PlayStation Vita, l’énigme

Au moment de la publication de cet article, la PlayStation Vita s’apprête à sortir officiellement, et est probablement vendue sous le manteau dans 90% des boutiques. Je vous avais donné mes rapides impressions sur la bête fin octobre 2011, mais je dois avouer que trois petits paragraphes comparés à trois articles sur un aperçu de la 3DS, ce n’est pas très juste. Rétablissons donc l’égalité du temps de parole avec cet article d’investigation totale, voici mon analyse a priori de la nouvelle portable de Sony !

Une histoire de formats : le minimum Vita

Avec la Vita, Sony fait table rase du passé : fini le lecteur UMD, pas de rétrocompatibilité avec vos jeux PSP non dématérialisés. Et puis si jamais vous possédiez des jeux acquis sur le PS Store pour deux fois seulement le prix de l’UMD, bon courage pour récupérer vos sauvegardes… Alors oui, en soi on n’achète pas une console pour jouer aux titres de la génération précédente, mais c’est toujours une perte regrettable qui selon cet article très bien fourni d’Ars Technica pourrait bien avoir un impact négatif sur les ventes de la console.

C'est une véritable révolution, il faut tout racheter.

Une chose est sûre : la PS Vita utilisera des cartouches pour les jeux… mais pas que, car pour stocker les mises à jour, les jeux téléchargés, les sauvegardes, les films et la musique, il vous faut une carte mémoire. Pas celle de votre PSP, pas le format SD utilisé par tous les autres acteurs de l’industrie hi-tech, mais un nouveau format propriétaire et donc dispendieux. Si la Vita est vendue comme un bijou de technologie, on s’étonnera de constater qu’elle n’embarque de base aucune carte mémoire.

Si la mémoire de la console est vendue séparément, ce qui m’inquiète avant tout est la capacité de stockage de ces cartes. Car au lancement européen, on pourra pour 50€  de plus stocker au maximum 16 Go de données sur sa Vita. Sachant que chaque jeu du lancement pèse entre 700 Mo et 3 Go, la limite technique est réelle, visible et bien ennuyeuse… En plus de passer des heures à télécharger un jeu (avez-vous déjà téléchargé une démo sur PS3 ?), la seule solution de fortune sera de se balader avec plusieurs cartes mémoire, rappelant douloureusement l’époque révolue des deux premières PlayStation. Oui, il suffit d’acheter les jeux en version boîte pour économiser de la place, mais ce serait aller à contre-courant de l’évolution promise par la console.

Car Sony nous pose un véritable dilemme entre les possibilités offertes par la connectivité de la Vita et cette restriction technique. Pourquoi proposer les jeux à prix réduit en ligne quand ils mangeront plus de précieux espace mémoire que leurs homologues cartouche ? Puisque les cartouches de jeux sont réinscriptibles, pourquoi ne pas y réserver un espace pour les sauvegardes comme le fait Nintendo ? Pourquoi ne pas pouvoir stocker les mises à jour et contenus téléchargeables directement sur les cartouches de jeu ? La réponse la plus simple est certainement la meilleure : quand les joueurs achètent du dématérialisé, c’est plus profitable pour les éditeurs et plus indirectement pour Sony qui vendra plus de cartes mémoire. Mais augmenter la profitabilité de la Vita ne devrait pas se faire au détriment de ses fonctionnalités (et donc de sa valeur perçue).

Le « prix de départ » de 249€ n’a jamais aussi bien porté son nom : s’il est très attractif comparé à la puissance de la bête et aux tarifs historiquement prohibitifs des consoles Sony, il est en fait complètement mensonger, vu qu’on y ajoutera au moins le coût non négligeable d’une carte mémoire et d’un jeu. D’autant plus que si la Vita n’est pas pionnière dans ce cas, elle passe derrière Nintendo qui fournit avec sa 3DS un socle de chargement, une carte mémoire et des mini-jeux intégrés. Malheureusement, ce genre de coût caché ne fait surface qu’au dernier moment et le grand public risque fort de tomber dans le panneau. Au moins SFR a la bonté d’âme (sic) d’offrir Wipeout 2048 aux acheteurs du modèle 3G, remboursant en quelque sorte le surcoût du modèle en question. Et justement, parlons-en de la 3G.

