Anthropologie du troll – Partie III

Suite et fin de notre saga anthropologique… Retrouvez ici et ici les deux premières parties…
Septième catégorie :
Commentaire de ModéraTueur : Bon les noobs et les boulets ça suffit avec votre débat à deux balles, la prochaine fois je vous bannis. Lisez un peu la charte avant de poster, nom de nom !

Lui, c’est le modérateur aigri. A force de corriger, supprimer, éditer des commentaires à longueur de journée, il en vient à penser que tous ceux qui ne respectent pas la charte des commentaires (que personne ne lit jamais, vu qu’elle fait trois pages en taille 9) devraient mourir instantanément devant leur clavier.
Seul souci : ce type d’intervention ne fera que déchaîner la fureur des autres commentateurs, aboutissant à de nombreux commentaires de type « sale nazi » ou bien « say bon on nay en démocrassie je fé ske veu ».

Huitième catégorie :
Commentaire de ThierryLaFraude : Lol.

Celui-ci n’est pas vraiment un troll. Par contre son message aussi court soit-il reste incompréhensible…

Bon on va arrêter les dégâts ici avant de dévier un peu plus du sujet… Et pour finir, le meilleur moyen de se débarasser des trolls avec une phrase bien connue des internautes : Ne nourrissez pas le troll.

Mercredi, c’est Cinéma, et ça rime pas

Aujourd’hui, première sortie cinéma. Au Japon je veux dire, je suis déjà allé au cinéma en France quand même. Avant de parler du film trois précisions sur le cinéma japonais :

  • c’est cher, environ 12€ le tarif étudiant, 16€ tarif plein. Autant dire que t’y vas pas tous les jours.
  • les salles sont peu fréquentées. Les nippons sont moins friands de cinéma que de location de dvd, ils préfèrent être pèpères chez eux, et puis c’est plus rapide, moins cher, et il y a plus de choix.
  • la plupart des films étrangers sont en version originale avec sous-titres japonais, pour mon plus grand bonheur. Quoique, après avoir vu sur petit écran un film d’action lambda, Schwarzy en japonais ça dépote mon pote.

Voilà, le contexte est placé, place à l’action. Et quelle action ! Car le film que j’ai vu n’est autre que Blood: The Last Vampire, intitulé Last Blood ici pour des raisons qui m’échappent complètement, peut-être que le nom du film était trop long pour le public japonais.

Pour ceux qui ne connaissent pas, et ils sont nombreux, Blood est avant tout un moyen-métrage d’animation japonais qui avait fait forte impression lors de sa sortie. Plein d’années plus tard (oui j’ai même la flemme de chercher sur wikipédia, c’est dire), une adaptation en film voit enfin le jour grâce à nos amis mangeurs de burgers. Après avoir vu la bande-annonce, je me dis que ce film a l’air chouette et qu’il mérite d’être vu. Double coup de bol, il passe au Japon (ce qui n’est pas si fréquent que ça pour les films étrangers qui ne sont pas des blockbusters). Et puis on voulait voir Terminator 4 mais il ne sort que la semaine prochaine ici.

Je ne vous laisserai pas languir plus longtemps : ce film est un nanar. Mais un bon nanar assumé dopé aux hormones. Qu’est-ce qu’on retrouve ? Un film d’action nerveux et bien rhythmé, avec un nombre de clichés du cinéma réunis comme on ne l’a jamais vu. On retrouve :

  • une lycéenne japonaise qui n’est pas vraiment lycéenne, comme dans tous les mangas
  • des agents secrets tellement habillés en agents secrets (mixez Men in Black et la Gestapo pour avoir une idée) qu’on les grille à deux kilomètres
  • un flashback de quand l’héroïne a appris à se battre avec un maître chinois
  • un maître d’arts martiaux qui meurt (en plusieurs fois en plus)
  • un mentor qui meurt
  • un parricide
  • une étudiante américane lambda et blonde qui jouera le rôle de gros boulet du film (vous savez, le personnage que tout le monde veut voir mourir, mais qu’en fait tout le monde sauf elle meurt)

Entre autres. Et encore, je ne vous ai pas parlé du grand mystère du film pas du tout prévisible, je vous donne un indice et vous laisse deviner ce qui se passe : L’héroïne n’a jamais connu sa mère, et le grand méchant est une femme qui ressemble à l’héroïne avec 20 ans de plus. Trop dur.

