eu droit à un temps superbe pendant toute une semaine.

Quoi d’autre… les écossais se lèvent et se couchent tôt par rapport aux français, la faute certainement à un ensoleillement plus court et une heure de décalage. Première conséquence à mes yeux, la majorité des commerces non-alimentaires ferment vers 18h… mais n’ouvrent pas plus tôt. Les gens ont l’air de prendre leur temps, de vivre à un rythme pas si effréné… et quelque part, c’est très reposant.

Je sais, je sais vous voulez tout savoir sur le kilt. Vu la température, et pour le confort OUI il vaut mieux porter quelque chose dessous. Et si on en croise dans la rue portée par des hommes de tous âges, ça reste avant tout une tenue traditionnelle portée aux cérémonies et les jours de fête. Ça a même un petit côté classe. Mais à part des kilts et des cornemuses (de loin l’instrument le plus insupportable au monde), que trouve-t-on en Ecosse qui fasse frétiller les touristes ?

Grosse surprise que de me trouver complètement par hasard devant le quartier général de Rockstar North, et oui les créateurs de GTA sont écossais, j’avais complètement zappé ! Hop, après le-passage-obligatoire-devant-la-maison-mère-de-Nintendo-à-Kyoto-que-je-n’ai-même-pas-blogué, un studio légendaire de moins sur ma liste imaginaire !

Et comme j’arrive encore à parler de jeux vidéo sur un thème qui en est pourtant très éloigné, je vous donne rendez-vous demain pour quelque chose de complètement différent.

Nintendo 3DS, premières impressions (3/3)

Après une première prise en mains de la 3DS et de quelques jeux disponibles pour son lancement, voici la troisième et dernière partie de mes impressions sur la prochaine console de Nintendo !

Dans cette dernière partie, je vais donc vous parler des titres qui étaient jouables lors de l’évènement organisé par Nintendo, mais qui n’auront pas la chance de sortir en même temps que la console… Comme la dernière fois, ils sont classés du plus intéressant au plus ignoble, et les plus pressés d’entre vous pourront gagner du temps en ne lisant que ce qui est écrit en gras.

Les jeux qui sortiront après la console, entre le 25 mars et début juin :

  • Kid Icarus: Uprising

Très certainement LE meilleur jeu de la 3DS pour l’année 2011, Kid Icarus est le jeu qui a été intégralement pensé pour la 3DS. Ce jeu d’action aventure se découpait dans sa démo en deux phases bien distinctes : des phases en vol où le héros suit un chemin prédéfini et où l’on tire sur tout ce qui bouge, et des phases à pied semblables à de nombreux jeux d’action/tir à la troisième personne. Dans les deux cas, le jeu est magnifique. Les ennemis arrivent de tous les côtés, des explosions et lasers fusent de toutes parts, c’est un véritable feu d’artifice en 3D qui s’offre à nous, et ô surprise la 3D est utile. La maniabilité combinant touches et écran tactile est surprenante d’efficacité, et pour une fois les dialogues d’un jeu Nintendo sont amusants.
Trève d’éloges, on attend juste ce titre avec beaucoup d’impatience.

  • The Legend Of Zelda: Ocarina Of Time 3D

Plus de douze ans après sa sortie, Ocarina Of Time, le Zelda icônique de la Nintendo 64, s’offre un lifting ainsi que l’affichage en 3D. Malheureusement, comme lors d’un lifting, on a beau mettre des agrafes, on est parfois déçu : le jeu a mal vieilli, très franchement si je n’avais pas lu 36 news parlant des graphismes refaits, je ne l’aurais pas remarqué.
Car malgré sa mise à jour graphique, le jeu reste laid comparé aux autres titres 3DS, et ne disposera d’aucun nouveau contenu. Oui, le jeu est toujours aussi maniable, oui, la 3D fonctionne bien, mais le jeu n’est tout simplement plus d’actualité avec ses polygones coincés dans la génération Nintendo 64. Oui, ce titre est là pour donner un peu d’allure à la ludothèque de la 3DS, mais je le voyais plus comme un titre de lancement, disponible le jour J, ce qui étonnament ne sera pas le cas. Quitte à ne découvrir ce volet qu’aujourd’hui, je vous le conseille plutôt sur Console Virtuelle, c’est moins cher.