Des Gés sur PlayStation !

Suivant le modèle de l’iPad avant elle, la Vita nous propose donc de l’Internet nomade grâce à un modèle 3G… mais dans des conditions bien moins reluisantes. 50€ de surcoût à l’achat et 20€ par mois d’abonnement pour être limité à la navigation Internet et passer à côté du jeu en ligne et du téléchargement de jeux, c’est un peu cher. Pourquoi proposer un modèle 3G pour le limiter à ce point ? Une question encore plus retentissante quand on considère que la console est là pour les 5 prochaines années et que la 4G devrait pointer son nez en Europe d’ici fin 2012… La Vita pourrait alors rapidement perdre de sa superbe technologique au milieu des nouveaux smartphones. C’est d’ailleurs déjà le cas aux Etats-Unis où de nouveaux réseaux téléphoniques (faussement nommés 4G et différant selon les opérateurs) sont déployés depuis un an.

Pendant ce temps, chez Nintendo...

Ce qui m’amène aux smartphones, car si la Vita est concurrente de la 3DS, elle est aussi équipée pour faire face à l’ogre iPhone. Ecran tactile, gyroscope, appareils photos frontal et arrière, c’est bien simple : on détient là un smartphone boosté aux stéroïdes et aux touches PlayStation. Du côté des jeux, la Vita intègre la PlayStation Suite initialement destinée aux smartphones et tablettes Sony, ainsi que les Minis, des jeux comparables aux titres pop-corn qu’on trouve sur iTunes et Android Market. Une question s’impose alors : si la Vita est disponible à partir d’1€ chez SFR en abonnement, pourquoi ne pas proposer simplement une fonction téléphone sur le modèle 3G, quitte à facturer la console 100 à 200 euros de plus ? Probablement pour des raisons long-termistes, car Sony ne gagnerait rien à pousser encore plus le marché des smartphones dans une course à la technologie qui lui coûte déjà bien cher. Dommage tout de même que la console ne fasse que frôler une telle poche de croissance…

Sellin’ la Vita ? Loca !

D’autant plus que depuis son lancement japonais, en demi-teinte est la moindre des expressions pour qualifier le succès commercial de la Vita. Complètement écrasée par la 3DS et ses 90% de parts de marché dans un pays où la PSP décollait régulièrement, la Vita ne part pas plus gagnante en Occident, lancée en période creuse et surtout après le faste Noël de Nintendo. Autre challenge à relever pour cette fin d’année, la confrontation avec la Wii U, qui proposera elle aussi du jeu « portable à domicile », du tactile et de beaux graphismes (une grosse puissance de calcul pour être exact, mais ça sonne moins sexy).

En parlant de la 3DS, triste de constater que la Vita souffre des mêmes défauts irritants : une faible autonomie limitant le nomadisme, un multitâche quasiment absent et peu pratique, une qualité photo minable, des fonctionnalités promises mais pas présentes au lancement… La console offre également des fonctionnalités anecdotiques, peu claires ou carrément à la limite du mensonge :

  • Le Remote Play est vendu comme la possibilité de streamer ses jeux PS3 sur Vita, alors que cette dernière ne dispose pas du même nombre de touches, que son implémentation est au choix du développeur, qu’on constate un temps de latence rendant le tout injouable et que ça nous a déjà été promis sur PSP.
  • Le Cross Play permet une confrontation entre joueurs Vita et PS3 sur un même jeu, comme sur Wipeout 2048/HD ou encore Hustle Kings, mais si le jeu de billard, au fond là. On peut espérer un minimum de soutien de la part de Sony, mais je ne parierai pas sur un Cross Play Call of Duty par exemple.
  • Le PS Store. Si la boutique reste la même que sur PS3 et PSP, le contenu accessible est en partie différent, nouvelle console oblige. Du coup, la confusion la plus totale règne sur ce qui sera téléchargeable ou non : difficile de savoir si on pourra faire tourner dès le lancement des jeux PS1, PS2, PSN, PSP, NeoGeo… Et pour se contredire un peu plus, votre Vita ne sera pas zonée mais votre compte d’utilisateur l’est, donc vos trophées et votre compte Sony Entertainment Network (ex-PSN).
L'expérience PlayStation en une image.

