Total Noob 05 – Vieux Olympiques

Oui, j’assume pleinement ce jeu de mots plus que minable, mais que voulez-vous ma bonne dame on ne fait pas d’omelette sans voler des bœufs.

Voici donc le nouvel épisode de Total Noob consacré à Summer Challenge sur Megadrive, comme quoi les fans de jeux vidéo peuvent eux aussi être forts en sport.


Sur ces bonnes paroles , il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon visionnage !

Quand y’en a marre, y’a Black à part

J’ai testé pour vous : le chewing Black Black Gum, de Lotte.
Le principe est simple : c’est un chewing-gum, et il est noir. Gris-noir pour être plus précis, et gris virant vers le grisâtre au fur et à mesure de sa consommation. On peut lire sur le paquet « Hi-Technical Taste and Flavor », mais j’ai tout de même un peu de mal à voir comment un chewing-gum peut être « hi-tech ».Je conçois tout à fait une image hi-tech, comme le prouvent les emballages individuels de Black Black Gum. Ici, on a plutôt affaire à une image classe, genre New York by Night, en noir et blanc. Après tout des gens sont payés pour vous convaincre que lorsque vous mâchez un chewing-gum, vous vous imaginez bras-dessus bras-dessous avec la femme de l’ambassadeur. C’est un concept très puissant tout de même.

Parce que personnellement, quand je mâche un chewing-gum, c’est plus parce que j’ai mauvaise haleine que pour me sentir au bal du Rotary Club de Versailles.

Mais je digresse. Car Black Black, c’est bon, et malgré l’aspect peu ragoûtant (vous mangez beaucoup de nourriture noire vous ?), c’est très rafraichissant, avec du menthol de dedans. Et au moment d’écrire cet article, je me rends compte que le marketing a une fois de plus eu raison de moi, vu que j’ai gardé l’emballage, et qu’il va me suivre dans mes valises.

En Plein Dans l’Arcade

Lors d’un pélerinage au Japon, il y a une étape obligatoire : les salles d’arcade. Etrangement, il m’a fallu presque quatre mois pour enfin me décider à y aller, ce qui est une hérésie pour tout fan de jeux vidéo qui se respecte. Pour ma défense, je suis un vrai manche avec les joysticks (haha). Et rétrospectivement, je me dis que ce n’était pas plus mal d’y aller si tard, sinon j’aurais bien claqué un bon million de yens (bon d’accord, une centaine d’euros) dans ces machines distributrices d’illusions éphémères.
En tous cas, les salles d’arcade au Japon c’est BIEN. Ils ont vraiment compris l’essence de la salle d’arcade : un endroit convivial où venir seul ou entre amis (la deuxième option est de loin la meilleure) pour une expérience de jeu que l’on ne peut avoir chez soi devant une console. La plupart des interfaces de jeu sont originales et prennent beaucoup de place : accessoires musicaux, réseaux de machines liées, tables tactiles, cockpit de mecha avec écran à 180°… On y trouve de tout. Et pour pas cher, 100 yens la partie en moyenne (soit 0,70€).

Et puis se faire éclater à Street Fighter IV par un japonais, ça n’a pas de prix.

Après le Red Bull…

… le Macaron Boule.

Ou selon la prononciation japonaise, « Macalone Boulou ». Au moins après avoir mangé ça on peut dire qu’on a une boule dans la gorge. Ou l’estomac en boule *ba dum psh

Expérience stéréoscopique

 
Ceci n’est pas un jeu des sept différences…

Voici une tentative d’expérience visuelle : fixez un point le plus lointain possible entre ces deux images, et vous devriez voir l’image en trois dimensions, et ce sans porter de lunettes rouge et bleu ridicules ! C’est beau la magie de la technologie. Et pour les flemmards, enregistrez ces deux images et faites-les défiler le plus vite possible. Si vous ne mourrez pas d’une crise d’épilepsie, vous devriez voir l’image en trois dimensions de cette manière également.
Pour le moment, cette expérience a fourni des résultats concluants sur un échantillon représentatif de une personne. Aucun effet secondaire n’a été remarqué jusqu’alors, si ce n’est une tendance à tout répéter, et une tendance à tout répéter.

Edit 2011 : Comme quoi j’étais en avance sur mon temps, Avatar (et la folie des films en 3D relief) n’étant sorti que 6 mois plus tard.

