Consortium de la jaquette

Attention attention, dernier article avant un léger hiatus !

Aujourd’hui, ça va causer jaquette. Pochette, couverture, cover, peu importe le doux nom qu’on leur donne, ces feuilles de plastique imprimées ont un rôle qu’on ignore trop souvent ! Et comme je suis un fervent défenseur de la justice (mais si, j’ai fini la trilogie Phoenix Wright), boum, article sur le bien-fondé des jaquettes dans l’industrie vidéoludique moderne en fonction de la temporalité des titres associés. Ne partez pas tout de suite, il y a des images !

Tout d’abord, il y a une différence importante entre le produit en magasin et dans votre ludothèque : en boutique, les jeux sont mis en avant en étant placés face visible. Une fois chez vous, il y a de fortes chances que tout jeu de qualité finisse sa vie rangé au milieu de ses camarades, tranche visible. Et là, la majorité des jeux sont égaux en tranches, peu importe leur face, c’est un peu la révolution de la jaquette. En dehors de quelques fautes de goût bien entendu, telles que le rouge vif de New Super Mario Bros Wii ou encore la refonte des jaquettes PlayStation en plein milieu de vie des PSP et PS3.

Deux générations de boîtes, tout ça pour des galettes et des cartouches...

Car oui, une grosse production vidéoludique se retrouve plusieurs fois dans les rayons, sous des faciès bien différents parfois… Élucidons ce mystère et découvrons ensemble les différentes catégories de sorties et les jaquettes qui vont avec.

Le collector

Pas une jaquette trempée dans l'eau, mais un relief brillant assez réussi.

Produit typiquement adressé aux amoureux du jeu vidéo, le collector est une version limitée (mais pas forcément introuvable) d’un jeu au moment de sa sortie. Il est la plupart du temps l’apanage des précommandes et coûte cinq à dix euros de plus que le jeu « de base ». Si aujourd’hui les éditions collector permettent de bénéficier de contenu supplémentaire dans le jeu, elles sont surtout prisées pour leurs ajouts physiques. De la simple jaquette refaite aux statuettes de 30 centimètres, il y en a pour tous les goûts et surtout pour tous les portefeuilles.

Seulement voilà, l’essence-même du collector étant d’être unique, on se retrouve parfois avec des jaquettes tout aussi uniques qui ne collent pas avec le reste de la ludothèque, des boîtiers énormes et métalliques qu’on ne sait pas où ranger, ou encore des lithographies, statuettes et autres pin’s qui prennent la poussière. Heureusement, le collector est bien souvent une simple « sur-jaquette » enfilée par-dessus l’originale, histoire de différencier les deux versions (et de simplifier la production des premiers tirages du jeu, souvent à la dernière minute). Mais pas toujours, que voulez-vous le monde est injuste.

Bref, pas de souci si vous êtes comme moi un maniaque aficionado de l’harmonie visuelle de vos étagères, vu que vous avez ici le choix entre l’édition de base et la collector.

La version complète « GOTY »

Un peu comme les Director’s Cut dans le monde du cinéma, on aime bien ressortir un jeu relativement récent pour surfer un peu plus sur sa notoriété. Sauf que dans le jeu vidéo on surnomme ça GOTY, anagramme barbare désignant les jeux de rôle en ligne les « Game of the Year » Edition. Ainsi, il devient de plus en plus courant de voir des titres majeurs ressortir six mois après leur lancement dans une version intégrant plus de contenu et/ou à prix réduit. Si on ne dissertera pas sur le bien-fondé de la manœuvre, on peut par contre cracher à loisir sur les multiples coquards autocollants dont sont affublées ces éditions, quand les critiques journalistiques ne sont pas tout bonnement intégrées à la jaquette.

Arkham City ou comment passer d'une jaquette sobre à une abomination visuelle.

J’ai un avis très partagé sur le physique souvent ingrat de ces versions : bien sûr, les éditeurs ont recours à cette pratique un peu par fierté mais surtout par désir de communiquer sur la qualité du jeu auprès d’un plus large public. Mais d’un autre côté, ce n’est pas parce que je vais acheter un T-shirt en soldes que je veux en garder l’étiquette… Allez, joker, mais c’est bien parce que la tranche est épargnée !