Ces fonctionnalités sont intéressantes sur le papier, mais Sony a un passif peu reluisant en termes de mise en avant sur le long terme. Et c’est là le principal problème de la Vita à mes yeux : le manque d’un positionnement clair. Comme avec la PSP, on ne sait pas trop où Sony veut aller avec la Vita. La console est équipée, mais équipée pour quoi ? Quand on voit des titres tels que Ruin disponibles à la fois sur PS3 et Vita, ou des portages de titres PSP sur PS3 comme God of War ou Peace Walker, qu’est-ce qui nous prouve que Sony ne sortira pas Uncharted: Golden Abyss sur PS3 dans un an ? Quelle sera la valeur ajoutée d’un Killzone Vita forcément comparé aux épisodes PS3 ? La Vita peut-elle s’intégrer dans l’écosystème PlayStation autrement qu’en « PS3 Portable » ?

Ad Vita Eternam ?

Ramenons toutefois les choses à l’échelle de Sony et du marché des portables. Au lancement de la PSP, Nintendo exerçait un monopole indiscutable avec ses Game Boy Color et Advance. Fin 2011, la PSP détenait environ un tiers de parts de marché avec plus de 70 millions de consoles vendues dans le monde (un score quasiment équivalent aux ventes de la Game Boy Advance), comme quoi l’insistance paie. Et malgré le succès des smartphones et tablettes, les ventes de la Nintendo 3DS prouvent que le marché est loin d’avoir épuisé ses poches de croissance : la Vita n’a pas besoin de surpasser la 3DS ou l’iPad pour vivre.

Reste que Sony semble éviter les erreurs commises par Nintendo l’année dernière. Le prix de lancement de la Vita est certes trompeur, mais pas excessif. Son catalogue de lancement est fourni, varié et contient des licences majeures connues tels qu’Uncharted et Wipeout. De nombreux titres en développement sont annoncés pour une sortie cette année, de quoi rassurer les premiers acheteurs et faire saliver les autres en attendant une nouvelle flopée d’annonces à l’E3 en juin. Et comme avec toute nouvelle console, les rares sages observeront, attendant une éventuelle baisse de prix, un pack avec un jeu ou carrément un nouveau modèle…

Au final, est-ce que j’aime la Vita ? Non. Mais est-ce que j’y crois ? …Oui.

Nintendo 3DS, premières impressions (1/3)

Oh là là on se croirait presque sur un grand site de journalisme vidéoludique dites-donc !

Je vais donc vous parler de la Nintendo 3DS et de son catalogue de lancement, ayant eu l’occasion de tester la bête il y a pile poil un mois lors d’un évènement grand public organisé par… ben Nintendo évidemment.

Si vous voulez gagner du temps, ne lisez que ce qui est écrit en gras.

C’est quoi la 3DS ?

La 3DS, petit Kévin, c’est la nouvelle DS. Mais ce n’est pas une simple mise à jour comme la DS Lite, la DSi ou encore la DSi XL. C’est une « vraie » nouvelle console Nintendo, un peu comme la PS3 après la PS2, tu vois. Et puis de toute façon, vu le tapage médiatique autour de la bête, si tu n’en as pas déjà entendu parler c’est que tu vis dans une caverne en Lozère.

Elle fait quoi la 3DS ?

La grosse nouveauté de la console, c’est bien sûr l’affichage 3D stéréoscopique sans lunettes. Si tu as déjà des lunettes de vue, il faudra quand même les garder hein, c’est juste que tu n’auras pas besoin de paire de lunettes « 3D » comme au cinéma pour pouvoir voir la 3D sur ta console !

