Boule et Bill, un avenir tragique

Boule et Bill, deux amis pour la vie, pouvait-on lire dans la célèbre bande dessinée de Roba il y a déjà plusieurs décennies. Mais même les héros de bd les plus connus ne peuvent résister aux ravages du temps. L’avenir de Boule et Bill, c’est la triste histoire que je vais vous conter ici.1990 : Boule entre au collège, et subit les incessantes brimades de ses camarades. Il faut dire qu’avec un prénom pareil, la vie n’est pas facile tous les jours : Boule de flipper, Boulet…
Frappé, humilié, le petit Boule a bien trop de soucis personnels pour se préoccuper de ses devoirs, ce qui lui vaudra le surnom de Boule à zéros. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

1994 : Boule entre au lycée, où il retrouve son ami d’enfance Pouf. Celui-ci étant passé par une école privée catholique, n’est plus le même : jeune drogué à la beu, il a coupé la moitié de sa frange pour « faire beau gosse », comme il aime si bien le clamer. Emmenant Boule avec lui pour faire ses mauvais coups, il lui vaudra son premier séjour en garde-à-vue, après lui avoir fait démolir la façade d’une boulangerie en scooter pour « être plus cool ».
Boule, lors de son adolescence ingrate, prend du poids, d’où son nouveau surnom de Boule-de-gras. Pendant ce temps, les parents de Boule divorcent, sa mère préférant un cadre de Conforama à un « publicitaire sans avenir », selon ses propres dires. Boule reste avec son père.
Caroline la tortue meurt d’overdose, ayant pris un des plants de beu de Pouf pour de la laitue. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

1998 : Boule obtient son baccalauréat, du deuxième coup. Il entame des études de cinématographie, ayant toujours voulu devenir un grand réalisateur. Ne s’entendant plus vraiment avec son père ayant sombré dans l’enfer de la cocaïne, il prend une chambre d’étudiant avec Pouf, qui attaque des études de littérature. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

1999 : Boule rencontre l’amour de sa vie, Joëlle, une camarade de fac. Deux mois plus tard, il la surprend au lit avec Pouf, alors qu’elle ne voulait « rien faire avant le mariage ». Après des semaines de dispute, Boule retourne chez son père. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

2003 : Pouf rencontre le succès avec son premier livre « Pouf la grenade » racontant ses années de débauche. Boule tourne ses premiers courts-métrages, mais en dépit de son talent personne ne souhaite distribuer « un film de Boule ». C’est une grande déception pour Boule. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

2005 : Boule tombe dans une profonde dépression à la mort de son père, écrasé par accident dans un camion-benne après s’être endormi complètement stone dans une benne municipale. Il va vivre chez sa mère, avec son demi-frère de 15 ans Kévin, qui comme tout adolescent est ingrat. Bill, de son côté, flemmarde dans sa nouvelle maison.

2006 : Boule écrit son premier roman autobiographique, « Une histoire de Boule », qui rencontre un succès d’estime. Il se découvre une passion pour le bowling, qui l’aidera à sortir de la dépression. Pouf anime une émission culinaire sur TF1 « La Pâte à Pouf », énorme succès. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

2008 : Boule remporte la coupe de France de bowling et ouvre un bowling-bar en province, le Club de Boule. Pouf a des démélés judiciaires après avoir été pris en photo lors d’une sortie avec une prostituée mineure ukrainienne. Bill, de son côté, meurt de diabète.

2010 : Boule perd sa virginité.

2011 : Pouf est déclaré innocent, et devient animateur du jeu télévisé quotidien « Pif Paf Pouf ». Boule se marie, et devient papa.

2018 : Les deux anciens amis se réconcilient, ce qui fait la une des tabloïds franco-belges. Le fils de Boule, Jacques, est amené à jouer le rôle de son père dans le film autobiographique de Pouf « Le Petit Pouf », premier film d’une série qui deviendra une des plus connues du cinéma franco-belge. C’est l’euphorie.

2022 : Jacques est victime d’un tragique accident sur le tournage de « Pouf le cascadeur », et perd l’usage de ses jambes. Boule quitte l’équipe du film pour consacrer son temps à son fils et à son club.

2026 : La mère de Boule décède d’un cancer des poumons. Le septième film de Pouf, « Pouf font du ski », est un échec. Pouf prend sa retraite anticipée.