La compilation

Une nouvelle édition de God of War apparemment révélée par Amazon Cuba

Cédant aux sirènes d’un manque d’inspiration global de l’ère Haute Définition, les éditeurs toujours plus avides d’argent facile généreux nous gratifient depuis plus d’un an de nombreuses compilations regroupant le plus souvent des titres d’une même licence. Le tout est bien entendu passé à la moulinette HD avec des résultats directement liés au budget du remake, parce que oui c’est une seule et unique société qui s’occupe de 90% de ces portages.

Au final, des compilations à prix réduit qui plaisent à tous le monde pour des jaquettes qui ne plaisent à personne. Qu’il s’agisse des Classics HD de Sony ou des packs multi-jeux d’EA, on se retrouve souvent avec un bête assemblage de jaquettes regroupées dans une jaquette plus grande. Jaquetteception, jaquette déception. Heureusement, certaines de ces jaquettes sont réversibles et laissent place à quelque chose de beaucoup plus gracieux, comme l’a très bien montré Ico & Shadow of the Colossus HD. A voir, au cas par cas.

Les gammes budget

Ça ne vous dit peut-être rien, mais sous ce nom quelque peu dépréciant se cachent en fait les gammes Platinum de Sony, Xbox Classics de Microsoft (Europe hors UK) et finalement Nintendo Selects de Moulinex. Souvent là pour relancer des titres déjà vendus à plusieurs millions d’exemplaires, elles ont donné naissance aux jaquettes les plus horribles que le jeu vidéo aie jamais connu.

C'est pas comme si c'était la licence la plus populaire de la console après tout. Mes yeuuuux !

C’est à croire que ces jaquettes ont été massacrées intentionnellement, afin de coller une étiquette de pauvre sur les malheureux joueurs possédant ces immondices visuelles. T’as pas voulu acheter le collector à 80 brouzoufs ? Sale plèbe, paie ta honte avec cette jaquette argentée et JAUNE, muhahahahaha !

Seule astuce, acheter ces titres au moment de leur passage en gamme budget, en général on peut trouver la belle édition de base au prix de la version budget, c’est le meilleur des deux mondes ! Evidemment, il faut être assez connecté pour adopter le bon timing, et bien souvent vous devrez vous réfugier dans le monde sombre et complexe des custom covers

Mes deux cents (oui, ça rend mieux en anglais)

Chers amis éditeurs, si vous lisez cet article, pitié, préférez les sur-jaquettes et jaquettes réversibles ! Soyez sobr… hop hop hop, quand je commence à prôner le manque d’originalité et d’innovation, c’est que je tourne en rond, il est temps que j’arrête de taper sur mon clavier. Surtout que le pauvre ne m’a rien fait ! A la prochaine !

Pour finir, un très bel exemple du maître Nintendo... qui nous pondra pourtant la boîte jaune urine de Mario & Sonic aux JO 2012.

Lost in Translation / Traductions à la Pelle

Vous avez vu ça ? Je suis parfaitement bilingue !

On commence gentiment avec cette pancarte trouvée à l’entrée d’un jardin… touristique ? J’en perds mes mots, c’est dire.

Qu’est-ce qu’un Superadulte ? En premier lieu, j’ai réellement pensé à un tarif pour les super-héros, avant de revenir à la réalité et de bloquer sur ce terme telle une huître devant un couteau…

Puis par élimination (et une deuxième vérification sur le Net), déception : il s’agit d’un terme poli pour désigner les personnes âgées. Derrière le qualificatif tout à fait génial de Superadulte se cachait en fait un bête tarif senior. Mouais…

Du coup je me sens un peu obligé de passer à du plus lourd. Je tiens à préciser que je n’ai aucunement retouché l’image qui va suivre.

D’accord, le texte est surtout drôle si on le lit en français. Mais c’est trop beau comme coïncidence pour passer à côté.

Cul Lisse. De l’huile. Pas besoin de vous faire un dessin, vous avez l’esprit aussi mal tourné que moi. Je sais, c’est pour le moins douteux, mais rapeseed c’est du colza hein, je vous vois venir d’ici bande de fripons.

*Insérez ici une blague avec des gladiateurs*

Sur cette faute de goût que je n’assume qu’à moitié, on se retrouve demain pour la suite, cet article n’ayant été qu’une… mise en bouche.

Je suis déjà dehors.