  • Resident Evil: The Mercenaries 3D

Si vous attendez un vrai Resident Evil sur consoles portables, il faudra attendre un peu plus longtemps, car ce jeu, comme son nom l’indique, est un simple portage du mode Mercenaries de Resident Evil 4 & 5. Pour les néophytes, on est dans une arène fermée, et on dégomme du zombie plaga en vue caméra à l’épaule pour gagner de précieuses secondes, survivre aussi longtemps que possible, et potentiellement ne pas se trouver à court de munitions. Le jeu est très joli, très maniable, et sa 3D est agréable, mais le contenu paraît beaucoup trop limité pour justifier un jeu complet. C’est typiquement le genre de jeux qu’on trouvera à 10€ dans trois mois, donc si vous êtes fans de Resident Evil et de bourrinage, ne dégainez pas trop vite votre portefeuille.

  • Steel Diver

Ce jeu de sous-marins propose deux jouabilités différentes : un peu de plate-forme/action dans des phases de manoeuvre du sous-marin, et un peu de tir à la première personne lors de phases « au périscope ». A la base prévu pour la DS, ce titre de Nintendo s’annonce assez sympathique et simple à jouer, même si j’ai du mal à voir quel est le public visé. Dans l’ensemble, ce titre semble souffrir du même syndrôme que Pilotwings Resort, à savoir qu’il est là pour combler les trous du catalogue de lancement, bien qu’il soit plus fun.

  • James Noir’s Hollywood Crimes

Enfin un jeu original dans ce monde de suites ! Dans ce titre, derrière la reconstitution d’un Hollywood chic et flashy des années 60, se cache en fait un jeu d’énigmes façon Professeur Layton. La démo que j’ai testé était en fait l’introduction du jeu et ses deux premières énigmes assez simples, bref pas vraiment de quoi juger le titre, mais assez pour attiser ma curiosité. La réalisation du titre à la sauce sixties semble très réussie, plus qu’à espérer que les énigmes présentes soient à la hauteur de ce à quoi nous a habitué notre cher Professeur.

  • The Lapins Crétins : Retour Vers le Passé 3D

Disponible la semaine suivant le lancement de la 3DS, ce jeu des Lapins d’Ubisoft n’est pas une compilation de mini-jeux, mais un nouveau jeu de plate-formes… en 2D à priori. En effet, le titre se joue à la New Super Mario Bros, on va de gauche à droite, on ramasse des bonus et on écrase des ennemis, les éléments du décor s’affichant en 3D devant et derrière ces plate-formes. La courte démo que j’ai pu tester représentait bien l’univers déjanté des Lapins, et le jeu a l’air sympathique, mais très facile, et j’ai peur que le résultat final sonne creux. Wait & see.

  • Dead Or Alive: Dimensions

Pas facile de se faire remarquer quand on a un certain Street Fighter IV 3D en face de soi. Du coup, j’ai eu l’idée de tester ce Dead Or Alive AVANT le meilleur jeu de baston de la console. Eeeeeet… c’était quand même pas terrible. Le jeu est pourtant assez joli, oui mais voilà dès qu’on active la 3D le jeu saccade, bref le moteur physique ne tient plus la route. On ajoute à cela un système de combat un peu fainéant, c’est-à-dire qu’on appuie sur tous les boutons jusqu’à ce qu’on trouve un combo qui fonctionne à tous les coups (sic) et qu’on fera en boucle jusqu’à la fin du jeu. Ceci dit, comme son titre racoleur l’indique, ce jeu trouvera son public grâce à la poitrine opulente de ses héroïnes, que l’on pourra faire bouger avec les capteurs de mouvement de la console, on n’arrête pas le progrès.

  • Léa Passion 3D

3 dimensions, 3 développeurs, 3 mois de développement ! Non je déconne, Ubisoft ne l’a pas fait. Enfin, pas encore.

Dans l’ensemble, le catalogue du lancement de la 3DS s’avère donc très classique, mais aussi inédit dans la mesure où Nintendo laisse sa place aux éditeurs-tiers, car même si on y trouve 90% de licences connues et deux bouses, on y trouve des titres tiers plus inspirés et d’une qualité globale plus rassurante que lors de lancements précédents.