Un musée très animé

Et oui, pour ceux qui ne le savaient pas, je suis allé ce week-end au bien connu musée Ghibli.
« C’est quoi le musée Mowgli ? » entends-je déjà clamer la foule. Aucun rapport avec le livre de la jungle ici, le musée Ghibli étant consacré à l’histoire, à l’univers, aux productions et aux inspirations des studios Ghibli. Ghibli, pour les deux du fond qui ne suivent pas, c’est les gens qui ont commis Princesse Mononoke, Le Voyage de Chihiro, Porco Rosso, le Château dans le Ciel, ou plus récemment Ponyo sur la Falaise.
Donc du dessin animé qu’il est bien pour toute la famille. Si vous n’avez vu aucun de ces films d’animation, je vous conseille vivement d’y jeter un œil, voire même les deux, et carrément ceux du voisin aussi tant qu’à faire.
En très gros, Ghibli c’est le Disney japonais. De même, Hayao Miyazaki est à Ghibli ce que Walt Disney est à Disney : non, il n’est pas mort, c’est le fondateur des studios. D’ailleurs les films Ghibli sont distribués par Disney un peu partout dans le monde, c’est dire.Après cette longue introduction, un peu d’action.
Le musée en question se trouve au beau milieu d’une forêt de la banlieue de Tokyo, ce qui correspond tout à fait au thème majoritairement abordé dans tous les films du studio : l’amour de la nature. Même les pancartes indiquant la destination du musée sont en bois et gravées (tandis que les pancartes habituelles sont en ferraille quelconque).
Après une petite balade dans les bois, nous voici donc devant le musée, et soudain c’est l’émerveillement : le musée est dans l’univers Ghibli.
Je m’explique. Tout dans l’endroit semble tiré de l’univers des différents films d’animation du studio, et quand je dis tout c’est tout : l’architecture extérieure, intérieure, les décorations, les ascenseurs, les jardins floraux (dont un sur le toit), les différentes enclaves… On a véritablement l’impression qu’ils ont imprimé en 3D un mix de leurs films. Un peu comme si un musée sur la préhistoire ressemblait à une jungle. L’immersion est immédiate.
Il y a même des endroits seulement accessibles aux enfants (et je suis jaloux), comme ce mini-escalier en colimaçon ou bien, comble du génie, un chat-bus géant (de Mon Voisin Totoro) en peluche faisant également piscine à balles. Même les toilettes sont design, on se croirait dans un train du début du 19ème siècle.

On nage en plein dans le ludo-éducatif, avec la principale exposition réservée à Ponyo sur la Falaise, dernier film en date des studios : des mini-stands adaptés à la taille des enfants, chacun expliquant comment fonctionne tel ou tel mécanisme de l’animation, activités manuelles à la clé. Exemple : tourne une manivelle pour faire défiler les images à une vitesse suffisante pour voir l’animation.
Car c’est certainement un des derniers studios d’animation qui recourt encore aux techniques traditionnelles d’animation, c’est-à-dire pas ou très peu de conception assistée par ordinateur. On se rend compte de l’étendue du travail que cela demande lorsqu’on voit l’ensemble des dessins demandés par Ponyo sur la Falaise : de quoi remplir à bloc une camionette sans passagers. Impressionnant.
Au cours de la visite également, et pour se reposer un peu les jambes, projection en salle d’un court-métrage d’animation. En japonais intégral. Sans musique, et quasiment sans dialogues, tous les bruitages étant faits « à la bouche » (imaginez un cartoon, et remplacez les sons par quelqu’un qui dit « Boum ! », « Splash ! » et consorts), l’histoire reste très simple à comprendre, car orientée vers un public très jeune.
Mais le musée Ghibli c’est aussi une exposition permanente sur Hayao Miyazaki, ses inspirations, ses passions. Et là je dis chapeau pour la reconstitution de l’atelier du maître, on s’y croit réellement : une sorte d’atelier de dessin mélangé à une bibliothèque de botanique et tout un paquet de souvenirs des quatre coins du monde.