Dans beaucoup d’autres films, ce serait franchement pas terrible. Mais là c’est tellement gros qu’on se marre, et comme les scènes ne s’éternisent pas, la pilule passe allègrement. Ce qui passe parfois moins bien, ce sont les effets spéciaux. Parfois plutôt réussis, souvent ratés, on pense vraiment voir là le travail d’un stagiaire qui s’y connaît à peu près autant en effets spéciaux que moi en géographie (indice : je ne sais pas situer les 5 grands fleuves français sur une carte). Ce qui joue d’autant plus en faveur de la nanardisation du film. De nombreux faux raccords sont présents, genre la coupe de cheveux de l’héroïne qui change d’un plan à l’autre, ou encore la potiche ayant le visage nickel après un passage au lance-flammes, pour se retrouver avec le visage noir dans le plan suivant. Un Tokyo des années 70 crédible tant qu’on est dans la base militaire, mais qu’on oublie vite dès qu’on voit les quartiers de Tokyo un poil trop « actuels » pour 1970…

Mais si ce film est bon, c’est parce qu’il y a quand même de grands moments jouissifs : les plans sont dynamiques, la musique dessert bien l’action, les décors assez jolis, le jeu des acteurs… euh, inégal (mention nanar pour le surjeu total de l’agent secret, et pour l’accent japonais pourri de la méchante qui lit son prompteur). Mais comment peut-on ne pas aimer un film qui regroupe en une heure et demie tous les éléments suivants :

  • une lycéenne japonaise vampire
  • qui se bat au katana
  • contre des vampires
  • et des monstres volants
  • un maître chinois qui meurt
  • des ninjas
  • des corps découpés avec classe dans les rues de Tokyo mais aussi dans une forêt typiquement japonaise
  • un agent secret avec un chapeau feutre
  • une grosse explosion à la Michael Bay (une seule oui, pas assez de budget)
  • une coupe afro qui rend puissant (enfin qui montre que le gars est puissant)

En tous cas, je le nomine officiellement aux Nanars d’Or 2009 du blog.

Traductions à la Pelle (VI)

(suite de nos aventures traductrices)

Euh… Je ne sais absolument pas ce que ça peut bien vouloir dire. J’ai cherché sur le Net des traductions proches ou lointaines, en français, anglais, italien… Rien. Niet. Nada.
(Retrouvez la suite par ici)

Avant le sommeil

Je ne sais pas pour vous, mais le soir, juste avant de s’endormir, c’est souvent le moment où j’ai tout un tas d’idées qui surgissent de nulle part, souvent en rapport avec ce que j’ai vécu le jour même. Quelques extraits :
– This was awesome…
– Wait why am I thinking in english I don’t need to speak in english anymore today !
– Attends pourquoi je me demande en anglais pourquoi je pense en anglais là ?
– Elles étaient cool ces chaussures quand même…
– Ah la tronche qu’il a tiré c’était génial !
– Je devrais faire un article sur ça, d’ailleurs…
– Et là le gars se rend compte qu’il est invisible !
– Non mais arrête il faut dormir maintenant…
– Mais quand même ce scénar’ il est super !
– Je fais quoi demain au fait ?
– Je suis sûr d’avoir oublié quelque chose aujourd’hui…
– Bon allez maintenant il faut vraiment dormir…
– Je me demande pourquoi on a toujours ce genre d’idées stupides avant de s’endormir…
– D’ailleurs je pourrais en faire un article pour le blog !
– Ouais, demain j’en fais un article.
– Et le coup du mec invisible c’est à creuser aussi…
– Bon, dodo ou quoi ?
Le tout en à peu près 5 minutes. Ce serait tellement plus pratique si j’avais toutes ces idées quand je suis en face d’une note de blog vierge… Bon d’un autre côté ça m’évite aussi de raconter un tas d’âneries que moi-même ne comprendrais pas 5 minutes après l’avoir écrit, vu qu’en général ce genre de pensées a autant de sens logique qu’un rêve… Une fois de plus, le statu quo l’emporte. Nous voilà bien avancés.

Traductions à la Pelle (V)

(suite des traductions pourries)

French au Lait ?!? Quoiiiiii ? Un peu de consistance, au moins ! Je sais pas, moi, appelez-ça « Français au lait » si vous voulez, mais… pourquoi mélanger deux langues comme ça ??? En plus, ça ne donne absolument aucune indication concernant le contenu de la canette… Un café au lait ? Du jus de français avec du lait ? Vous savez quoi, j’abandonne pour cette fois. On verra à la prochaine.