On notera aussi que certains jeux n’étaient pas jouables mais seront tout de même disponibles dès le 25 mars, ce qui porte le nombre de titres disponibles le jour du lancement à 13 :

  • Les Sims 3
  • Super Monkey Ball 3D
  • Rayman 3D
  • Tom Clancy’s Splinter Cell 3D
  • Tom Clancy’s Ghost Recon Shadow Wars
  • Asphalt 3D

P.S. Pour remettre les choses en perspective, voici les catalogues de lancement des 5 dernières consoles :

  • DS : 15 titres, et encore si on se souvient de Mario c’est parce qu’il était déjà sorti avant

Asphalt Urban GT, Mr. Driller: Drill Spirits, Ping Pals, Pokémon Dash, Polarium, Project Rub, Rayman DS, Robots, Spider-Man 2, Sprung, Super Mario 64 DS, Tiger Woods PGA Tour, The Urbz: Sims in the City, WarioWare: Touched!, Zoo Keeper

  • PSP : 9 titres auxquels vous aviez déjà joué sur PS2, et 19 films en UMD, ahahah

Ape Academy, Everybody’s Golf, Fired Up, F1 Grand Prix, MediEvil Resurrection, Ridge Racer, WipEout Pure, World Tour Soccer : Challenge Edition, World Rally Championship

  • Xbox 360 : 16 titres qu’on a préféré oublier, franchement ce lancement c’était un peu la misère

Amped 3, Call of Duty 2, Condemned: Criminal Origins, FIFA 06 En Route Pour la Coupe du Monde, Gun, Kameo: Elements of Power, Madden NFL 06, NBA Live 06, Need For speed: Most Wanted, Perfect Dark Zero, King Kong: le Jeu Officiel, PGR 3, Quake 4, Tetris: The Grandmaster ACE, Tiger Woods PGA Tour 06, Tony Hawk’s American Wasteland

  • Wii : 19 jeux, dont le meilleur fourni avec la console, un portage du dernier bon jeu GameCube, et un pari gagnant pour Ubisoft

Call Of Duty 3, Gottlieb Pinball Classics, Happy Feet, The Legend of Zelda: Twilight Princess, Madden NFL 07, Monster 4×4 World Circuit, Need For Speed: Carbon, Rampage: Total Destruction, Red Steel, Bob L’Eponge, Super Monkey Ball: Banana Blitz, Wii Play, Wii Sports, Cars, GT Pro Series, Les Animaux de la Forêt, Rayman Contre les Lapins Crétins, Super Fruit Fall, Tony Hawk’s Downhill Jam

  • PS3 : Beaucoup trop de jeux (25), aucun titre potable, et le lancement le plus drôle que j’aie jamais vu (mais si, les 3 clients de la Fnac Champs-Elysées, le lancement en demi-teinte sous la Tour Eiffel et le paquebot Microsoft, souvenez-vous !).

Blazing Angels: Squadrons of WWII, Call of Duty 3 : En marche vers Paris, Def Jam : Icon, Enchanted Arms, Fight Night Round 3, Formula One : Championship Edition, Full Auto 2 : Battlelines, Genji : Days of the Blade, Marvel : Ultimate Alliance, Gundam : Target in Sight, Le Parrain, MotorStorm, NBA 2K7, NBA Street 4 Homecourt 2007, Need for Speed Carbon, NHL 2K7, Resistance: Fall of Man, Ridge Racer 7, Sonic The Hedgehog, Tiger Woods PGA Tour 2007, Tony Hawk’s Project 8, Untold Legends : Dark Kingdom, Virtua Fighter 5, Virtua Tennis 3, World Snooker Championship 2007

Nintendo 3DS, premières impressions (2/3)

Et oui, si vous n’en aviez pas eu assez la dernière fois, voici un deuxième pavé toujours trop long parlant de la Nintendo 3DS !

Aujourd’hui, je vais vous parler des jeux de la 3DS, dont une grosse partie sera disponible au lancement de la console. Je rappelle que ces jeux ont été testés fin janvier, mais je ne vous ferai aucun baratin sur le fait qu’ils étaient encore en cours de développement, car on sait tous :

  • qu’un jeu mauvais dans ses premières phases de développement a de grandes chances de rester mauvais pour sa sortie commerciale.
  • que lors de ces évènements promotionnels plein de sympathiques hôtes et hôtesses (qui en plus d’avoir été briefés sur les jeux et sur la console, avaient l’air intéréssés, ça change des bimbostituées du Paris Games Week) s’occupent de nous à renforts de Twix, croissants et Coca-Cola, le tout dans le Carrousel du Louvre. Bref, des conditions de test peu communes qui tentent d’altérer mon objectivité légendaire.