Seul bémol : l’interdiction de prendre des photos à l’intérieur du musée, du coup voici la seule photo que je trouve vraiment représentative du lieu, désolé mais seuls les connaisseurs comprendront :

Free Hugs

Note : Au départ, j’étais parti pour faire un post un peu marrant, histoire de me la jouer « gars cool de l’intraweb ». Je voulais même faire un dessin pour illustrer (sans blague) mes propos. Seulement voilà, il s’est avéré après relecture que niveau humour, c’était pas ça. e qui est à mes yeux une raison tout à fait valable pour conserver l’intégralité des vannes de bien piètre qualité de ce post.L’hygiène est au Japon ce que Georges Clooney est au cinéma : un exemple à suivre (what else?).
En effet, les japonais, que nous appellerons aujourd’hui ninjas, ont une hygiène irréprochable. Vous pensiez que les ninjas portaient des masques chirurgicaux pour cacher leurs dents, pour se protéger de l’haleine de leurs compatriotes, ou encore pour ne pas être reconnus par la presse à scandales ? Que nenni ! Le ninja masqué l’est non pas pour se protéger des autres, mais pour protéger les autres de lui-même, lorsqu’il est atteint de maladies telles que la grippe, le rhume, la dysenterie ou encore la fièvre j**ne (désolé). Quoique comme beaucoup de femmes ninjas portent ce masque, je pense qu’il sert aussi à cacher le fait qu’on a bien foiré l’application de son rouge à lèvres, ou bien qu’on ne s’est pas épilé la moustache depuis 15 ans.

Autre exemple : dans la rue, aucun papier ne vole, aucun excrément animal ne vient se glisser sous vos chausses fraîchement achetées, aucun sac poubelle crevé. Les ninjas ne laissent aucune trace derrière eux. Les ninjas trient aussi leurs déchets, bien mieux que nous autres européens : verre, cartons d’emballage, inflammables, emballages plastiques, non inflammables, déchets organiques, piles, armes chimiques, tous sauf le dernier doivent être triés.
On peut vraiment manger par terre dans la maison d’un ninja. Grâce à une règle simple : on se déchausse à l’entrée de l’habitation. Ainsi, finie la boue ramenée dans toute la maison par le petit Jimmy qui revient du club de foot, et plus besoin d’acheter le nouveau Monsieur Pourpre qui lave bien mieux que celui d’avant qui était quand même bien moisi.
Et encore, je ne vous parle pas des légendaires toilettes ninjas (je vous mets ça de côté pour plus tard).

Tout cela pour arriver à la conclusion suivante : les ninjas sont propres. Tellement propres qu’ils n’entrent pas en contact les uns avec les autres. Je veux dire par là, pas de contact physique.
Les ninjas ne se serrent pas la main, ni ne se font la bise, ils se saluent d’un hochement de tête en citant une formule ninja ancestrale qui signifie probablement qu’ils ne se poignarderont pas aujourd’hui. Les ninjas amis se touchent peu (ne pas sortir cette phrase de son contexte). En fait, tout rapport à une personne physique est contourné pour ne pas brusquer cette personne. Par exemple, on ne pointe pas du doigt chez les ninjas, éventuellement on indique vaguement avec la main toute entière tournée dans la direction souhaitée.
Autre conséquence d’être un peuple réservé et peu expressif en public, les ninjas amoureux ne roucoulent pas. Quelques couples, sûrement ceux qui s’aiment d’un amour fou et incommensurable (j’aime bien ce mot), se tiennent par la main. Ce qui est déjà un extraordinaire signe ostentatoire qui devrait en choquer plus d’un. A ce jour, j’ai dû voir un, voire deux couples, s’embrasser. Et encore, c’était un petit bisou volé un peu en cachette. Remarquez que pendant ce temps, la natalité ninja baisse depuis quelques temps déjà. De là à dire que c’est lié, il n’y a qu’un pas que je ne ferai pas car il n’y a évidemment aucun lien.

Et un beau jour, quelque chose m’a étonné. Vraiment. Une personne avec une pancarte « Free Hugs ». Une apprentie ninja (étudiante en Narutologie ou un truc du genre) proposant des câlins gratuits.
N’y voyez pas de proposition indécente, si vous ne connaissez pas ce phénomène je vous laisse le soin de gougueuler l’expression. Et contrairement à la plupart des personnes que j’ai pu voir porter cette pancarte, c’est-à-dire des ados boutonneux, des boudins, des émos suicidaires (ouh le beau pléonasme), ou encore des fripons s’amusant à parodier le terme (« Free Tibet », ah quelle bande de plagieurs, ou encore « Free Fuck » pour les amis de la poésie), c’était quelqu’un de normal. Enfin, un ninja normal.

Et vous savez le plus drôle dans tout ça ? Je n’ai pas osé lui demander un free hug, parce que je me suis dit que compte tenu de la culture locale, les gens trouveraient cela bizarre. Comme quoi on se fait parfois plus vite que l’on ne pense aux coutumes locales. J’espère qu’ils vont bientôt m’apprendre à courir sur les murs et à disparaître dans un nuage de fumée.