D’ailleurs, une molette est disposée à droite de l’écran supérieur pour régler l’effet 3D à tout moment. A noter qu’on peut supprimer complètement l’effet 3D, mais on y reviendra. Le bouton, lui, fonctionne comme le bouton de réglage de volume de la DS Lite. Sinon, la console garde les mêmes touches que sa petite soeur, et y ajoute un stick analogique. Mais si, le truc que tu utilises pour te déplacer sur tous tes jeux PS2 / PS3 / Xbox 360 !

La 3DS dispose comme la DS de deux écrans, celui du bas est toujours tactile, et celui du haut est (à peu près) au format 16:9, beaucoup plus grand que ce à quoi on est habitués. A noter que seul l’écran supérieur sait afficher la 3D stéréosco… oui bon sans lunettes quoi. Le port pour cartes SD est de retour ainsi que l’appareil photo (cette fois-ci en 3D), bref votre petite cousine pourra retoucher les photos de Tatie Jeanette et ce sera la bonne rigolade en famille. Vous riez peut-être, mais c’est exactement le genre de tableau qui finira dans la pub et qui fera vendre la console. Par contre Nintendo fournit une carte SD avec la console, et ça c’est sympathique.

A noter aussi que là où Apple vend un bout de plastique pour tenir un iPad debout 49€, Nintendo fournit un socle de rechargement avec sa 3DS pour pas un rond, enfin si, un seul rond, celui du zéro €.

La console dispose également de plein d’autres trucs dont personne ne se soucie à part la presse vidéoludique et les fanboys.

Prise en mains (Oui au pluriel parce qu’une console ça se tient avec les deux mains)

La console a en gros le même feeling que la DSi, même si les énormes antivols n’ont pas aidé à évaluer le poids de la bête. Le nouveau stick est très semblable à celui de la PSP dans son fonctionnement (il glisse sur un plateau au lieu de tourner autour d’une bille), mais est plus facile à contrôler parce qu’il est incurvé, bref on « bloque » plus facilement son pouce dedans. Les touches Start et Select sont maintenant en-dessous de l’écran tactile, ainsi que la touche « Home » centrale, permettant de revenir au menu principal de la console. Pour le reste (volume, autres touches et écran tactile) c’est très semblable à la DSi.

La 3D sans lunettes
… fonctionne comme promis par Nintendo
.

Techniquement, quand on prend la 3DS en mains, on voit l’écran supérieur en double, ce qui donne une impression de flou. Le temps de faire le point avec nos yeux, puis de régler la molette 3D, et voilà, magie du spectacle. Personnellement, habituer mes yeux à la 3D ne m’a pris que 3-4 secondes pour chaque jeu, et une fois qu’on est « accroché », on ne perd pas le focus à moins de beaucoup bouger.

Il y a d’ailleurs une différence remarquable entre la 3D « ciné » et la 3D dans le jeu vidéo : si au cinéma, on utilise la 3D pour nous envoyer des trucs au visage, dans les jeux vidéo, l’écran sert plutôt de « fenêtre » vers le monde de jeu.

Ceci dit, comme toute technologie 3D la 3DS est basée sur une illusion d’optique, du coup je vous conseille vivement de la tester par vous-même si vous voulez être sûrs de bien voir la 3D.

Les petits plus de la maison Nintendo

En 2006, Nintendo a eu la bonne idée de livrer Wii Sports d’office avec la Wii. Là, c’est pareil : vous n’aurez pas besoin d’acheter de jeu pour commencer à profiter de votre 3DS.

En effet, la 3DS offrira plusieurs contenus dès la sortie de la boîte :

  • On passera vite sur l’appareil photo 3D, parce que vu la résolution pourrie, à part les enfants je ne vois pas qui va s’en servir.
  • La chaîne Mii, en provenance directe la Wii, et en un peu mieux. On pourra par exemple prendre un pote en photo, et pouf! la console aura créé son Mii, qui sera systématiquement laid.
  • Des cartes de réalité augmentée, et là vous faites genre vous savez ce que c’est mais en fait pas du tout. Bref, vous posez une carte à jouer sur une table, vous la visez à travers votre 3DS qui fait office de fenêtre transparente, et là magie un dragon sort de la carte ! On en reparle plus tard.
  • Un système d’amis mieux fichu que sur Wii, en même temps c’était pas difficile.
  • Et surtout, un système de connexions qui mérite un paragraphe entier