Sans plus attendre, la liste des jeux, triés par intérêt décroissant dans chaque catégorie. Comme précédemment, les plus pressés d’entre vous pourront ne s’attarder que sur ce qui écrit en gras.

Les jeux qui sortiront en même temps que la console :

  • Les cartes de réalité augmentée fournies avec la console

Oui, ça vous surprend peut-être, mais c’est ça le jeu que j’attends le plus. Parce que c’est très très fun, et que ça exploite très bien toutes les possibilités de la console.

Dans le premier jeu, une boîte à surprise sort de la carte posée sur une table. En se plaçant au-dessus de cette carte, la boîte s’ouvre sur un fossé dans lequel des cibles apparaissent. Une fois les cibles abattues, un dragon sort du fossé, et on doit se déplacer (nous, le joueur, en vrai, avec nos petites jambes) autour de la table pour tirer dans les zones vulnérables du dragon.

Dans le deuxième jeu, on doit d’abord se prendre en photo avec la 3DS. Cela fait, des têtes volantes à notre effigie apparaissent autour de nous, on doit alors tourner sur soi-même pour regarder autour de soi et dégommer ces têtes avant qu’elles n’arrivent à nous et cassent la fenêtre de réalité augmentée.

En bref, ces cartes de réalité augmentée fonctionnent car elles tournent le monde autour de nous en dérision façon cartoon, et il est très drôle d’éclater son double maléfique samouraï à coups de balles de tennis. A l’instar de Wii Sports en 2006, c’est clairement ça qu’on fera tester à nos amis, et c’est ce qui les fera acheter une 3DS à leur tour.

  • Nintendogs+Cats

Sans surprise, le jeu qui fera vendre des tankers de 3DS. Vous vous souvenez de Nintendogs, sorti il y a 7 ans ? Et bien là, c’est pareil, mais en plus joli, en 3D, et avec des chats en plus. Une fois de plus, il y aura trois versions différentes pour faire plein d’échanges avec ses ami(e)s façon Pokémon. Bon à savoir pour les fans de chats, il n’y aura que 3 races de chats différentes, toutes présentes dans chacune des 3 versions.

J’avoue avoir ri après avoir mis un chapeau de cow-boy et des lunettes de soleil rose à mon chiot, mais je ne fais clairement pas partie du public visé.

  • Super Street Fighter IV 3D Edition Potaburuentateinmento

C’est Super Street Fighter IV, mais en 3D et sur portable, ce qui est déjà une belle performance en soi. C’est un des jeux sur lesquels l’effet 3D est le plus convaincant, entre
autres grâce à un mode « caméra à l’épaule » pas super jouable mais très spectaculaire. Même en caméra classique, l’effet de profondeur est subtil, mais il est là. Autre nouveauté, on peut utiliser des raccourcis placés sur l’écran tactile pour balancer des coups spéciaux plus simplement.

Si vous possédez déjà Super Street Fighter IV, vous pouvez passer votre chemin, mais pour les autres qui aiment la baston, ce jeu est pour vous.

  • Lego Star Wars III: The Clone Wars

Ma plus grande surprise, surtout en n’étant pas spécialement fan de Star Wars. Les jeux vidéo Lego, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est de l’action, de la plate-forme, des vies infinies et un humour décalé propre aux Lego. Je m’attendais à une énième adaptation, je me suis retrouvé avec un jeu d’aventure joli, drôle, rythmé, et avec l’ambiance sonore grandiloquente propre à Star Wars. De plus, la 3D sert vraiment dans ce jeu, car grâce à l’effet de profondeur on repère immédiatement où est notre personnage, ce qui augure du meilleur pour de futurs jeux de plate-forme.