On ramasse les restes 4

[suite des restes du Japon]

Reste n°7 : Quai des Brumes

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Une des dernières images que j’ai pu prendre, malheureusement je n’avais pas mon appareil photo sur moi, devant me contenter de mon téléphone portable… Un éclairage s’impose :

Dans le métro tokyoïte comme dans tous les métros, il y a des affiches de publicité sur les murs de l’autre côté des rails. Sauf que fait rare, il n’y avait pas d’affiche encadrée à cet emplacement ce jour-là. Le quai est bondé, et je me retrouve au bord de ce dernier, face à la vitrine vide. Vitrine qui renvoie un semi-reflet flouté d’un attroupement de japonais avec au beau milieu de cette foule un intrus, qui décide alors de prendre une photo de cette scène mi-comique, mi-flippante.

Une capture peu fidèle de la situation, mais dont ressort le même sentiment d’irréalisme et d’étrangeté.

Reste n°8 : Etude de la faune nippone

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Non, je ne suis pas sur cette image. D’ailleurs, ce n’est même pas moi qui ait pris cette photo, mais une amie expatriée. Il y a tellement de détails, qu’ils soient représentatifs de la culture japonaise, ou bien drôles et incongrus, que je ne saurais tous les citer.

En tous cas, c’est pour moi un vrai concentré du Japon et du regard qu’y portent les étrangers.

Mais si, regardez-bien.

Tchernobyl mon amour

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Nombre de scientifiques se sont un jour posés la question : Pourquoi une chaîne de magasins alimentaires porte-t-elle un nom aussi repoussant ? Aujourd’hui, nous allons donc expliquer le pourquoi du comment.Tout commence en 1964, lorsque Richard Grignol, fils d’Eugène et de Sylviane Grignol, voit le jour en Vendée. Dix ans plus tard, par un beau soleil d’été, Richard Grignol, alors jeune boute-en-train, se fait soudainement renverser par un camion-poubelle. Le conducteur, Antoine Bolduc, est alors condamné à 10 ans de prison ferme pour homicide involontaire. Il fera en prison la connaissance de Jacques Lignard, son geôlier, avec qui il nouera une solide amitié. D’ailleurs, lorsqu’Antoine sort de prison en 1979 après 5 ans de conduite examplaire, il trouve avec l’aide de son ami Jacques un emploi à la Banque Postale locale.
C’est ce même Antoine qui accordera un prêt à M. Lardieu, futur créateur de l’enseigne Le Mutant. Son business plan de l’époque cite une chaîne de magasins à produits de base pour des prix plus compétitifs, mais il y a un hic : le nom que M. Lardieu veut alors donner à son enseigne est « Le Mouton ».
Or Le Mouton est déjà déposé par l’épicier du village, M. Georges Bourbon, et ce dernier ne souhaite en aucun cas céder les droits de son épicerie léguée de père en fils. M. Lardieu retrouvera espoir lors d’un dîner avec son ami Ping Xiaoxan : en effet M. Xiaoxan, d’origine chinoise, a conservé un fort accent de son pays d’origine, et lorsque M. Lardieu lui cite le nom de son projet d’une mine déconfite, Ping déforme alors le nom en le répétant, devenant « Le Mou Tangue ».
M. Lardieu décide alors de déposer le nom « Le MuTang », voulant associer la qualité de ses produits à ceux qui proviennent du pays de Mao. Mais Henriette Trochu, secrétaire à l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, croit à une erreur de frappe, et corrige alors. « Le Mutant » est né.
Depuis, tout le monde se moque de M. Lardieu et de son enseigne, et d’un autre côté, il l’a bien cherché.

Mes vacances dans les îles

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« Merci Annoying Dude, c’était la dernière photo de mon appareil jetable »

Où est Charlie ?

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Ça fait deux heures que je cherche, impossible de trouver ce gugusse au bonnet et au pull rayé… Mais ne serait-ce pas cet énergumène d’Annoying Dude qui vient saccager mon plaisir, une fois de plus ?

Boule et Bill, un avenir tragique

Boule et Bill, deux amis pour la vie, pouvait-on lire dans la célèbre bande dessinée de Roba il y a déjà plusieurs décennies. Mais même les héros de bd les plus connus ne peuvent résister aux ravages du temps. L’avenir de Boule et Bill, c’est la triste histoire que je vais vous conter ici.1990 : Boule entre au collège, et subit les incessantes brimades de ses camarades. Il faut dire qu’avec un prénom pareil, la vie n’est pas facile tous les jours : Boule de flipper, Boulet…
Frappé, humilié, le petit Boule a bien trop de soucis personnels pour se préoccuper de ses devoirs, ce qui lui vaudra le surnom de Boule à zéros. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