2050 : Pouf décède d’une maladie du foie. Deuil national. Selon ses dernières volontés, ses notes personnelles sont publiées sous la forme d’un recueil « Pouf la pouffe », autocritique touchante d’une vie mouvementée. Boule y découvre la profonde admiration qu’aura eu son ami pour lui en secret pendant toutes ces années.

2055 : Boule décède d’une rupture d’anévrisme, entouré par ses proches. « Raide Boule », comme on l’appelait dans le milieu du bowling, se voit rendre un dernier hommage par son petit-fils Bill et son chien Ball dans le film documentaire « Boule & Bill ». Les derniers mots de Boule furent inscrits sur sa tombe : « J’ai beau avoir eu un prénom de merde, avoir été gros, roux, et belge, je n’ai jamais cessé d’apprécier la vie ».

Vous êtes bien à Tokyo (2/2)

Ceci est une des meilleures représentations de la culture japonaise que j’ai pu rencontrer jusqu’à présent : une représentation grandeur nature d’un Gundam. Grandeur nature, ça fait environ 30 mètres de haut pour ceux qui n’auraient aucune connaissance en matière de méchas (robots géants issus d’une série manga / série d’animation). Soit à peu près la même taille que la Statue de la Liberté tokyoïte.
D’où l’idée suivante : dans un combat de catch entre les deux monuments, qui éclate l’autre ?
Le match sera retransmis en différé samedi prochain, alors restez connectés.Mais quand même, un GUNDAM TAILLE REELLE QUOI !

Sumo Week, Jour 5 – Traduction à la Pelle (IV)

(comme le dit le titre, ce post fait suite à celui-ci)

 « 100 ans du Kokugikan – Le premier Ryogoku Kokugikan a ouvert ses portes en juin 1909. A cette époque, on l’appelait le plus grand bâtiment de l’Est (du Japon, NDT). Ainsi les tournois de sumo eurent lieu en intérieur, n’étant plus influencés par la météo. La naissance du Kokugikan est un évènement faisant référence dans le milieu sumo.
Durant ses 100 années d’existence, le Kokugikan prit place dans 3 différents lieux, le premier étant à Ryogoku (même quartier que l’actuel kokugikan, NDLA), et le second, à Kuramae, ouvrant en 1954. L’actuel Kokugikan est le troisième, ouvert en 1985. En cent ans d’existence, de nombreux fiévreux tournois ont eu lieu dans chaque Kokugikan.
Pour cette exposition commémorative du centenaire, nous exposons l’histoire du Kokugikan. […] »

Hop hop hop… C’est quoi cette dernière phrase, là ? Parce que le reste du texte est déjà bourré de fautes d’orthographe et de grammaire (il faut parfois faire de sacrées interprétations pour comprendre !), mais ça… Jetons un oeil de plus près…

« Please enjoy yourself slowly » ? Littéralement « Merci de profiter de vous-même lentement »… J’ai l’esprit mal tourné ou bien il y a un GRRRROOOOS double sens malencontreux à cette phrase ? Je savais que les expositions c’était amusant et excitant, mais pas excitant dans ce sens-là

(retrouvez la suite des traductions à la pelle par ici)

Sumo Week, Jour 3 – Historique

Aujourd’hui, rapide leçon d’histoire avec des images du kokugikan à travers les âges :
22 janvier 1955, troisième championnat national
Pour l’anecdote, on aperçoit sur cette image les tous premiers spots installés au Japon, l’électricité n’étant pas encore installée partout lors de la reconstruction d’après-guerre.


12 mai 1978, vingt-quatrième championnat national
Pour la première fois, un sumo d’origine étrangère participait à un tournoi, dans ce cas un lutteur mongol, qui sera éliminé lors d’une finale très contestée à l’époque.


20 mai 2009, cinquante-cinquième championnat
Les sumos se saluent au début du tournoi, avant que les combats commencent. Chacun porte sa tenue personnalisée pour l’occasion, chacune d’une valeur estimée entre 10.000 et 100.000€ (fils d’or et d’argent, soie et autres matières précieuses…)

Malheureusement, aucune de ces informations n’est vraie (à l’exception près du salut des sumos), vu que toutes ces photos ont été prises le même jour. De plus, le Kokugikan n’a été reconstruit qu’en 1985, laissé pendant quelques temps à l’abandon au profit d’autres dojos. Mais je suis sûr que certains y auront cru, ne serait-ce qu’à cause du support visuel et des filtres photos.

Nyark nyark !