  • Pro Evolution Soccer 2011 3D

Finies les adaptations de PES pourries chez Nintendo ! Bienvenue donc à l’ambiance audio des stades, à la jouabilité au stick, bref au vrai PES. Malheureusement, on ne pouvait pas changer la caméra dans la démo que j’ai pu tester, du coup on se retrouvait avec une vue caméra à l’épaule, sympathique pour le côté spectaculaire et jeu personnel, mais peu pratique pour jouer en équipe ou en défense. Ceci dit des caméras plus classiques seront disponibles dans la version commerciale. Détail qui peut avoir son importance, les commentaires audio étaient dignes des versions consoles de salon, et seront disponibles en français. Un des meilleurs jeux du lancement, digne de ses confrères sur PSP et PS2, et c’est un non-joueur absolu de PES qui vous le dit.

  • Samurai Warriors: Chronicles

Dynasty Warriors, c’est une licence qui n’a jamais changé mais qui reste toujours efficace. Là, c’est pareil, on dégomme des centaines de samouraïs au Q.I. d’huître sans trop se fouler, en suivant des objectifs sur une carte assez grande. La nouveauté de cet épisode : la possibilité de switcher entre quatre personnages à tout moment. C’est toujours aussi répétitif, les dialogues sont nuls et mal joués, la gestion de la caméra est honteuse, la musique rock nippone est insipide, et les personnages sont caricaturaux au possible. C’est plein de défauts, mais ça reste fun, pour une raison qui m’échappe. Par contre, c’est un des seuls jeux où j’ai vite switché en 2D parce que la 3D me faisait mal aux yeux. Bref, je ne vous le conseille pas particulièrement, à moins d’adorer la saga et d’être intéressé par une version romancée de l’ère Edo.

  • Pilotwings Resort

Le jeu Nintendo qui m’a le plus ennuyé de tout leur catalogue. On est clairement dans le syndrôme « Bonjour je suis une démo technique censée combler le catalogue de lancement et tout le monde m’aura oublié dans quinze jours ». Vous vous souvenez de Pokémon Dash ou de la démo de Metroid Prime Hunters ? Et bien là c’est pareil. On contrôle au choix un avion, un deltaplane ou un jetpack dans des mini-jeux du style « passe à travers les anneaux », « atterris dans la zone cible »… C’est joli, et la 3D est sympathique, mais c’est lent et très, trop lassant… A éviter.

  • Puzzle Bobble 3D

Le titre le plus honteux du lancement de la console, dont la « 3D » est tout simplement absente. Le jeu est exactement le même que tous les autres jeux de la saga, vous devez éliminer des bulles par groupes de trois avant qu’elles n’arrivent en bas de l’écran, ce qui reste assez sympa et addictif. Sauf que la 3D n’est utilisée que pour modéliser les décors ! Et oui, la jouabilité ne se fait que sur un plan en deux dimensions, pour Square Enix créer c’est fatigant, pourquoi se gêner quand on peut faire des portages… Achetez plutôt la version iPhone, c’est moins cher et ça fait la même chose.

  • Ridge Racer 2D, nan je déconne ça s’appelle bien Ridge Racer 3D

Un jeu de course de voitures moche, avec une 3D qui saute et qui fait donc très mal aux yeux, une jouabilité tout en dérapages non contrôlés, des circuits carrés dignes de la PSOne, une ambiance sonore curieusement absente… ai-je vraiment besoin de continuer la liste ? Une preuve de plus que Ridge Racer est une licence qui n’existe que pour s’incruster dans les catalogues de lancement et espérer se vendre sur la physique avantageuse de son héroïne acharismatique. A éviter, en attendant de se moquer un peu plus sur le prochain opus next-gen.

Comme tout cela commence à faire long, je vous garde donc la liste des jeux qui sortiront après le 25 mars pour le prochain article !

Nintendo 3DS, premières impressions (1/3)

Oh là là on se croirait presque sur un grand site de journalisme vidéoludique dites-donc !

Je vais donc vous parler de la Nintendo 3DS et de son catalogue de lancement, ayant eu l’occasion de tester la bête il y a pile poil un mois lors d’un évènement grand public organisé par… ben Nintendo évidemment.

Si vous voulez gagner du temps, ne lisez que ce qui est écrit en gras.

C’est quoi la 3DS ?

La 3DS, petit Kévin, c’est la nouvelle DS. Mais ce n’est pas une simple mise à jour comme la DS Lite, la DSi ou encore la DSi XL. C’est une « vraie » nouvelle console Nintendo, un peu comme la PS3 après la PS2, tu vois. Et puis de toute façon, vu le tapage médiatique autour de la bête, si tu n’en as pas déjà entendu parler c’est que tu vis dans une caverne en Lozère.