1994 : Boule entre au lycée, où il retrouve son ami d’enfance Pouf. Celui-ci étant passé par une école privée catholique, n’est plus le même : jeune drogué à la beu, il a coupé la moitié de sa frange pour « faire beau gosse », comme il aime si bien le clamer. Emmenant Boule avec lui pour faire ses mauvais coups, il lui vaudra son premier séjour en garde-à-vue, après lui avoir fait démolir la façade d’une boulangerie en scooter pour « être plus cool ».
Boule, lors de son adolescence ingrate, prend du poids, d’où son nouveau surnom de Boule-de-gras. Pendant ce temps, les parents de Boule divorcent, sa mère préférant un cadre de Conforama à un « publicitaire sans avenir », selon ses propres dires. Boule reste avec son père.
Caroline la tortue meurt d’overdose, ayant pris un des plants de beu de Pouf pour de la laitue. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

1998 : Boule obtient son baccalauréat, du deuxième coup. Il entame des études de cinématographie, ayant toujours voulu devenir un grand réalisateur. Ne s’entendant plus vraiment avec son père ayant sombré dans l’enfer de la cocaïne, il prend une chambre d’étudiant avec Pouf, qui attaque des études de littérature. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

1999 : Boule rencontre l’amour de sa vie, Joëlle, une camarade de fac. Deux mois plus tard, il la surprend au lit avec Pouf, alors qu’elle ne voulait « rien faire avant le mariage ». Après des semaines de dispute, Boule retourne chez son père. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

2003 : Pouf rencontre le succès avec son premier livre « Pouf la grenade » racontant ses années de débauche. Boule tourne ses premiers courts-métrages, mais en dépit de son talent personne ne souhaite distribuer « un film de Boule ». C’est une grande déception pour Boule. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

2005 : Boule tombe dans une profonde dépression à la mort de son père, écrasé par accident dans un camion-benne après s’être endormi complètement stone dans une benne municipale. Il va vivre chez sa mère, avec son demi-frère de 15 ans Kévin, qui comme tout adolescent est ingrat. Bill, de son côté, flemmarde dans sa nouvelle maison.

2006 : Boule écrit son premier roman autobiographique, « Une histoire de Boule », qui rencontre un succès d’estime. Il se découvre une passion pour le bowling, qui l’aidera à sortir de la dépression. Pouf anime une émission culinaire sur TF1 « La Pâte à Pouf », énorme succès. Bill, de son côté, flemmarde à la maison.

2008 : Boule remporte la coupe de France de bowling et ouvre un bowling-bar en province, le Club de Boule. Pouf a des démélés judiciaires après avoir été pris en photo lors d’une sortie avec une prostituée mineure ukrainienne. Bill, de son côté, meurt de diabète.

2010 : Boule perd sa virginité.

2011 : Pouf est déclaré innocent, et devient animateur du jeu télévisé quotidien « Pif Paf Pouf ». Boule se marie, et devient papa.

2018 : Les deux anciens amis se réconcilient, ce qui fait la une des tabloïds franco-belges. Le fils de Boule, Jacques, est amené à jouer le rôle de son père dans le film autobiographique de Pouf « Le Petit Pouf », premier film d’une série qui deviendra une des plus connues du cinéma franco-belge. C’est l’euphorie.

2022 : Jacques est victime d’un tragique accident sur le tournage de « Pouf le cascadeur », et perd l’usage de ses jambes. Boule quitte l’équipe du film pour consacrer son temps à son fils et à son club.

2026 : La mère de Boule décède d’un cancer des poumons. Le septième film de Pouf, « Pouf font du ski », est un échec. Pouf prend sa retraite anticipée.

2050 : Pouf décède d’une maladie du foie. Deuil national. Selon ses dernières volontés, ses notes personnelles sont publiées sous la forme d’un recueil « Pouf la pouffe », autocritique touchante d’une vie mouvementée. Boule y découvre la profonde admiration qu’aura eu son ami pour lui en secret pendant toutes ces années.

2055 : Boule décède d’une rupture d’anévrisme, entouré par ses proches. « Raide Boule », comme on l’appelait dans le milieu du bowling, se voit rendre un dernier hommage par son petit-fils Bill et son chien Ball dans le film documentaire « Boule & Bill ». Les derniers mots de Boule furent inscrits sur sa tombe : « J’ai beau avoir eu un prénom de merde, avoir été gros, roux, et belge, je n’ai jamais cessé d’apprécier la vie ».