Un système de connexions qui mérite un paragraphe entier

La 3DS et ses composants communiqueront via réseau sans fil tout seuls comme des grands, et ce de trois façons possibles :

  • Votre réseau WiFi bien de chez vous
  • Le réseau WiFi des partenaires de Nintendo : des fournisseurs de hotspots WiFi, bref ne vous étonnez pas de voir votre console mise à jour si vous êtes passé chez McDo ou dans une gare SNCF.
  • Les gens que vous croiserez avec une 3DS : et oui, votre 3DS communiquera plus que vous, car dès que vous croiserez quelqu’un avec une 3DS dans son sac, vos deux machines s’échangeront des données.

L’utilité de tout cela ? C’est automatique, c’est-à-dire que vous n’aurez rien à faire, rien à configurer. Vous partirez travailler avec votre console, et une fois rentrés chez vous, vous aurez eu une mise à jour de la 3DS, rencontré deux nouveaux Mii, et échangé un accessoire pour votre chien dans Nintendogs+Cats…

En bref, Nintendo a fait en sorte que tout le monde puisse utiliser toutes les fonctionnalités de la 3DS sans être un pro de l’informatique, et quand je vois le nombre d’amis qui ont une Wii et qui ne savent même pas qu’on peut la connecter à Internet, je comprend l’utilité de fonctionnalités simples d’accès.

Allez, c’est tout pour cette fois, on se retrouve bientôt pour le test d’un paquet de jeux disponibles au lancement de la console, le 25 mars prochain !

La meilleure météo du monde

Le matin, avant de partir, il est important de savoir s’il va faire très beau et très chaud, ou bien très pluvieux (mais très chaud quand même). En bref, il faut savoir si oui ou non on emporte un parapluie. Pourquoi ne pas toujours l’emporter, me direz-vous. Tout simplement parce qu’avec une chaleur aussi écrasante, un poids en plus est vingt fois plus désagréable. Et aussi parce qu’on a quand même l’air un peu idiot quand on a un parapluie à la main et qu’il fait super beau.
Etant par habitude méfiant envers les prévisions météorologiques, et m’étant fait surprendre deux ou trois fois par de fortes pluies, je ne tiens pas particulièrement à prendre plus d’une douche par jour.
Puis vint la révélation. Un matin fort ensoleillé, je sors, et croise une japonaise parapluie au bras. Bien sûr, je n’avais pas le mien. L’après-midi, je me prends une saucée. Mais c’est bien sûr ! Les japonais sont plus forts en météo que moi, vu que dans les jours qui ont suivi, chaque fois que j’ai croisé un nippon à parapluie, je pouvais être sûr qu’il allait pleuvoir.
Depuis, tous les matins, un coup d’oeil par la fenêtre pour noter si les passants portent un parapluie, et la décision est prise.Et pour rendre à ce post un minimum d’intérêt, un peu de différence culturelle : la plupart des parapluies nippons sont transparents, ce qui permet de voir le ciel même lorsqu’il pleut. Et ils rouillent.

Les architectes saoûls, c’est mal.

La simplicité c’est bien aussi.

Les japonais aussi sont intrigués par d’autres japonais

Le titre le plus long du blog, tout ça pour donner une réaction à ce vieil article.
En effet, j’ai pu aujourd’hui observer une étudiante japonaise regarder cet écriteau avec perplexité, pour ensuite sourire, et le prendre en photo, plus particulièrement un gros plan du visage du bonhomme du milieu.
Je voulais la prendre en photo pour disposer ainsi d’une magnifique mise en abyme, sauf qu’à prendre des photos d’étudiantes sans leur permission, ici comme ailleurs, on passe vite pour un pervers…Petit détail culturel : elle a bien évidemment pris cette photo avec son téléphone portable pour ensuite l’envoyer instantanément par email à une de ses copines, Japanese style oblige.