Inédit : La Censure recule au Japon


Comme promis, voici la photo non censurée de Hachiko, chien fidèle. Hachiko (prononcez atchikoh, à vos souhaits) est une célébrité nippone, dont la statue réside à la station de Shibuya, un des quartiers branchés de Tokyo. D’ailleurs, la sortie de la station de train s’appelle Sortie Hachiko. Mais pourquoi donc un chien est-il aussi connu, me demandez-vous (si, si, j’en ai vu un lever la main, dans le fond, là-bas) ? Et bien rien que pour vous, et en non-exclusivité mondiale, voici l’histoire approximative de Hachiko.
Au début du siècle précédent, le maître d’Hachiko prenait le train tous les jours à Shibuya pour se rendre à son travail. Hachiko, chien fidèle, accompagnait son maître jusqu’à la station et l’attendait jusqu’à son retour, tous les jours. Jusqu’au jour où le dit maître décéda d’une crise cardiaque, ou d’une autre maladie fulgurante et tragique qui ferait une superbe scène hollywoodienne tragique à en faire pleurer un clown. Mais Hachiko, patient, attendit le retour de son maître. Jour après jour. Heureusement pour lui, les habitants locaux eurent pitié de lui et lui donnèrent à manger (alors que si ça se trouve un pauvre sans-abri mourrait de faim deux cents mètres plus loin). Hachiko mourut quelques années plus tard, des suites d’une maladie toute aussi tragique que celle de son maître certainement. Mais avant de mourir, Hachiko eut tout de même l’honneur d’assister à l’érection d’une statue à son effigie, qui n’est pas celle de la photo pour des raisons que vous trouverez aisément sur Wikipédia.

Brave bête. On pourrait aussi dire qu’attendre son maître jour après jour était un peu idiot, mais il faut appeler un chien un chien, et l’histoire était trop belle pour passer à côté. Et puis ça fait une belle histoire pour les enfants et les touristes, qui ont à peu près la même naïveté avouons-le.

Par contre je ne pense pas que le véritable Hachiko se baladait avec une banderole supportant Tokyo comme ville organisatrice des J.O. de 2016 (banderole attachée par des cadenas d’ailleurs, un peu contradictoire avec l’esprit de liberté des J.O.)…

Ourson guimauve


L’ourson en guimauve. Mais comment quelqu’un a pu avoir l’idée de faire des confiseries en forme d’ourson avec de la guimauve ? Je veux dire, par exemple, pour les fraises Tagaga, c’est normal que ce soit en forme de fraise vu que ça a un arôme de fraise. Mais l’ourson guimauve, lui, n’a pas le goût d’ourson (enfin j’imagine) !
Tout d’abord, j’aimerais bien savoir ce qui a été la base de cette confiserie. Ourson, ou guimauve ? Est-ce que le confiseur qui a inventé l’ourson guimauve s’est dit : « Tiens, je ferais bien un bonbon qui ressemble à un ours avec cette guimauve » en préparant de la guimauve, ou bien, lors d’une balade au zoo « Ça alors, cet ourson serait la forme parfaite pour une guimauve » ? Quand bien même, je ne vois aucun rapport entre un ourson et de la guimauve. Un ourson, c’est petit (sinon ça s’appelle un ours ou une ourse), ça boit du lait, ça vit dans la forêt, c’est sauvage. Une guimauve, c’est blanc (sauf erreur de ma part et avant ajout des colorants, additifs et autres conservateurs), c’est sucré, c’est mou, et ça vit plus dans des boîtes de bonbons que dans la nature. Non, vraiment, je ne vois pas. Pourquoi un ourson, et non pas, euh, par exemple, un pingouin, un veau, une chaise ?
Alors oui, un ourson c’est souvent marron et le chocolat sur la guimauve aussi. Et c’est là que toute logique s’estompe : il existe des oursons en guimauve blancs ! Enfin plutôt jaunes, parce que c’est du chocolat blanc mais en fait le chocolat blanc est jaune. Oui, je sais, les ours polaires. Mais on ne me la fait pas, les ours polaires ils ont déjà fait de la pub pour Cola-Cola, alors ils peuvent pas en plus être des confiseries.
Et puis là où certains aliments tels que le Panier de Yopla contiennent de vrais morceaux de panier, l’ourson guimauve ne contient même pas de vrais morceaux d’oursons. C’est une conspiration alimentaire, je vous dis, une conspiration. La prochaine fois, nous verrons pourquoi les crocodiles sont en gélatine.
L’image ci-dessus est la propriété de Cémoi.