Elle fait quoi la 3DS ?

La grosse nouveauté de la console, c’est bien sûr l’affichage 3D stéréoscopique sans lunettes. Si tu as déjà des lunettes de vue, il faudra quand même les garder hein, c’est juste que tu n’auras pas besoin de paire de lunettes « 3D » comme au cinéma pour pouvoir voir la 3D sur ta console !

D’ailleurs, une molette est disposée à droite de l’écran supérieur pour régler l’effet 3D à tout moment. A noter qu’on peut supprimer complètement l’effet 3D, mais on y reviendra. Le bouton, lui, fonctionne comme le bouton de réglage de volume de la DS Lite. Sinon, la console garde les mêmes touches que sa petite soeur, et y ajoute un stick analogique. Mais si, le truc que tu utilises pour te déplacer sur tous tes jeux PS2 / PS3 / Xbox 360 !

La 3DS dispose comme la DS de deux écrans, celui du bas est toujours tactile, et celui du haut est (à peu près) au format 16:9, beaucoup plus grand que ce à quoi on est habitués. A noter que seul l’écran supérieur sait afficher la 3D stéréosco… oui bon sans lunettes quoi. Le port pour cartes SD est de retour ainsi que l’appareil photo (cette fois-ci en 3D), bref votre petite cousine pourra retoucher les photos de Tatie Jeanette et ce sera la bonne rigolade en famille. Vous riez peut-être, mais c’est exactement le genre de tableau qui finira dans la pub et qui fera vendre la console. Par contre Nintendo fournit une carte SD avec la console, et ça c’est sympathique.

A noter aussi que là où Apple vend un bout de plastique pour tenir un iPad debout 49€, Nintendo fournit un socle de rechargement avec sa 3DS pour pas un rond, enfin si, un seul rond, celui du zéro €.

La console dispose également de plein d’autres trucs dont personne ne se soucie à part la presse vidéoludique et les fanboys.

Prise en mains (Oui au pluriel parce qu’une console ça se tient avec les deux mains)

La console a en gros le même feeling que la DSi, même si les énormes antivols n’ont pas aidé à évaluer le poids de la bête. Le nouveau stick est très semblable à celui de la PSP dans son fonctionnement (il glisse sur un plateau au lieu de tourner autour d’une bille), mais est plus facile à contrôler parce qu’il est incurvé, bref on « bloque » plus facilement son pouce dedans. Les touches Start et Select sont maintenant en-dessous de l’écran tactile, ainsi que la touche « Home » centrale, permettant de revenir au menu principal de la console. Pour le reste (volume, autres touches et écran tactile) c’est très semblable à la DSi.

La 3D sans lunettes
… fonctionne comme promis par Nintendo
.

Techniquement, quand on prend la 3DS en mains, on voit l’écran supérieur en double, ce qui donne une impression de flou. Le temps de faire le point avec nos yeux, puis de régler la molette 3D, et voilà, magie du spectacle. Personnellement, habituer mes yeux à la 3D ne m’a pris que 3-4 secondes pour chaque jeu, et une fois qu’on est « accroché », on ne perd pas le focus à moins de beaucoup bouger.

Il y a d’ailleurs une différence remarquable entre la 3D « ciné » et la 3D dans le jeu vidéo : si au cinéma, on utilise la 3D pour nous envoyer des trucs au visage, dans les jeux vidéo, l’écran sert plutôt de « fenêtre » vers le monde de jeu.

Ceci dit, comme toute technologie 3D la 3DS est basée sur une illusion d’optique, du coup je vous conseille vivement de la tester par vous-même si vous voulez être sûrs de bien voir la 3D.

Les petits plus de la maison Nintendo

En 2006, Nintendo a eu la bonne idée de livrer Wii Sports d’office avec la Wii. Là, c’est pareil : vous n’aurez pas besoin d’acheter de jeu pour commencer à profiter de votre 3DS.