Je vous avais dit qu’on pouvait prendre des codes 2D (codes-barres dans lesquels on peut coder un plus grand nombre d’informations, comme une adresse web par exemple) en photo avec son portable pour aller directement sur un site Web lié ?
Par exemple, sur une affiche de pub pour un hôtel, on peut capturer ce code pour tomber aussitôt sur le site Web de l’hôtel et effectuer sa réservation en ligne en 5 minutes. Ou comment booster l’achat d’impulsion post-réclame.

Expérience stéréoscopique

 
Ceci n’est pas un jeu des sept différences…

Voici une tentative d’expérience visuelle : fixez un point le plus lointain possible entre ces deux images, et vous devriez voir l’image en trois dimensions, et ce sans porter de lunettes rouge et bleu ridicules ! C’est beau la magie de la technologie. Et pour les flemmards, enregistrez ces deux images et faites-les défiler le plus vite possible. Si vous ne mourrez pas d’une crise d’épilepsie, vous devriez voir l’image en trois dimensions de cette manière également.
Pour le moment, cette expérience a fourni des résultats concluants sur un échantillon représentatif de une personne. Aucun effet secondaire n’a été remarqué jusqu’alors, si ce n’est une tendance à tout répéter, et une tendance à tout répéter.

Edit 2011 : Comme quoi j’étais en avance sur mon temps, Avatar (et la folie des films en 3D relief) n’étant sorti que 6 mois plus tard.

Discrimination positive

Je bénis les écouteurs japonais. Petit flashback explicatif :
Deux semaines après mon arrivée ici, mes écouteurs de très bonne qualité ne résistent pas plus longtemps aux assauts répétés des voyageurs dans le train : un écouteur lâche. Comme je suis un maniaque des écouteurs et qu’avoir la moitié d’un son stéréo me traumatise (au point de me mettre de mauvaise humeur, si si), je me mets à la recherche de nouveaux écouteurs.
Au détour d’une soirée, nous nous arrêtons dans une supérette « 99 yen shop » (je vous en reparle bientôt), et que vois-je ? Des écouteurs à 100 yens (70 cents). A ce prix-là, je peux tenter. Ma première paire d’intra-auriculaires. Je remarque très vite un défaut : les intra-auriculaires ont un sacré effet boules quiès, ce qui signifie qu’on entend presque aucun bruit extérieur, augmentant ainsi les possibilités d’accident ou d’assoupissement dans le train. La qualité du son est plutôt bonne, mais pas parfaite.
Seulement voilà, deux jours plus tard, un phénomène étrange se produit : un des deux écouteurs (décidément) se met à jouer la musique beaucoup moins fort. Et c’est encore plus ennuyeux que de ne plus fonctionner du tout, car cela vous donne l’impression d’avoir une oreille à demi bouchée.
Grande résolution : je dois aller à Akihabara (dans le quartier surnommé Electric Town, pas pour rien) pour trouver une bonne paire d’écouteurs à pas cher. Mais un jour, je m’arrête dans la boutique d’électronique proche de la résidence étudiante, à la recherche d’un additionnel adaptateur de courant pour prises européennes (mon unique autre adaptateur étant monopolisé 2h/24 par mon PC à batterie nulle). Paradoxalement, je n’y trouverai pas d’adaptateur mais des écouteurs, alors que je trouverai un adaptateur à Akihabara quelques jours plus tard.
Des écouteurs de grande marque à 10€ à peine, ça ne se refuse pas. Fil d’1,6m cette fois-ci, j’ai compris la leçon avec mes premiers écouteurs. A peine achetés, à peine déballés. Immédiatement convaincu par la qualité sonore.
Mais le meilleur point reste celui-ci : ces écouteurs ne me font pas mal ! En effet, l’étroitesse de l’intérieur de mes oreilles me condamnait jusqu’à présent à souffrir à chaque essayage d’écouteurs… C’était sans compter sur un facteur de localisation : les japonais aussi ont de petites oreilles, du coup les écouteurs sont adaptés à leur taille.C’est dans ces moments-là que je me rends compte que le Japon, c’est du tout bon. Mes comparses de la gente féminine n’en diront toutefois pas autant pour les vêtements, en particulier en matière de bonnets… Et je ne parle pas de ceux qu’on met sur la tête (enfin, c’est vous qui voyez).