En effet, la 3DS offrira plusieurs contenus dès la sortie de la boîte :

  • On passera vite sur l’appareil photo 3D, parce que vu la résolution pourrie, à part les enfants je ne vois pas qui va s’en servir.
  • La chaîne Mii, en provenance directe la Wii, et en un peu mieux. On pourra par exemple prendre un pote en photo, et pouf! la console aura créé son Mii, qui sera systématiquement laid.
  • Des cartes de réalité augmentée, et là vous faites genre vous savez ce que c’est mais en fait pas du tout. Bref, vous posez une carte à jouer sur une table, vous la visez à travers votre 3DS qui fait office de fenêtre transparente, et là magie un dragon sort de la carte ! On en reparle plus tard.
  • Un système d’amis mieux fichu que sur Wii, en même temps c’était pas difficile.
  • Et surtout, un système de connexions qui mérite un paragraphe entier

Un système de connexions qui mérite un paragraphe entier

La 3DS et ses composants communiqueront via réseau sans fil tout seuls comme des grands, et ce de trois façons possibles :

  • Votre réseau WiFi bien de chez vous
  • Le réseau WiFi des partenaires de Nintendo : des fournisseurs de hotspots WiFi, bref ne vous étonnez pas de voir votre console mise à jour si vous êtes passé chez McDo ou dans une gare SNCF.
  • Les gens que vous croiserez avec une 3DS : et oui, votre 3DS communiquera plus que vous, car dès que vous croiserez quelqu’un avec une 3DS dans son sac, vos deux machines s’échangeront des données.

L’utilité de tout cela ? C’est automatique, c’est-à-dire que vous n’aurez rien à faire, rien à configurer. Vous partirez travailler avec votre console, et une fois rentrés chez vous, vous aurez eu une mise à jour de la 3DS, rencontré deux nouveaux Mii, et échangé un accessoire pour votre chien dans Nintendogs+Cats…

En bref, Nintendo a fait en sorte que tout le monde puisse utiliser toutes les fonctionnalités de la 3DS sans être un pro de l’informatique, et quand je vois le nombre d’amis qui ont une Wii et qui ne savent même pas qu’on peut la connecter à Internet, je comprend l’utilité de fonctionnalités simples d’accès.

Allez, c’est tout pour cette fois, on se retrouve bientôt pour le test d’un paquet de jeux disponibles au lancement de la console, le 25 mars prochain !

2010 en jeux vidéo : mes statistiques

Aujourd’hui, un peu nombriliste et sorti de nulle part, le bilan des jeux vidéos auxquels j’ai joué en 2010.

En effet, je me suis rendu compte l’année dernière que je ne me souvenais pas du tiers des jeux que j’avais pu tester durant l’année. J’ai donc décidé de me faire un petit tableur pour garder tout cela en mémoire… informatique. Puis au fur et à mesure j’ai noté un peu plus d’infos sur chaque jeu, pour arriver à ce qui suit.

Deux petites précisions toutefois pour vous donner un peu de contexte :

  • Tous les jeux de la liste sont des achats, le piratage les versions d’essai longue durée ne m’ont servi qu’à tester des titres pour lesquels j’étais curieux.
  • Un jeu a été considéré comme terminé quand j’accédais au défilement des crédits, après un boss de fin par exemple.

Donc, les chiffres :

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Pour comparaison, et sans aucune source fiable :

  • 10% des acheteurs terminent un jeu
  • Le joueur moyen achète 10 titres par an
  • 59 jeux « AAA » (à gros budget, titres phares des éditeurs) sont sortis en 2010
  • Plus de 15% de ces titres ont reçu un accueil mitigé de la part des critiques comme des joueurs

Les statistiques, c’est vraiment fantastique.

Boule et Bill, un avenir tragique

Boule et Bill, deux amis pour la vie, pouvait-on lire dans la célèbre bande dessinée de Roba il y a déjà plusieurs décennies. Mais même les héros de bd les plus connus ne peuvent résister aux ravages du temps. L’avenir de Boule et Bill, c’est la triste histoire que je vais vous conter ici.1990 : Boule entre au collège, et subit les incessantes brimades de ses camarades. Il faut dire qu’avec un prénom pareil, la vie n’est pas facile tous les jours : Boule de flipper, Boulet…
Frappé, humilié, le petit Boule a bien trop de soucis personnels pour se préoccuper de ses devoirs, ce qui lui vaudra le surnom de Boule à zéros. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

1994 : Boule entre au lycée, où il retrouve son ami d’enfance Pouf. Celui-ci étant passé par une école privée catholique, n’est plus le même : jeune drogué à la beu, il a coupé la moitié de sa frange pour « faire beau gosse », comme il aime si bien le clamer. Emmenant Boule avec lui pour faire ses mauvais coups, il lui vaudra son premier séjour en garde-à-vue, après lui avoir fait démolir la façade d’une boulangerie en scooter pour « être plus cool ».
Boule, lors de son adolescence ingrate, prend du poids, d’où son nouveau surnom de Boule-de-gras. Pendant ce temps, les parents de Boule divorcent, sa mère préférant un cadre de Conforama à un « publicitaire sans avenir », selon ses propres dires. Boule reste avec son père.
Caroline la tortue meurt d’overdose, ayant pris un des plants de beu de Pouf pour de la laitue. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

1998 : Boule obtient son baccalauréat, du deuxième coup. Il entame des études de cinématographie, ayant toujours voulu devenir un grand réalisateur. Ne s’entendant plus vraiment avec son père ayant sombré dans l’enfer de la cocaïne, il prend une chambre d’étudiant avec Pouf, qui attaque des études de littérature. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

1999 : Boule rencontre l’amour de sa vie, Joëlle, une camarade de fac. Deux mois plus tard, il la surprend au lit avec Pouf, alors qu’elle ne voulait « rien faire avant le mariage ». Après des semaines de dispute, Boule retourne chez son père. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

2003 : Pouf rencontre le succès avec son premier livre « Pouf la grenade » racontant ses années de débauche. Boule tourne ses premiers courts-métrages, mais en dépit de son talent personne ne souhaite distribuer « un film de Boule ». C’est une grande déception pour Boule. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

2005 : Boule tombe dans une profonde dépression à la mort de son père, écrasé par accident dans un camion-benne après s’être endormi complètement stone dans une benne municipale. Il va vivre chez sa mère, avec son demi-frère de 15 ans Kévin, qui comme tout adolescent est ingrat. Bill, de son côté, flemmarde dans sa nouvelle maison.

2006 : Boule écrit son premier roman autobiographique, « Une histoire de Boule », qui rencontre un succès d’estime. Il se découvre une passion pour le bowling, qui l’aidera à sortir de la dépression. Pouf anime une émission culinaire sur TF1 « La Pâte à Pouf », énorme succès. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

2008 : Boule remporte la coupe de France de bowling et ouvre un bowling-bar en province, le Club de Boule. Pouf a des démélés judiciaires après avoir été pris en photo lors d’une sortie avec une prostituée mineure ukrainienne. Bill, de son côté, meurt de diabète.

2010 : Boule perd sa virginité.

2011 : Pouf est déclaré innocent, et devient animateur du jeu télévisé quotidien « Pif Paf Pouf ». Boule se marie, et devient papa.

2018 : Les deux anciens amis se réconcilient, ce qui fait la une des tabloïds franco-belges. Le fils de Boule, Jacques, est amené à jouer le rôle de son père dans le film autobiographique de Pouf « Le Petit Pouf », premier film d’une série qui deviendra une des plus connues du cinéma franco-belge. C’est l’euphorie.

2022 : Jacques est victime d’un tragique accident sur le tournage de « Pouf le cascadeur », et perd l’usage de ses jambes. Boule quitte l’équipe du film pour consacrer son temps à son fils et à son club.

2026 : La mère de Boule décède d’un cancer des poumons. Le septième film de Pouf, « Pouf font du ski », est un échec. Pouf prend sa retraite anticipée.

2050 : Pouf décède d’une maladie du foie. Deuil national. Selon ses dernières volontés, ses notes personnelles sont publiées sous la forme d’un recueil « Pouf la pouffe », autocritique touchante d’une vie mouvementée. Boule y découvre la profonde admiration qu’aura eu son ami pour lui en secret pendant toutes ces années.

2055 : Boule décède d’une rupture d’anévrisme, entouré par ses proches. « Raide Boule », comme on l’appelait dans le milieu du bowling, se voit rendre un dernier hommage par son petit-fils Bill et son chien Ball dans le film documentaire « Boule & Bill ». Les derniers mots de Boule furent inscrits sur sa tombe : « J’ai beau avoir eu un prénom de merde, avoir été gros, roux, et belge, je n’ai jamais cessé d’apprécier la vie ».